
đâđš Comment IsraĂ«l a tuĂ© les Kennedy
Johnson, soutien dâIsraĂ«l, savait que la fusillade aurait lieu, baissant la tĂȘte Ă l'approche de la zone cible & rĂ©agissant le premier dans le cortĂšge, complĂštement escamotĂ© au premier coup de feu.
đâđš Comment IsraĂ«l a tuĂ© les Kennedy
Entretien de Mike Whitney avec Ron Unz, le 24 mars 2025
Question 1 : Israël a-t-il tué JFK ?
Israël a-t-il été impliqué dans l'assassinat du président John F. Kennedy ? (Y a-t-il des preuves tangibles ou s'agit-il surtout de conjectures ?). Et si Israël était impliqué, quel aurait été le motif présumé ?
Ron Unz â Bien qu'il n'existe aucune preuve irrĂ©futable impliquant IsraĂ«l et ses services secrets, le Mossad, dans l'assassinat de JFK, on dispose d'une Ă©norme quantitĂ© de preuves indirectes indiquant qu'ils ont jouĂ© un rĂŽle central dans le complot, et qu'ils ont certainement Ă©tĂ© trĂšs impliquĂ©s concernant les moyens, le mobile et l'opportunitĂ©.
De plus, aucune autre organisation n'a un bilan aussi long et aussi impressionnant d'assassinats politiques trÚs médiatisés, dont beaucoup de cibles étaient d'importants dirigeants occidentaux, y compris des présidents américains.
Pourtant, comme je l'ai souligné dans l'un de mes premiers articles de 2018 sur le sujet, pendant plus de trente ans aprÚs la mort de JFK, presque personne n'a jamais suggéré une éventuelle implication israélienne.
âPendant des dĂ©cennies aprĂšs l'assassinat de 1963, pratiquement aucun doute n'a Ă©tĂ© exprimĂ© Ă l'Ă©gard d'IsraĂ«l et, par consĂ©quent, aucun des centaines ou des milliers de livres sur les conspirations d'assassinat parus dans les annĂ©es 1960, 1970 et 1980 n'a fait allusion au rĂŽle du Mossad, mĂȘme si presque tous les autres coupables possibles, allant du Vatican aux Illuminati, ont Ă©tĂ© passĂ©s au crible. Kennedy a reçu plus de 80 % des voix des Juifs lors de son Ă©lection en 1960, et les Juifs amĂ©ricains ont occupĂ© une place essentielle Ă la Maison Blanche. Il a Ă©tĂ© trĂšs apprĂ©ciĂ© par les personnalitĂ©s des mĂ©dias, les cĂ©lĂ©britĂ©s et les intellectuels juifs, de New York Ă Hollywood en passant par l'Ivy League. De plus, des personnes d'origine juive telles que Mark Lane et Edward Epstein ont Ă©tĂ© parmi les premiers partisans d'un complot d'assassinat, leurs thĂ©ories controversĂ©es Ă©tant dĂ©fendues par des personnalitĂ©s culturelles juives influentes telles que Mort Sahl et Norman Mailer. L'administration Kennedy Ă©tant largement perçue comme pro-israĂ©lienne, il ne semblait y avoir aucun motif possible pour une implication du Mossad, et des accusations bizarres et totalement infondĂ©es d'une telle ampleur dirigĂ©es contre l'Ătat juif avaient peu de chances de faire grand bruit dans une industrie de l'Ă©dition majoritairement pro-israĂ©lienne.
âCependant, au dĂ©but des annĂ©es 1990, des journalistes et des chercheurs rĂ©putĂ©s ont commencĂ© Ă rĂ©vĂ©ler des informations sur le dĂ©veloppement de l'arsenal nuclĂ©aire israĂ©lien. Dans son livre The Samson Option: Israel's Nuclear Arsenal and American Foreign Policy, publiĂ© en 1991, Seymour Hersh dĂ©crit les efforts considĂ©rables dĂ©ployĂ©s par l'administration Kennedy pour forcer IsraĂ«l Ă autoriser des inspections internationales de son rĂ©acteur nuclĂ©aire prĂ©tendument non militaire de Dimona, et ainsi empĂȘcher son utilisation dans la production d'armes nuclĂ©aires. Dangerous Liaisons: The Inside Story of the U.S.-Israeli Covert Relationship d'Andrew et Leslie Cockburn est paru la mĂȘme annĂ©e et abordait un sujet similaire.
âBien qu'il ait Ă©tĂ© totalement ignorĂ© du public Ă l'Ă©poque, le conflit politique du dĂ©but des annĂ©es 1960 entre les gouvernements amĂ©ricain et israĂ©lien sur le dĂ©veloppement des armes nuclĂ©aires Ă©tait l'une des principales prioritĂ©s de la politique Ă©trangĂšre de l'administration Kennedy, qui avait fait de la non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire l'une de ses principales missions internationales. Il est Ă noter que John McCone, choisi par Kennedy pour diriger la CIA, avait auparavant travaillĂ© Ă la Commission de l'Ă©nergie atomique sous Eisenhower, et qu'il Ă©tait Ă l'origine de la fuite selon laquelle IsraĂ«l construisait un rĂ©acteur nuclĂ©aire pour produire du plutonium.
âLes pressions et les menaces de sanctions financiĂšres secrĂštement exercĂ©es par l'administration Kennedy sur IsraĂ«l sont finalement devenues si sĂ©vĂšres qu'elles ont conduit Ă la dĂ©mission du Premier ministre fondateur d'IsraĂ«l, David Ben-Gourion, en juin 1963. Mais toutes ces initiatives ont Ă©tĂ© presque entiĂšrement interrompues ou annulĂ©es lorsque Johnson a remplacĂ© Kennedy en novembre de la mĂȘme annĂ©e. Michael Collins Piper, journaliste, note que le livre de Stephen Green publiĂ© en 1984, Taking Sides: America's Secret Relations With a Militant Israel, a dĂ©jĂ montrĂ© que la politique amĂ©ricaine au Moyen-Orient s'Ă©tait complĂštement inversĂ©e aprĂšs l'assassinat de Kennedy, mais cette importante dĂ©couverte n'a guĂšre attirĂ© l'attention Ă l'Ă©poque.
âLes sceptiques quant Ă l'existence d'une base institutionnelle plausible pour une conspiration visant Ă assassiner JFK ont souvent notĂ© l'extrĂȘme continuitĂ© des politiques Ă©trangĂšres et intĂ©rieures entre les administrations Kennedy et Johnson, arguant que cela jette un sĂ©rieux doute sur la possibilitĂ© d'un tel motif. Bien que cette analyse puisse sembler globalement correcte, le comportement des Ătats-Unis envers IsraĂ«l et son programme d'armement nuclĂ©aire constitue une exception particuliĂšrement notable Ă cette tendance.
âUn autre sujet de prĂ©occupation majeur pour les responsables israĂ©liens peut ĂȘtre liĂ© aux efforts de l'administration Kennedy de restreindre fortement les activitĂ©s des lobbies politiques pro-israĂ©liens. Au cours de sa campagne prĂ©sidentielle de 1960, Kennedy a rencontrĂ© Ă New York un groupe de riches dĂ©fenseurs d'IsraĂ«l, dirigĂ© par le financier Abraham Feinberg, qui lui ont offert un soutien financier considĂ©rable en Ă©change d'une influence dĂ©terminante sur la politique au Moyen-Orient. Kennedy rĂ©ussit Ă les calmer avec de vagues promesses, mais il estima l'incident si troublant que le lendemain matin, il alla trouver le journaliste Charles Bartlett, l'un de ses amis les plus proches, et exprima son indignation Ă l'idĂ©e que la politique Ă©trangĂšre amĂ©ricaine puisse tomber sous le contrĂŽle des partisans d'une puissance Ă©trangĂšre, promettant que s'il devenait prĂ©sident, il rectifierait cette tendance. Et en effet, une fois son frĂšre Robert nommĂ© procureur gĂ©nĂ©ral, ce dernier a lancĂ© une vaste campagne juridique pour forcer les groupes pro-israĂ©liens Ă s'enregistrer en tant qu'agents Ă©trangers, rĂ©duisant ainsi considĂ©rablement leur pouvoir et leur influence. Mais aprĂšs la mort de JFK, ce projet a Ă©tĂ© rapidement abandonnĂ© et, en guise de compromis, le principal lobby pro-israĂ©lien a simplement acceptĂ© de se rĂ©organiser et de devenir l'AIPACâ.
Ces nouvelles révélations sur la lutte politique acharnée et secrÚte entre l'administration Kennedy et le gouvernement israélien au sujet du programme secret de développement d'armes nucléaires de ce dernier ont attiré l'attention de Michael Collins Piper, journaliste de longue date à The Spotlight, qui s'est rapidement intéressé au lien possible avec l'assassinat du président Kennedy.
En suivant cette piste, Piper a rapidement rassemblĂ© un grand nombre de preuves indirectes suggĂ©rant que le Mossad israĂ©lien, avec ses collaborateurs amĂ©ricains, a trĂšs probablement jouĂ© un rĂŽle central dans l'assassinat de 1963 Ă Dallas, des preuves que les prĂ©cĂ©dentes recherches sur l'assassinat avaient manquĂ©es ou peut-ĂȘtre dĂ©libĂ©rĂ©ment ignorĂ©es. Par exemple, le livre trĂšs conventionnel de Green de 1984 notait :
âLe dĂ©veloppement le plus significatif de 1963 pour le programme d'armement nuclĂ©aire israĂ©lien s'est toutefois produit le 22 novembre dans un avion reliant Dallas Ă Washington, D.C., alors que Lyndon Baines Johnson a prĂȘtĂ© serment en tant que 36e prĂ©sident des Ătats-Unis, Ă la suite de l'assassinat de John F. Kennedyâ.
En quelques mois, Piper a rédigé le manuscrit de la premiÚre édition de Final Judgment, son ouvrage fondateur présentant et documentant l'hypothÚse de Piper, de loin l'analyse la plus controversée et la plus explosive de l'un des événements mondiaux les plus tristement célÚbres du XXe siÚcle.
En me plongeant dans la lecture de certains des ouvrages les plus populaires et les plus importants sur l'assassinat de Kennedy, Ă©crits par des chercheurs de renom tels que David Talbot, James W. Douglass et Roger Stone, j'ai remarquĂ© qu'ils excluaient soigneusement toute mention des travaux de Piper, les considĂ©rant apparemment comme trop explosifs, au point de ne mĂȘme pas s'y rĂ©fĂ©rer. De mĂȘme, l'amitiĂ© Ă©troite de Piper avec l'avocat Mark Lane, le pĂšre fondateur des Ă©tudes sur le complot de l'assassinat de JFK, a peut-ĂȘtre gravement affectĂ© le traitement de ce dernier dans le mouvement qu'il avait lui-mĂȘme tant contribuĂ© Ă crĂ©er.
âFinal Judgment a fait l'objet de plusieurs rĂ©Ă©ditions depuis sa parution initiale en 1994, et Ă sa sixiĂšme Ă©dition, publiĂ©e en 2004, il comptait plus de 650 pages, dont de nombreuses annexes et plus de 1 100 notes de bas de page, dont la grande majoritĂ© faisait rĂ©fĂ©rence Ă des sources parfaitement fiables. L'organisation et la mise en forme des textes Ă©taient trĂšs sommaires, reflĂ©tant le boycott total de tous les Ă©diteurs, traditionnels ou alternatifs, mais j'ai trouvĂ© le contenu remarquable et gĂ©nĂ©ralement trĂšs convaincant. MalgrĂ© le black-out le plus total de tous les mĂ©dias, le livre s'est vendu Ă plus de 40 000 exemplaires au fil des ans, en faisant une sorte de best-seller underground, et attirant certainement l'attention de tous les chercheurs sur l'assassinat de JFK, bien qu'apparemment presque aucun d'entre eux n'ait voulu mentionner son existence. Je soupçonne ces autres Ă©crivains d'avoir rĂ©alisĂ© que la simple reconnaissance de l'existence du livre, ne serait-ce que pour le ridiculiser ou le rejeter, pourrait s'avĂ©rer fatale Ă leur carriĂšre mĂ©diatique et Ă©ditoriale. Piper lui-mĂȘme est mort en 2015, Ă l'Ăąge de 54 ans, souffrant de problĂšmes de santĂ© et d'une forte consommation d'alcool souvent associĂ©s Ă une pauvretĂ© extrĂȘme, et d'autres journalistes ont peut-ĂȘtre hĂ©sitĂ© Ă risquer le mĂȘme triste sort.
âPour illustrer cette Ă©trange situation, la bibliographie du livre de Talbot publiĂ© en 2007 contient prĂšs de 140 rĂ©fĂ©rences, dont certaines sont plutĂŽt obscures, mais ne fait aucune place Ă Final Judgment, pas plus que son index, pourtant trĂšs complet, ne contient la moindre rĂ©fĂ©rence aux âJuifsâ ou Ă âIsraĂ«lâ. D'ailleurs, il dĂ©crit un jour avec beaucoup de dĂ©licatesse l'Ă©quipe de direction entiĂšrement juive du sĂ©nateur Robert Kennedy en dĂ©clarant : âOn ne pouvait pas y trouver un seul catholiqueâ. En 2015, il publie une suite tout aussi circonspecte et, bien que l'index contienne de nombreuses entrĂ©es relatives aux Juifs, toutes ces rĂ©fĂ©rences concernent la Seconde Guerre mondiale et les nazis, y compris sa discussion sur les liens prĂ©sumĂ©s d'Allen Dulles, sa principale bĂȘte noire, avec les nazis. Le livre de Stone, bien qu'il condamne impitoyablement le prĂ©sident Lyndon Johnson pour l'assassinat de JFK, exclut aussi Ă©trangement les âJuifsâ et âIsraĂ«lâ de la longue liste de rĂ©fĂ©rences et Final Judgment de la bibliographie, et le livre de Douglass suit le mĂȘme schĂ©ma.
âDe plus, les prĂ©occupations extrĂȘmes provoquĂ©es par l'hypothĂšse Piper chez les chercheurs sur l'assassinat de JFK peuvent expliquer une Ă©trange anomalie. Bien que Mark Lane soit lui-mĂȘme d'origine juive et de gauche, il a passĂ© de nombreuses annĂ©es Ă travailler pour le Liberty Lobby aprĂšs sa victoire dans le procĂšs en diffamation contre le journal The New York Times, et il est apparemment devenu assez proche de Piper, l'un de ses principaux rĂ©dacteurs. Selon Piper, Lane lui aurait dit que Final Judgment prĂ©sentait âdes arguments irrĂ©futablesâ en faveur d'un rĂŽle majeur du Mossad dans l'assassinat, et il considĂ©rait cette thĂ©orie comme parfaitement complĂ©mentaire de son propre intĂ©rĂȘt pour l'implication de la CIA. Je soupçonne que les inquiĂ©tudes suscitĂ©es par ces liens expliquent pourquoi Lane a Ă©tĂ© presque complĂštement passĂ© sous silence dans les livres de Douglass et Talbot de 2007, et n'est mentionnĂ© dans le deuxiĂšme livre de Talbot que lorsque son travail Ă©tait absolument indispensable Ă sa propre analyse. En revanche, les rĂ©dacteurs du New York Times ne sont guĂšre susceptibles d'ĂȘtre aussi bien informĂ©s des aspects moins connus de la communautĂ© des chercheurs sur l'assassinat de JFK, et ignorant cette controverse cachĂ©e, ils ont accordĂ© Ă Lane la longue et Ă©logieuse nĂ©crologie que sa carriĂšre mĂ©ritait pleinement.
âLorsqu'on soupçonne un individu d'avoir commis un crime, il est souvent utile d'examiner attentivement son comportement passĂ©. Comme je l'ai dit plus haut, je ne connais aucun exemple dans l'histoire oĂč le crime organisĂ© ait tentĂ© d'assassiner une personnalitĂ© politique amĂ©ricaine, mĂȘme modĂ©rĂ©ment importante sur la scĂšne nationale. Et malgrĂ© quelques craintes çà et lĂ , il en va de mĂȘme pour la CIA.
âEn revanche, le Mossad israĂ©lien et les groupes sionistes qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la crĂ©ation de l'Ătat juif semblent avoir un trĂšs long passĂ© d'assassinats, y compris ceux de personnalitĂ©s politiques haut placĂ©es dont on pourrait normalement considĂ©rer qu'elles sont intouchables. Lord Moyne, ministre d'Ătat britannique pour le Moyen-Orient, a Ă©tĂ© assassinĂ© en 1944 et le comte Folke Bernadotte, nĂ©gociateur de la paix envoyĂ© par l'ONU pour aider Ă rĂ©soudre la premiĂšre guerre israĂ©lo-arabe, a subi le mĂȘme sort en septembre 1948. MĂȘme un prĂ©sident amĂ©ricain n'Ă©tait pas entiĂšrement Ă l'abri de tels risques, et Piper note que les mĂ©moires de Margaret, la fille d'Harry Truman, rĂ©vĂšlent que des militants sionistes ont tentĂ© d'assassiner son pĂšre en 1947 Ă l'aide d'une lettre contenant des produits chimiques toxiques, alors qu'ils le soupçonnaient de traĂźner les pieds dans son soutien Ă IsraĂ«l, bien que cette tentative ratĂ©e n'ait jamais Ă©tĂ© rendue publique. La faction sioniste responsable de tous ces incidents Ă©tait dirigĂ©e par Yitzhak Shamir, qui devint plus tard l'un des chefs du Mossad et le directeur de son programme d'assassinats dans les annĂ©es 1960, avant de devenir Premier ministre d'IsraĂ«l en 1986.
âSi l'on en croit les affirmations contenues dans les best-sellers rĂ©vĂ©lateurs des annĂ©es 1990 du transfuge du Mossad Victor Ostrovsky, IsraĂ«l a mĂȘme envisagĂ© l'assassinat du prĂ©sident George H.W. Bush en 1992 en raison de ses menaces de couper l'aide financiĂšre Ă IsraĂ«l lors d'un conflit sur les politiques de colonies en Cisjordanie, et j'ai Ă©tĂ© informĂ© que l'administration Bush a pris ces informations trĂšs au sĂ©rieux Ă l'Ă©poque. Et bien que je ne l'aie pas encore lu, le rĂ©cent livre Rise and Kill First: The Secret History of Israel's Targeted Assassinations du journaliste Ronen Bergman, largement saluĂ©, suggĂšre qu'aucun autre pays au monde n'a peut-ĂȘtre aussi rĂ©guliĂšrement eu recours Ă l'assassinat comme outil standard de la politique officielle de l'Ătat.
âOn peut citer d'autres Ă©lĂ©ments marquants tendant Ă Ă©tayer l'hypothĂšse de Piper. Une fois que l'on admet l'existence d'un complot visant Ă assassiner JFK, la seule personne dont la participation est pratiquement certaine est Jack Ruby, et ses liens avec le crime organisĂ© Ă©taient presque entiĂšrement liĂ©s Ă l'aile juive de cette organisation, puissante mais rarement mentionnĂ©e, prĂ©sidĂ©e par Meyer Lansky, un fervent soutien d'IsraĂ«l. Ruby lui-mĂȘme entretenait des liens particuliĂšrement Ă©troits avec le lieutenant de Lansky, Mickey Cohen, qui rĂ©gnait sur le monde interlope de Los Angeles et avait personnellement participĂ© Ă la contrebande d'armes vers IsraĂ«l avant la guerre de 1948. En effet, selon le rabbin Hillel Silverman de Dallas, Ruby avait expliquĂ© en privĂ© avoir tuĂ© Oswald en disant : âJe l'ai fait pour le peuple juifâ.
âUn aspect fascinant du film JFK d'Oliver Stone, qui a fait date, mĂ©rite Ă©galement d'ĂȘtre mentionnĂ©. Arnon Milchan, le riche producteur hollywoodien qui a soutenu le projet, Ă©tait non seulement citoyen israĂ©lien, mais aurait Ă©galement jouĂ© un rĂŽle central dans l'Ă©norme rĂ©seau d'espionnage visant Ă dĂ©tourner la technologie et les matĂ©riaux amĂ©ricains vers le programme d'armement nuclĂ©aire d'IsraĂ«l, l'entreprise mĂȘme que l'administration Kennedy s'Ă©tait efforcĂ©e de bloquer. Milchan a mĂȘme parfois Ă©tĂ© dĂ©crit comme âle James Bond israĂ©lienâ. Et bien que le film dure trois heures, JFK Ă©vite scrupuleusement de prĂ©senter les dĂ©tails que Piper considĂ©rera plus tard comme les premiers indicateurs d'une dimension israĂ©lienne, semblant plutĂŽt dĂ©signer le mouvement anticommuniste fanatique amĂ©ricain et l'Ă©lite du complexe militaro-industriel de la Guerre froide comme Ă©tant les coupablesâ.
American Pravda : L'assassinat de JFK, partie II - Qui l'a fait ? par Ron Unz âą The Unz Review âą 25 juin 2018 âą 8 000 mots
Pour ceux qui souhaitent lire la trĂšs longue analyse de Piper, l'Ă©dition 2005 de son ouvrage fondateur est disponible sur ce site web dans un format HTML pratique.
Final Jugement définitif, Le chaßnon manquant dans la conspiration de l'assassinat de JFK, Michael Collins Piper ⹠2005 ⹠310 000 mots
Cette édition intÚgre en réalité plusieurs ouvrages beaucoup plus courts, publiés à l'origine séparément. L'un d'entre eux, sous la forme d'une longue série de questions-réponses, décrit la genÚse de l'idée et répond à de nombreuses questions s'y rapportant. Pour certains lecteurs, il pourrait constituer un meilleur point de départ.
Default Judgment, Questions, Answers & Reflections About the Crime of the Century, Michael Collins Piper âą 2005 âą 48 000 mots
Laurent GuyĂ©not, un Ă©minent chercheur français spĂ©cialiste de la thĂ©orie du complot, fait partie de la poignĂ©e d'auteurs qui ont acceptĂ© de dĂ©fendre et de promouvoir l'hypothĂšse Piper. Bien que je ne souscrive pas nĂ©cessairement Ă tous ses arguments, je recommande vivement son livre The Unspoken Kennedy Truth, publiĂ© en 2019, comme la meilleure prĂ©sentation de la thĂšse d'IsraĂ«l/du Mossad sur l'assassinat de JFK. Cet ouvrage de poche rĂ©sume toutes les informations essentielles et est suffisamment court pour ĂȘtre lu facilement en un jour ou deux. Son article de 2018 sur le mĂȘme sujet couvre les mĂȘmes informations sous une forme beaucoup plus abrĂ©gĂ©e :
Israël a-t-il tué les Kennedy ?, par Laurent Guyénot ⹠The Unz Review ⹠3 juin 2018 ⹠9 900 mots
GuyĂ©not a Ă©galement prĂ©sentĂ© ces mĂȘmes informations controversĂ©es sous la forme d'un documentaire de 2022 disponible sur YouTube. Bien que peut-ĂȘtre trop hagiographique, âIsraĂ«l et les assassinats des frĂšres Kennedyâ constitue Ă©galement la meilleure introduction vidĂ©o Ă ce sujet.
Malgré son manque de rigueur, je recommande également le documentaire complémentaire de Ryan Dawson, NUMEC : How Israel Stole the Atomic Bomb and Killed JFK, qui se concentre principalement sur le programme de développement d'armes nucléaires d'Israël.
Candace Owens résume toute l'histoire en 3 minutes :
Question 2 : Peut-on Ă©tablir un lien avec l'assassinat de RFK ?
Comment l'assassinat du sénateur Robert F. Kennedy en 1968 s'inscrit-il dans cette histoire ?
Ron Unz : La tendance générale à dissocier l'assassinat du président John F. Kennedy en 1963 de celui de son jeune frÚre, le sénateur Robert F. Kennedy, en 1968, est selon moi une grave erreur.
Les deux hommes étaient les plus proches alliés et partenaires politiques. Robert a été procureur général dans l'administration de son frÚre aßné, et était largement considéré comme la deuxiÚme personnalité la plus puissante en Amérique à cette époque. En outre, un examen attentif des preuves suggÚre que ces deux assassinats sont étroitement liés, comme on pouvait naturellement s'y attendre.
Dans mon premier article de 2018 sur l'assassinat de JFK, J'ai expliqué avoir passé presque toute ma vie à avoir subi un tel lavage de cerveau par le récit des médias grand public que je ne m'étais jamais douté de la possibilité d'un complot dans ce meurtre.
Mais alors que je devenais progressivement mĂ©fiant et dĂ©cidais d'enquĂȘter enfin sur le sujet, le premier livre que j'ai lu par hasard a Ă©tĂ© le best-seller national de David Talbot en 2007, Brothers : The Hidden History of the Kennedy Years, qui se concentrait sur la relation entre John F. Kennedy et son jeune frĂšre Robert. J'ai expliquĂ© que ce choix s'Ă©tait avĂ©rĂ© extrĂȘmement judicieux :
âLe livre de Talbot m'a particuliĂšrement impressionnĂ©, car il s'appuie sur plus de 150 entretiens personnels et a Ă©tĂ© publiĂ© par The Free Press, un Ă©diteur trĂšs rĂ©putĂ©. Bien que son rĂ©cit soit teintĂ© d'une aura hagiographique considĂ©rable, il est captivant et ponctuĂ© de nombreuses scĂšnes saisissantes. Mais si la prĂ©sentation a certainement contribuĂ© Ă expliquer l'accueil favorable des critiques et la façon qu'il a eue de produire un best-seller national dans un domaine apparemment dĂ©laissĂ© depuis longtemps, cette prĂ©sentation est, Ă mon avis, bien moins importante que le contenu lui-mĂȘme.
âSi l'idĂ©e d'un complot contre JFK m'avait traversĂ© l'esprit, le silence des autoritĂ©s m'avait semblĂ© un argument absolument concluant. Si l'on avait pu douter de la conclusion de la Commission Warren selon laquelle le tireur Ă©tait seul, le procureur gĂ©nĂ©ral Robert Kennedy aurait certainement lancĂ© une enquĂȘte complĂšte pour venger son frĂšre assassinĂ©.
âMais comme Talbot le dĂ©montre si efficacement, la rĂ©alitĂ© de la situation politique Ă©tait tout autre. Robert Kennedy a peut-ĂȘtre commencĂ© cette matinĂ©e fatale en Ă©tant gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme le deuxiĂšme homme le plus puissant du pays, mais dĂšs que son frĂšre a Ă©tĂ© tuĂ© et que son ennemi personnel acharnĂ© Lyndon Johnson a prĂȘtĂ© serment en tant que nouveau prĂ©sident, son autoritĂ© gouvernementale s'est presque immĂ©diatement estompĂ©e. Le directeur de longue date du FBI, J. Edgar Hoover, qui Ă©tait son subordonnĂ© hostile et dont le renvoi Ă©tait probablement prĂ©vu au cours du second mandat de JFK, a immĂ©diatement manifestĂ© du mĂ©pris et n'a pas rĂ©agi Ă ses requĂȘtes. Ayant perdu tout contrĂŽle sur les leviers du pouvoir, Robert Kennedy n'avait plus la capacitĂ© de mener d'enquĂȘte sĂ©rieuse.
âSelon de nombreux tĂ©moignages, il a presque immĂ©diatement conclu que son frĂšre avait Ă©tĂ© abattu par un groupe organisĂ©, comprenant trĂšs probablement des Ă©lĂ©ments au sein mĂȘme du gouvernement amĂ©ricain, mais il ne pouvait rien faire pour rĂ©soudre la situation. Comme il le confiait rĂ©guliĂšrement Ă ses proches, il espĂ©rait, Ă l'Ăąge de 38 ans, accĂ©der lui-mĂȘme Ă la Maison Blanche un jour et, une fois au pouvoir, dĂ©couvrir les assassins de son frĂšre et les traduire en justice. Mais en attendant ce jour, il Ă©tait impuissant, et toute accusation non fondĂ©e de sa part serait totalement dĂ©sastreuse tant pour l'unitĂ© nationale que pour sa propre crĂ©dibilitĂ©. Ainsi, pendant des annĂ©es, il a Ă©tĂ© contraint d'acquiescer et d'accepter publiquement la version officielle de l'assassinat inexplicable de son frĂšre par un fou solitaire, un mensonge cautionnĂ© publiquement par la quasi-totalitĂ© de l'establishment politique, et cette situation l'a profondĂ©ment tourmentĂ©. De plus, en acceptant apparemment cette version des faits, il a souvent donnĂ© l'impression d'y adhĂ©rer sans rĂ©serve, ce qui a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© par d'autres, notamment dans les mĂ©dias...
âSi les deux premiĂšres douzaines de pages du livre de Talbot ont complĂštement bouleversĂ© ma vision de l'assassinat de JFK, j'ai trouvĂ© la derniĂšre partie presque tout aussi stupĂ©fiante. Avec la guerre du Vietnam en guise de boulet politique, le prĂ©sident Johnson a dĂ©cidĂ© de ne pas se reprĂ©senter en 1968, permettant ainsi Ă Robert Kennedy, qui a surmontĂ© des obstacles considĂ©rables pour remporter d'importantes primaires, de se lancer Ă la derniĂšre minute dans la course Ă l'investiture dĂ©mocrate. Puis, le 4 juin 1968, il a remportĂ© la Californie, un Ătat crucial, lui ouvrant ainsi la voie vers l'investiture et la prĂ©sidence elle-mĂȘme, oĂč il serait enfin en mesure d'enquĂȘter pleinement sur l'assassinat de son frĂšre. Mais quelques minutes aprĂšs son discours de victoire, il a Ă©tĂ© abattu, prĂ©tendument par un autre tireur isolĂ©, cette fois un immigrant palestinien confus nommĂ© Sirhan Sirhan, soi-disant outrĂ© par les positions publiques pro-IsraĂ«l de Kennedy, bien que celles-ci ne soient pas diffĂ©rentes de celles exprimĂ©es par la plupart des autres candidats politiques en AmĂ©rique.
âAutant de faits dont j'avais connaissance. Cependant, j'ignorais que les brĂ»lures causĂ©es par la poudre ont prouvĂ© par la suite que la balle fatale a Ă©tĂ© tirĂ©e directement derriĂšre la tĂȘte de Kennedy Ă une distance de sept centimĂštres ou moins, alors que Sirhan se tenait Ă plusieurs mĂštres devant lui. De plus, les tĂ©moignages oculaires et les preuves acoustiques ont indiquĂ© qu'au moins douze balles ont Ă©tĂ© tirĂ©es, bien que le revolver de Sirhan n'en contienne que huit. La combinaison de ces facteurs a conduit le Dr Thomas Naguchi, mĂ©decin lĂ©giste de Los Angeles de longue date, qui a pratiquĂ© l'autopsie, Ă affirmer dans ses mĂ©moires de 1983 qu'on pouvait supposer l'existence d'un deuxiĂšme tireur. Pendant ce temps, des tĂ©moins oculaires ont Ă©galement dĂ©clarĂ© avoir vu un agent de sĂ©curitĂ©, l'arme au poing, se tenir juste derriĂšre Kennedy pendant l'attaque, un individu qui Ă©prouvait une profonde aversion politique pour les Kennedy. Les enquĂȘteurs de la police n'ont pas semblĂ© s'intĂ©resser Ă ces Ă©lĂ©ments hautement suspects, dont aucun n'a Ă©tĂ© portĂ© Ă la connaissance du public pendant le procĂšs. Les deux frĂšres Kennedy Ă©tant dĂ©sormais morts, aucun membre survivant de la famille ni la plupart de leurs alliĂ©s et de leurs partisans n'avaient envie d'enquĂȘter sur les dĂ©tails de ce dernier assassinat, et dans un certain nombre de cas, ils ont rapidement dĂ©mĂ©nagĂ© Ă l'Ă©tranger, abandonnant complĂštement le pays. La veuve de JFK, Jackie, a confiĂ© Ă des amis qu'elle Ă©tait terrifiĂ©e pour la vie de ses enfants et a rapidement Ă©pousĂ© Aristote Onassis, un milliardaire grec, dont elle pensait qu'il serait capable de les protĂ©ger...
âDans l'ensemble, j'ai trouvĂ© le rĂ©cit de Talbot assez convaincant, du moins quant Ă la dĂ©monstration de l'existence d'une conspiration substantielle derriĂšre l'Ă©vĂ©nement fatal.
âD'autres ont certainement eu la mĂȘme rĂ©action, les illustres pages de la New York Times Sunday Book Review rapportant la rĂ©action trĂšs favorable de l'historien prĂ©sidentiel Alan Brinkley. En tant que professeur d'histoire et doyen de l'universitĂ© de Columbia, Brinkley est un universitaire aussi respectĂ© et respectable qu'on peut l'imaginer et il a qualifiĂ© Talbot de
âdernier en date des nombreux intellectuels critiques qui se sont employĂ©s Ă dĂ©molir la crĂ©dibilitĂ© chancelante de la Commission Warren et Ă attirer l'attention sur les preuves d'une vaste et terrible conspiration derriĂšre l'assassinat de John Kennedy - et peut-ĂȘtre aussi celui de Robert Kennedyââ.
American Pravda : L'assassinat de JFK, partie I - Que s'est-il passé ? par Ron Unz ⹠The Unz Review ⹠18 juin 2018 ⹠4 800 mots
Ă bien des Ă©gards, je pense que l'assassinat de Robert F. Kennedy est la clĂ© de voĂ»te des deux meurtres, car l'existence d'un complot est on ne peut plus Ă©vidente et indĂ©niable. Ces derniĂšres annĂ©es, Robert F. Kennedy Jr. a dĂ©clarĂ© publiquement que Sirhan est innocent et devrait ĂȘtre libĂ©rĂ© de prison. DĂ©but 2022, j'ai publiĂ© un autre article qui traite de l'affaire de maniĂšre beaucoup plus dĂ©taillĂ©e :
âAu fil des ans, l'assassinat de Robert Kennedy en 1968 n'a Ă©tĂ© que trĂšs peu abordĂ© dans les livres et les recherches consacrĂ©s au meurtre de son frĂšre aĂźnĂ© Ă Dallas, et le texte de Talbot n'a consacrĂ© que quelques pages aux solides preuves selon lesquelles le tireur condamnĂ© n'Ă©tait qu'une victime innocente, manipulĂ©e par les vĂ©ritables conspirateurs.Mais en 2018, deux autres livres entiĂšrement consacrĂ©s Ă l'affaire ont Ă©tĂ© publiĂ©s.
âA Lie Too Big To Fail, de la journaliste et chercheuse spĂ©cialiste des conspirations Lisa Pease, compte 500 pages et couvre en dĂ©tail les Ă©vĂ©nements de cette soirĂ©e fatale en Californie. Il a reçu le soutien du cinĂ©aste Oliver Stone et du cĂ©lĂšbre chercheur sur JFK James W. Douglass. Lorsque je l'ai lu il y a quelques mois, j'ai trouvĂ© l'Ă©norme volume de matĂ©riel assez utile, mais se reposant trop sur les souvenirs des tĂ©moins oculaires, qui peuvent facilement faiblir au fil des ans..
âEntre-temps, The Assassination of Robert F. Kennedy de Tim Tate et Brad Johnson est sorti la mĂȘme annĂ©e et n'a souffert d'aucun de ces dĂ©fauts. Les deux chercheurs ont passĂ© prĂšs de 25 ans Ă travailler sur l'affaire et, bien que leur ouvrage soit environ deux fois moins long que celui de Pease, il semble traiter le sujet de maniĂšre bien plus efficace, en incluant les tĂ©moignages oculaires mais en se concentrant principalement sur les preuves matĂ©rielles et mĂ©dico-lĂ©gales indĂ©niables, tout en Ă©vitant les spĂ©culations injustifiĂ©es et prĂ©judiciables.
âAlors qu'il travaillait Ă CNN, l'un des auteurs a obtenu la bande audio qui Ă©tablit le nombre de coups de feu tirĂ©s, probablement la preuve la plus solide de l'affaire. Le livre analyse et interprĂšte cette preuve cruciale avec force dĂ©tails, et se concentre Ă©galement sur le tir fatal, effectuĂ© Ă bout portant derriĂšre Robert Kennedy alors que Sirhan, le tireur prĂ©sumĂ©, se tenait Ă quelques mĂštres devant lui. Mais comme l'Ă©diteur et l'auteur principal sont britanniques, l'ouvrage semble avoir reçu beaucoup moins d'attention dans ce pays, et je ne l'ai dĂ©couvert et lu qu'aprĂšs que Kennedy l'ait citĂ© dans sa chronique du SF Chronicle.
âContrairement Ă de nombreux autres meurtres ou attentats terroristes amĂ©ricains controversĂ©s, les Ă©lĂ©ments de preuve d'un complot dans l'affaire de l'assassinat de RFK sont matĂ©riels et apparemment indĂ©niables. Wikipedia est notoirement rĂ©ticent Ă promouvoir les rĂ©cits conspirationnistes, mais dans ce cas, les Ă©lĂ©ments les plus frappants sont prĂ©sentĂ©s sans ĂȘtre vraiment contestĂ©s.
âLa preuve concluante de l'enregistrement audio n'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e qu'en 2004, mais j'ai Ă©tĂ© surpris de dĂ©couvrir que toutes les autres preuves concrĂštes, y compris le grand nombre d'impacts de balles inexpliquĂ©s, Ă©taient dĂ©jĂ connues et rapportĂ©es depuis des dĂ©cennies.
âL'ancien membre du CongrĂšs Allard K. Lowenstein a Ă©tĂ© trĂšs impliquĂ© dans la campagne Ă©lectorale de 1968, jouant un rĂŽle majeur dans les tentatives de destitution du prĂ©sident sortant Lyndon Johnson. En 1977, il a publiĂ© un long article Ă la une de l'influent Saturday Review, exposant les preuves accablantes de l'implication d'un deuxiĂšme tireur dans la fusillade, et dont mon systĂšme d'archivage de contenu fournit la copie PDF. Ainsi, presque tous les faits essentiels de l'affaire sont connus depuis 45 ans, mais ont presque toujours Ă©tĂ© ignorĂ©s par nos mĂ©dias amĂ©ricains malhonnĂȘtes ou lĂąches.
Trois ans aprĂšs avoir rĂ©vĂ©lĂ© publiquement cette information explosive, Lowenstein lui-mĂȘme est mort, soi-disant abattu Ă l'Ăąge de 51 ans par un tireur solitaire dĂ©sĂ©quilibrĂ© qui aurait Ă©tĂ© un de ses anciens Ă©lĂšves, mais j'ai Ă©tĂ© informĂ© que ses amis personnels n'ont jamais cru Ă cette histoireâ.
American Pravda : Anne Frank, Sirhan Sirhan et le SIDA, par Ron Unz âą The Unz Review âą 31 janvier 2022 âą 3 600 mots
Comme je l'ai détaillé dans un autre article, certaines des circonstances étranges de l'assassinat de RFK ont fourni des preuves supplémentaires de l'hypothÚse de Piper concernant l'implication du Mossad dans la mort de notre président.
âL'ouvrage influent de David Talbot, Brothers, publiĂ© en 2007, rĂ©vĂšle que Robert F. Kennedy Ă©tait convaincu depuis le dĂ©but que son frĂšre avait Ă©tĂ© victime d'un complot, mais qu'il s'Ă©tait tu, disant Ă son cercle d'amis qu'il aurait peu de chances de retrouver et de punir les coupables avant d'avoir lui-mĂȘme atteint la Maison Blanche. En juin 1968, il semblait sur le point d'atteindre cet objectif, mais il a Ă©tĂ© abattu par la balle d'un assassin quelques instants seulement aprĂšs avoir remportĂ© la primaire prĂ©sidentielle cruciale en Californie. On peut logiquement supposer que sa mort a Ă©tĂ© orchestrĂ©e par les mĂȘmes acteurs que celle de son frĂšre aĂźnĂ©, qui cherchaient dĂ©sormais Ă se protĂ©ger des retombĂ©es de leur crime prĂ©cĂ©dent.
âUn jeune Palestinien nommĂ© Sirhan aurait tirĂ© avec un pistolet et Ă©tĂ© rapidement arrĂȘtĂ© et condamnĂ© pour le meurtre. Mais Talbot souligne que le rapport du mĂ©decin lĂ©giste a rĂ©vĂ©lĂ© que la balle fatale provenait d'une direction complĂštement diffĂ©rente, tandis que l'enregistrement acoustique prouve que beaucoup plus de coups de feu ont Ă©tĂ© tirĂ©s que la capacitĂ© de l'arme du prĂ©sumĂ© tueur. De telles preuves tangibles tĂ©moignent bien d'une conspiration.
âSirhan lui-mĂȘme semblait sonnĂ© et confus, affirmant plus tard ne pas se souvenir des Ă©vĂ©nements, et Talbot mentionne que plusieurs experts en assassinats ont longtemps soutenu qu'il n'Ă©tait qu'un bouc Ă©missaire idĂ©al dans le complot, agissant peut-ĂȘtre sous une forme d'hypnose ou de conditionnement. Presque tous ces auteurs sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©ticents Ă noter que le choix d'un Palestinien comme bouc Ă©missaire dans le meurtre pointe dans une direction Ă©vidente, mais le rĂ©cent livre de Bergman contient Ă©galement une nouvelle rĂ©vĂ©lation majeure. Au moment mĂȘme oĂč Sirhan Ă©tait plaquĂ© au sol dans la salle de rĂ©ception de l'hĂŽtel Ambassador Ă Los Angeles, un autre jeune Palestinien subissait des sĂ©ances intensives de conditionnement hypnotique aux mains du Mossad en IsraĂ«l, programmĂ© pour assassiner le leader de l'OLP, Yasser Arafat ; et bien que cette tentative ait finalement Ă©chouĂ©, une telle coĂŻncidence semble dĂ©passer les limites du plausibleâ.
American Pravda : Mossad Assassinations, âFinal Judgmentâ on the JFK Assassination, par Ron Unz âą The Unz Review âą 27 janvier 2020 âą 27 300 mots
Question 3 : Quel a été le rÎle de Lyndon Johnson ?
J'ai posĂ© la question suivante Ă Grok : âJFK a-t-il essayĂ© d'empĂȘcher IsraĂ«l d'acquĂ©rir des armes nuclĂ©aires ?â
Voici la réponse de Grok :
âDans une lettre adressĂ©e Ă Ben Gourion en mai 1963, Kennedy a explicitement menacĂ© de mettre fin au soutien amĂ©ricain Ă IsraĂ«l si ce dernier se dotait de l'arme nuclĂ©aire, dĂ©clarant : âL'engagement et le soutien de ce gouvernement envers IsraĂ«l pourraient ĂȘtre sĂ©rieusement compromis, si l'on venait Ă penser que nous sommes incapables d'obtenir des informations fiables sur un sujet aussi vital pour la paix que le nuclĂ©aireâ.
âKennedy a Ă©galement conditionnĂ© l'aide militaire amĂ©ricaine Ă la coopĂ©ration d'IsraĂ«l sur Dimona. Bien qu'il ait approuvĂ© certaines ventes d'armes (comme les missiles Hawk en 1962), il s'en est servi comme levier pour faire pression en faveur de la transparence...
âAu moment de l'assassinat de Kennedy en novembre 1963, IsraĂ«l n'avait pas ouvertement dĂ©veloppĂ© des armes nuclĂ©aires, mais son programme avançait secrĂštement... La pression exercĂ©e par Kennedy a retardĂ© les avancĂ©es d'IsraĂ«l, mais ne les a pas arrĂȘtĂ©es. IsraĂ«l a vraisemblablement rĂ©ussi Ă se doter de la capacitĂ© nuclĂ©aire Ă la fin des annĂ©es 1960, aprĂšs sa mortâ. (Grok)
Cet extrait suggÚre qu'Israël avait de bonnes raisons de se débarrasser de Kennedy. Il suggÚre également qu'Israël a finalement réussi à se doter de la capacité nucléaire sous Lyndon Johnson (faisant naßtre des doutes sur Johnson).
Selon vous, Lyndon Johnson Ă©tait-il au courant du complot pour tuer Kennedy ?
Ron Unz â Je pense qu'il est trĂšs vraisemblable que Johnson ait jouĂ© un rĂŽle important dans le complot d'assassinat contre Kennedy. Tout au long de sa carriĂšre politique, il Ă©tait connu pour ĂȘtre l'un des plus fervents soutiens du sionisme aux Ătats-Unis, allant jusqu'Ă commettre des actes illĂ©gaux au nom de ce mouvement alors qu'il Ă©tait encore membre du CongrĂšs. En tant que leader de la majoritĂ© au SĂ©nat pendant la majeure partie des annĂ©es 1950, il a dirigĂ© l'opposition politique pro-IsraĂ«l Ă la politique plus modĂ©rĂ©e du prĂ©sident Dwight Eisenhower au Moyen-Orient. Par consĂ©quent, il avait certainement des contacts directs avec les principaux dirigeants israĂ©liens, car leurs projets d'assassinat devaient se concrĂ©tiser en 1963.
De plus, Kennedy menaçait d'anéantir la carriÚre politique de Johnson, qui aurait donc eu une puissante motivation personnelle à s'impliquer dans ce complot.
Lorsque j'ai commencĂ© Ă enquĂȘter sur l'assassinat de JFK il y a une douzaine d'annĂ©es, j'ai Ă©tĂ© trĂšs surpris de dĂ©couvrir que seule une infime partie des livres aborde la possible implication de Johnson, tandis que l'Ă©crasante majoritĂ© ignore totalement la question ou la rejette explicitement. Dans mon premier article de 2018 sur les suspects potentiels, j'ai notĂ© cette curieuse nĂ©gligence :
âSi un mari ou une femme est retrouvĂ© assassinĂ©, sans suspect ni mobile Ă©vident, la police a pour habitude d'enquĂȘter minutieusement sur le conjoint survivant, et bien souvent, cette crainte s'avĂšre fondĂ©e. De mĂȘme, si vous lisez dans vos journaux que dans un obscur pays du tiers-monde, deux dirigeants farouchement hostiles, aux noms imprononçables, se partagent le pouvoir politique suprĂȘme jusqu'Ă ce que l'un d'eux soit soudainement abattu dans un mystĂ©rieux assassinat par des conspirateurs inconnus, vous penserez certainement Ă une explication Ă©vidente. Au dĂ©but des annĂ©es 1960, la plupart des AmĂ©ricains ne percevaient pas la politique de leur propre pays sous cet angle, mais peut-ĂȘtre avaient-ils tort. En tant que parfait novice dans le vaste monde occultĂ© de l'analyse du complot JFK, j'ai Ă©tĂ© immĂ©diatement frappĂ© par ce soupçon qui pesait sur le vice-prĂ©sident Lyndon B. Johnson, successeur direct du leader assassinĂ© et plus Ă©vident bĂ©nĂ©ficiaire.
âLes deux livres de Talbot et celui de Douglass, qui totalisent quelque 1 500 pages, ne consacrent que quelques paragraphes au soupçon d'implication de Johnson. Le premier livre de Talbot rapporte qu'immĂ©diatement aprĂšs l'assassinat, le vice-prĂ©sident a fait part Ă ses collaborateurs personnels de son inquiĂ©tude face Ă la possibilitĂ© d'un coup d'Ătat militaire ou d'une guerre mondiale, et suggĂšre que ces quelques mots prononcĂ©s avec dĂ©sinvolture dĂ©montrent clairement son innocence, bien qu'un observateur plus cynique puisse se demander si ces remarques n'ont pas Ă©tĂ© prononcĂ©es prĂ©cisĂ©ment pour cette raison. Le deuxiĂšme livre de Talbot cite en fait un conspirateur mineur qui aurait affirmĂ© que Johnson avait personnellement approuvĂ© le projet et admet que Hunt pensait la mĂȘme chose, mais traite ces accusations non fondĂ©es avec un scepticisme certain, avant d'ajouter une simple phrase reconnaissant que Johnson aurait pu ĂȘtre un soutien passif, voire un complice. Douglass et Peter Dale Scott, auteur de l'influent livre Deep Politics and the Death of JFK (1993), ne semblent manifestement jamais avoir envisagĂ© cette possibilitĂ©.
âL'idĂ©ologie est probablement l'une des raisons de cette remarquable rĂ©ticence. Bien que les libĂ©raux aient fini par dĂ©tester Lyndon Johnson Ă la fin des annĂ©es 1960 pour avoir intensifiĂ© l'impopulaire guerre du Vietnam, ces sentiments se sont estompĂ©s au fil des dĂ©cennies, tandis que le souvenir Ă©mu de l'adoption de la loi historique sur les droits civiques et de la crĂ©ation des programmes sociaux (Great Society) a redorĂ© son blason sur le plan idĂ©ologique. En outre, cette lĂ©gislation avait longtemps Ă©tĂ© bloquĂ©e au CongrĂšs et n'Ă©tait devenue loi qu'en raison de la victoire Ă©crasante des DĂ©mocrates au CongrĂšs en 1964, aprĂšs la mort de JFK, et les libĂ©raux pourraient avoir du mal Ă admettre que leurs rĂȘves les plus chers n'ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s que grĂące Ă un acte de parricide politique.
âKennedy et Johnson Ă©taient peut-ĂȘtre des rivaux personnels particuliĂšrement hostiles, mais les diffĂ©rences idĂ©ologiques nâĂ©taient que peu marquĂ©es entre les deux hommes, et la plupart des personnalitĂ©s du gouvernement de JFK ont continuĂ© Ă servir sous l'autoritĂ© de son successeur, ce qui Ă©tait certainement une source d'embarras considĂ©rable pour les libĂ©raux convaincus soupçonnant que le premier avait Ă©tĂ© assassinĂ© grĂące Ă une conspiration impliquant le second. Talbot, Douglass et de nombreux autres partisans de gauche d'un complot d'assassinat prĂ©fĂšrent faire porter le chapeau Ă des mĂ©chants bien plus commodes, tels que les partisans de la ligne dure anticommuniste de la guerre froide et les Ă©lĂ©ments de droite, notamment de hauts responsables de la CIA, comme l'ancien directeur Allan Dulles.
âUn autre facteur venant expliquer la rĂ©ticence extrĂȘme de Talbot, Douglass et d'autres Ă considĂ©rer Johnson comme un suspect plausible pourrait tenir aux rĂ©alitĂ©s de l'industrie de l'Ă©dition. Dans les annĂ©es 2000, les thĂ©ories du complot sur l'assassinat de JFK Ă©taient depuis longtemps dĂ©passĂ©es et rejetĂ©es avec dĂ©dain par les cercles dominants. La solide rĂ©putation de Talbot, ses 150 entretiens exclusifs et la qualitĂ© de son manuscrit ont fait tomber cette barriĂšre et ont convaincu The Free Press de devenir son Ă©diteur, tandis qu'un universitaire de renom publiait plus tard une critique trĂšs positive dans le New York Times Sunday Book Review et qu'un reportage tĂ©lĂ©visĂ© d'une heure Ă©tait diffusĂ© sur C-Span Booknotes. Mais si l'auteur avait Ă©voquĂ© la crainte que notre 35e prĂ©sident ait Ă©tĂ© assassinĂ© par le 36e, le poids de cette âthĂ©orie du complot scandaleuseâ aurait certainement condamnĂ© son livre Ă sombrer dans l'oubli.
âCependant, en faisant abstraction de ces ĆillĂšres idĂ©ologiques et des considĂ©rations pratiques de l'Ă©dition amĂ©ricaine, les preuves prima facie de l'implication de Johnson sont plutĂŽt convaincantes.
âPrenons un cas tout simple. Si un prĂ©sident est abattu par un groupe de conspirateurs inconnus, son successeur devrait normalement ĂȘtre incitĂ© Ă les traquer de toute urgence pour Ă©viter de subir le mĂȘme sort. Pourtant, Johnson n'a rien fait, il a nommĂ© la Commission Warren qui a Ă©touffĂ© l'affaire et rejetĂ© la culpabilitĂ© sur un âtireur solitaireâ instable et qui, fort opportunĂ©ment, Ă©tait dĂ©jĂ mort. Un tel comportement est pour le moins Ă©trange de la part d'un LBJ supposĂ© innocent. Cette conclusion n'implique pas que Johnson ait Ă©tĂ© le cerveau du complot, ni mĂȘme qu'il y ait participĂ© activement, mais cela Ă©veille de trĂšs sĂ©rieux soupçons quant Ă sa possible connaissance du complot et Ă ses relations personnelles avec certains des principaux conspirateurs.
âL'analyse inverse permet de tirer une conclusion similaire. Si le complot rĂ©ussissait et que Johnson devenait prĂ©sident, les conspirateurs ont sĂ»rement dĂ» se sentir Ă peu prĂšs sĂ»rs d'ĂȘtre protĂ©gĂ©s plutĂŽt que traquĂ©s et chĂątiĂ©s comme des traĂźtres par le nouveau prĂ©sident. MĂȘme un assassinat parfaitement rĂ©ussi comporte d'Ă©normes risques Ă moins que les organisateurs ne se soient assurĂ©s que Johnson ferait exactement ce qu'il a fait, et le seul moyen d'y parvenir Ă©tait de le sonder au sujet du plan, au moins de maniĂšre vague, et d'obtenir son consentement passif.
âSelon ces considĂ©rations, il semble extrĂȘmement difficile de croire qu'un complot visant Ă assassiner JFK ait pu avoir lieu sans que Johnson en ait eu connaissance, ou qu'il n'ait pas jouĂ© un rĂŽle central dans l'opĂ©ration de dissimulation qui a suiviâ.
American Pravda : L'assassinat de JFK, partie II - Qui l'a fait ? par Ron Unz âą The Unz Review âą 25 juin 2018 âą 8 000 mots
L'année derniÚre, j'ai publié un autre article présentant de maniÚre beaucoup plus détaillée les arguments trÚs solides en faveur de l'implication de Johnson :
âJ'ai l'impression que jusqu'Ă ces douze derniĂšres annĂ©es environ, seule une infime partie des livres et articles sur l'assassinat de JFK a mĂȘme fait allusion au rĂŽle possible de LBJ, considĂ©rant apparemment son implication comme trop explosive pour ĂȘtre mentionnĂ©e et ignorant les arguments manifestement Ă©vidents en faveur de sa participation.
âAlors que la guerre du Vietnam s'intensifiait et que le prĂ©sident Johnson faisait l'objet d'une haine intense dans les cercles de la gauche, le doute quant Ă son rĂŽle personnel dans la mort de son prĂ©dĂ©cesseur s'est peut-ĂȘtre progressivement rĂ©pandu. En 1966, une jeune militante anti-guerre de Berkeley, Barbara Garson, a rĂ©Ă©crit la trahison et le rĂ©gicide du Macbeth de Shakespeare en une piĂšce moderne sur la mort rĂ©cente de notre propre prĂ©sident des mains de son successeur, piĂšce dans laquelle l'usurpateur meurtrier est finalement tuĂ© par un personnage incarnant Robert F. Kennedy. MacBird ! est d'abord paru dans Ramparts, une publication de gauche anti-guerre de premier plan, et a rapidement Ă©tĂ© adaptĂ© en piĂšce de thĂ©Ăątre, jouĂ©e plusieurs centaines de fois Ă New York, Los Angeles et ailleurs malgrĂ© la pression des autoritĂ©s. Mais cette courte Ćuvre de fiction allĂ©gorique, presque satirique, visant Johnson semble avoir Ă©tĂ© l'exception Ă la rĂšgle.
âJohnson n'a jamais fait l'objet du moindre soupçon dans le film oscarisĂ© d'Oliver Stone en 1991 et un livre connexe approuvĂ© par ce cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur a adoptĂ© une position similaire...
âL'apparition de livres sur l'assassinat de JFK s'est gĂ©nĂ©ralement faite par vagues. Le succĂšs retentissant du film de Stone en 1991 a incitĂ© les Ă©diteurs Ă ouvrir leurs portes, et une autre vague a suivi dans le sillage du best-seller de Talbot en 2007, encore amplifiĂ©e par le succĂšs commercial considĂ©rable et les critiques favorables de l'ouvrage de Douglass en 2009. Mais c'est au cours des derniĂšres annĂ©es que plusieurs ouvrages majeurs ont finalement Ă©tĂ© publiĂ©s, affirmant que Johnson avait Ă©tĂ© la figure centrale du complot.
âLe premier et le plus important de ces ouvrages est LBJ : The Mastermind of the JFK Assassination, un volumineux ouvrage de plus de 600 pages publiĂ© en 2011 par Phillip F. Nelson, un homme d'affaires texan Ă la retraite. PrĂšs de cinquante ans s'Ă©taient Ă©coulĂ©s depuis la mort de Johnson, et Nelson a fait un remarquable travail de collecte et de compilation des preuves accablantes de la longue et particuliĂšrement sordide carriĂšre politique de Johnson, une carriĂšre qui aurait culminĂ© avec le meurtre de son prĂ©dĂ©cesseur.
âJohnson Ă©tait un pur produit de la politique texane et, pendant la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, son Ătat ressemblait Ă©trangement Ă un pays du tiers-monde corrompu, dont les vastes richesses pĂ©troliĂšres et les programmes fĂ©dĂ©raux lucratifs offraient d'Ă©normes opportunitĂ©s financiĂšres Ă ceux qui Ă©taient assez intelligents et sans scrupules pour en profiter. Ainsi, Johnson est nĂ© dans une extrĂȘme pauvretĂ© et a occupĂ© des emplois gouvernementaux mal payĂ©s tout au long de sa vie. Pourtant, en 1963, il a prĂȘtĂ© serment en tant que prĂ©sident le plus riche de l'histoire amĂ©ricaine moderne, ayant accumulĂ© une fortune personnelle de plus de 100 millions de dollars en valeur actuelle, en blanchissant les rĂ©compenses financiĂšres de ses bienfaiteurs corporatifs par l'intermĂ©diaire de l'entreprise de sa femme. La richesse impressionnante de Johnson est si peu connue de nos jours qu'un Ă©minent journaliste politique d'origine texane a exprimĂ© son incrĂ©dulitĂ© totale lorsque je lui ai mentionnĂ© ces faits il y a une quinzaine d'annĂ©es.
âL'ascension politique et financiĂšre de Johnson repose sur des Ă©lections volĂ©es et des stratagĂšmes de corruption massive du gouvernement, lesquels l'ont parfois mis en danger sur le plan juridique. Face Ă de telles difficultĂ©s, Nelson affirme avec force que le futur prĂ©sident s'est peut-ĂȘtre protĂ©gĂ© en organisant une longue sĂ©rie de meurtres, dont certaines histoires sont absolument Ă©tonnantes mais apparemment vraies. Par exemple, lors d'un incident bizarre en 1961 qui prĂ©figurait Ă©trangement la conclusion de la Commission Warren sur le âtireur solitaireâ , un inspecteur du gouvernement fĂ©dĂ©ral enquĂȘtant sur un vaste systĂšme de corruption au Texas impliquant un proche alliĂ© de LBJ a repoussĂ© plusieurs propositions de pots-de-vin avant d'ĂȘtre retrouvĂ© mort, abattu de cinq balles dans la poitrine et l'abdomen ; mais sa mort a Ă©tĂ© officiellement qualifiĂ©e de âsuicideâ par les autoritĂ©s locales, et rapportĂ©e comme telle le plus sĂ©rieusement du monde dans les pages du Washington Post.
âBon nombre de ces meurtres ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ© commis par un certain Malcolm âMacâ Wallace, que Nelson identifie comme le tueur Ă gages personnel de Johnson, payĂ© par le gouvernement fĂ©dĂ©ral par l'intermĂ©diaire du ministĂšre de l'Agriculture entre deux missions meurtriĂšres. Ainsi, en 1951, Wallace a abattu en plein jour un golfeur professionnel local cĂ©lĂšbre qui entretenait une liaison avec Josefa, la sĆur de Johnson, une affaire qui a menĂ© un jury Ă le condamner pour meurtre au premier degrĂ©. Bien qu'en vertu de la loi du Texas, un tel verdict entraĂźne normalement une peine de mort obligatoire, Wallace s'en est Ă©tonnamment tirĂ© avec une peine avec sursis lui permettant d'ĂȘtre immĂ©diatement libĂ©rĂ©, grĂące Ă l'influence politique considĂ©rable de Johnson. Le Texas de cette Ă©poque prĂ©sentait les mĂȘmes caractĂ©ristiques que Chicago sous le rĂšgne d'Al Capone.
âBien qu'il ait opĂ©rĂ© avec beaucoup plus de prudence loin de son fief texan, Johnson semble avoir adoptĂ© des mĂ©thodes tout aussi impitoyables Ă Washington, en recourant largement Ă la corruption et au chantage pour consolider ses bases au SĂ©nat amĂ©ricain, oĂč il a rĂ©gnĂ© pendant une grande partie des annĂ©es 1950. Il a Ă©galement immĂ©diatement perçu le pouvoir de J. Edgar Hoover, qu'il a enrĂŽlĂ© comme l'un de ses plus proches alliĂ©s politiques, achetant astucieusement une maison Ă quelques pas de celle du directeur de longue date du FBI et cĂŽtoyant ce dernier de prĂšs pendant prĂšs de vingt ans.
âAprĂšs avoir passĂ© les annĂ©es du second mandat d'Eisenhower, largement considĂ©rĂ© comme le plus puissant DĂ©mocrate d'AmĂ©rique, Johnson dĂ©cida de briguer la prĂ©sidence en 1960, ignorant largement le bien plus jeune Kennedy, qu'il surpassait largement en stature politique et qu'il mĂ©prisait quelque peu, ne le considĂ©rant pas comme une menace sĂ©rieuse. Il Ă©tait d'autant plus confiant qu'aucun catholique n'avait Ă©tĂ© nommĂ© par un grand parti depuis l'Ă©pique dĂ©sastre d'Al Smith en 1928.
âMalheureusement pour les projets politiques de Johnson, le patriarche Joseph Kennedy Ă©tait dĂ©jĂ une figure politique puissante depuis un quart de siĂšcle, traçant sans relĂąche la voie de sa propre famille vers la Maison Blanche. Sa fortune personnelle Ă©tait bien supĂ©rieure Ă celle de Johnson et il Ă©tait prĂȘt Ă la dĂ©penser sans compter pour la campagne d'investiture de son fils, noyant tous les autres candidats avec des pots-de-vin et des dessous-de-table pour influencer les rĂ©sultats du vote dans certains Ătats clĂ©s mais trĂšs corrompus, comme la Virginie-Occidentale. Ainsi, au moment de la convention des DĂ©mocrates, le jeune Kennedy avait dĂ©jĂ obtenu l'investiture et Johnson avait Ă©tĂ© politiquement humiliĂ©.
âC'est alors que les choses ont pris une tournure Ă©trange. Kennedy et son jeune frĂšre Robert dĂ©testaient Johnson et avaient dĂ©jĂ choisi le sĂ©nateur Stuart Symington comme candidat Ă la vice-prĂ©sidence lorsque, soudainement et sans crier gare, c'est Johnson qui a Ă©tĂ© choisi Ă la place. Nelson et Seymour Hersh ont tous deux racontĂ© cette histoire dans The Dark Side of Camelot et ont fortement soutenu qu'un recours intensif au chantage avait Ă©tĂ© Ă l'origine de ce revirement soudain des intentions politiques, plutĂŽt qu'un souci d'Ă©quilibre gĂ©ographique ou tout autre facteur lĂ©gitime. Mais la victoire de Kennedy en 1960, qui s'est jouĂ©e Ă peu de choses prĂšs, aurait Ă©tĂ© beaucoup plus laborieuse si le Texas n'Ă©tait pas passĂ© de justesse dans le camp dĂ©mocrate, et la fraude Ă©lectorale massive orchestrĂ©e par l'impitoyable machine politique de Johnson s'est avĂ©rĂ©e cruciale pour y parvenir.
Johnson avait commencĂ© l'annĂ©e 1960 en tant que DĂ©mocrate le plus puissant d'AmĂ©rique et il avait de bonnes raisons de croire que ses efforts allaient lui permettre de remporter les Ă©lections de novembre. Il s'attendait donc naturellement Ă jouer un rĂŽle majeur dans la nouvelle administration, allant mĂȘme jusqu'Ă exiger un portefeuille politique de taille. Mais il fut immĂ©diatement mis sur la touche et traitĂ© avec un dĂ©dain total, devenant rapidement la risĂ©e de Washington, sans autoritĂ© ni influence. Johnson ayant perdu son influence de longue date au SĂ©nat, les Kennedy ont fini par faire des plans pour se dĂ©barrasser de lui, et quelques jours seulement avant l'assassinat, ils rĂ©flĂ©chissaient dĂ©jĂ par qui le remplacer pour la rĂ©Ă©lection de 1964. Ils ont compris qu'une fois Ă©cartĂ©, Johnson pourrait devenir un ennemi politique dangereux et vindicatif, et ont donc dĂ©cidĂ© parer Ă cette Ă©ventualitĂ© en utilisant les preuves de sa corruption massive et de ses nombreux crimes au Texas pour le dĂ©truire dĂ©finitivement.
âBobby Baker, l'homme de main politique clĂ© de Johnson au SĂ©nat, venait de tomber, ce qui offrait une excellente opportunitĂ©. Les Kennedy ont donc commencĂ© Ă orchestrer une campagne mĂ©diatique contre Johnson, dans le but de le dĂ©truire politiquement et peut-ĂȘtre de lui faire purger une longue peine de prison. James Wagenvoord, alors ĂągĂ© de 27 ans, Ă©tait l'assistant du rĂ©dacteur en chef de Life Magazine. DĂ©but novembre 2009, il adressa un e-mail pour sortir de son long silence et raconter l'histoire de la rĂ©vĂ©lation massive contre Johnson, finalement supprimĂ©e Ă la derniĂšre minute. Nelson cita longuement cette Ă©tonnante rĂ©vĂ©lation, ne corrigeant que des fautes de frappe et des erreurs mineures :
ââĂ partir de la fin de l'Ă©tĂ© 1963, le magazine Life, se basant sur des informations fournies par Bobby Kennedy et le ministĂšre de la Justice, prĂ©parait un article d'actualitĂ© majeur concernant Johnson et Bobby Baker. AprĂšs sa publication, Johnson aurait Ă©tĂ© fini et exclu de la liste des candidats de 1964 (raison pour laquelle les informations nous ont Ă©tĂ© fournies) et aurait probablement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă une peine de prison. Ă l'Ă©poque, le magazine Life Ă©tait sans doute la source d'informations gĂ©nĂ©ralistes la plus rĂ©pandue aux Ătats-Unis. La direction de Time Inc. Ă©tait Ă©troitement liĂ©e aux agences du renseignement des Ătats-Unis et nous avons Ă©tĂ© utilisĂ©s... par le ministĂšre de la Justice de Kennedy comme un moyen de communication avec le public... L'article sur LBJ/Baker Ă©tait en phase finale de rĂ©daction et devait ĂȘtre publiĂ© dans le numĂ©ro du magazine prĂ©vu pour la semaine du 24 novembre (trĂšs probablement l'une des prochaines Ă©ditions prĂ©vues, le 29 novembre ou le 6 dĂ©cembre, et distribuĂ© quatre ou cinq jours avant ces dates). Il avait Ă©tĂ© prĂ©parĂ© dans un relatif secret par une petite Ă©quipe Ă©ditoriale spĂ©ciale. Ă la mort de Kennedy, les dossiers d'enquĂȘte et tous les exemplaires numĂ©rotĂ©s de la version presque prĂȘte Ă imprimer ont Ă©tĂ© rassemblĂ©s par mon patron (le rĂ©dacteur en chef de l'Ă©quipe) et dĂ©truits. Le numĂ©ro qui devait dĂ©noncer LBJ a finalement prĂ©sentĂ© le film Zapruder. GrĂące au succĂšs remportĂ© par la diffusion du film Zapruder, je suis devenu rĂ©dacteur en chef des services Ă©ditoriaux de Time/Life et j'ai occupĂ© ce poste jusqu'en 1968â. (c'est nous qui soulignons)
âAinsi, Ă la mi-novembre 1963, Johnson semblait ĂȘtre un homme politique au bout du rouleau. Mais une semaine plus tard, il Ă©tait prĂ©sident des Ătats-Unis, et tous ces troubles scandales furent soudainement oubliĂ©s, tandis que tout l'espace rĂ©servĂ© Ă l'histoire de sa destruction politique fut finalement consacrĂ© Ă la couverture de l'assassinat qui l'avait propulsĂ© Ă la Maison Blanche.
âCes faits essentiels sur la situation personnelle catastrophique de Johnson viennent rĂ©pondre Ă une critique souvent formulĂ©e par les sceptiques des thĂ©ories du complot, comme l'historien Stephen Ambrose. En 1992, le film acclamĂ© d'Oliver Stone a dĂ©clenchĂ© une vĂ©ritable avalanche de livres sur l'assassinat de JFK et Ambrose a publiĂ© une longue critique de 4 100 mots et une rĂ©futation de ceux-ci dans la New York Times Sunday Book Review, mettant en avant la trĂšs longue liste des prĂ©tendus conspirateurs anti-Kennedy dans ces diffĂ©rents ouvrages, comprenant des Ă©lĂ©ments de la mafia, de la CIA, du Pentagone, de J. Edgar Hoover, le vice-prĂ©sident Johnson, des millionnaires du pĂ©trole texans, des racistes du Sud, des sous-traitants de la DĂ©fense et des banquiers internationaux. Mais la victoire extrĂȘmement serrĂ©e de Kennedy en 1960 avait largement reposĂ© sur un Sud dĂ©mocrate extrĂȘmement solide, ce qui, compte tenu de son penchant ultĂ©rieur pour les droits civiques des Noirs, ne risquait pas de se reproduire, remettant sĂ©rieusement en question ses chances de rĂ©Ă©lection. Les Ă©lections de 1964 Ă©taient prĂ©vues moins d'un an plus tard, et Ambrose fit valoir de maniĂšre plausible que tous ces ennemis acharnĂ©s de Kennedy auraient sĂ»rement concentrĂ© leurs efforts pour le destituer par les urnes, peut-ĂȘtre en rĂ©vĂ©lant ses nombreuses frasques sexuelles, plutĂŽt que de prendre le risque sans prĂ©cĂ©dent d'organiser un assassinat prĂ©sidentiel. Mais bien que cet argument s'applique Ă la liste des autres puissants ennemis de Kennedy, LBJ Ă©tait l'exception Ă©vidente puisque sa vie politique et sa libertĂ© personnelle ne tenaient plus qu'Ă un fil. Ainsi, dans cette longue liste, seul Johnson avait le motif de frapper immĂ©diatement.
âJohnson et ses proches alliĂ©s contrĂŽlaient entiĂšrement la ville de Dallas et Nelson a expliquĂ© comment le vice-prĂ©sident y attira Kennedy Ă sa perte. Durant ce dĂ©filĂ© funeste, Johnson Ă©tait dans un des vĂ©hicules qui suivaient celui de Kennedy et Nelson a consacrĂ© plus d'une douzaine de pages Ă examiner les preuves photographiques et les tĂ©moignages oculaires dĂ©montrant que Johnson savait que la fusillade allait avoir lieu, le vice-prĂ©sident, trĂšs nerveux, cherchant sans cesse Ă baisser la tĂȘte Ă l'approche de la zone cible, puis rĂ©agissant avant tous les autres dans le cortĂšge, se baissant complĂštement dĂšs le premier coup de feu. Bien que cela ne prouve guĂšre que Johnson ait Ă©tĂ© le cerveau de l'opĂ©ration, les preuves de sa connaissance prĂ©alable directe de la fusillade planifiĂ©e semblent extrĂȘmement solides.
âNelson a Ă©galement rapportĂ© le dĂ©tail Ă©tonnant que plus de trente ans aprĂšs l'assassinat, une empreinte digitale jusque-lĂ inconnue sur une boĂźte dans la cachette prĂ©sumĂ©e d'Oswald au sixiĂšme Ă©tage du Dallas Book Depository a finalement Ă©tĂ© identifiĂ©e par un expert comme Ă©tant celle de Mac Wallace, le tueur Ă gages de longue date de Johnson. Wallace lui-mĂȘme n'Ă©tait peut-ĂȘtre pas l'un des tireurs et Nelson a en fait suggĂ©rĂ© que son rĂŽle consistait plutĂŽt Ă placer les douilles et nettoyer la scĂšne, mais cela ne fait que corroborer la preuve de l'implication de Johnson dans le meurtre.
âLe succĂšs du volumineux ouvrage de Nelson, abondamment documentĂ©, a incitĂ© d'autres personnes Ă se manifester. Roger Stone, un militant politique rĂ©publicain de longue date, a fait ses dĂ©buts sous Richard Nixon et, Ă l'occasion du cinquantiĂšme anniversaire de l'assassinat de JFK, il s'est inspirĂ© des recherches novatrices de Nelson pour publier son propre livre, The Man Who Killed Kennedy: The Case Against LBJ, coĂ©crit avec Mike Colapietro et impliquant Ă©galement Johnson. Le livre de Stone est devenu un best-seller national et c'est en le lisant en 2016 que j'ai dĂ©couvert l'analyse de Nelson, des annĂ©es avant de lire le livre de ce dernier sur le sujet. Stone a rĂ©ussi Ă attirer l'attention d'un public beaucoup plus large sur les travaux de Nelson, mais il a Ă©galement ajoutĂ© plusieurs Ă©lĂ©ments importants de son cru, comme je l'ai soulignĂ© en 2016 :
ââOutre le fait qu'il documente efficacement l'histoire personnelle sulfureuse de Johnson et le danger imminent de sa destruction par les Kennedy Ă la fin de l'annĂ©e 1963, Stone ajoute Ă©galement de nombreux tĂ©moignages personnels fascinants, qu'ils soient vĂ©ridiques ou non. Selon lui, alors que son mentor Nixon observait la scĂšne au poste de police de Dallas oĂč Jack Ruby avait abattu Oswald, Nixon devint immĂ©diatement blanc comme un linge, expliquant qu'il connaissait personnellement le tireur sous son nom de naissance, Rubenstein. Alors qu'il travaillait au sein d'une commission de la Chambre des reprĂ©sentants en 1947, Nixon avait Ă©tĂ© conseillĂ© par un proche alliĂ© et Ă©minent avocat de la pĂšgre d'engager Ruby comme enquĂȘteur, se faisant dire qu'il Ă©tait âl'un des hommes de Lyndon Johnsonâ. Stone affirme Ă©galement que Nixon a un jour soulignĂ© que, bien qu'il ait longtemps cherchĂ© Ă devenir prĂ©sident, contrairement Ă Johnson, âje n'Ă©tais pas prĂȘt Ă tuer pour celaâ. Il rapporte en outre que l'ambassadeur au Vietnam Henry Cabot Lodge et de nombreuses autres personnalitĂ©s politiques de Washington Ă©taient absolument convaincus de l'implication directe de Johnson dans l'assassinat.
âStone s'est consacrĂ© pendant plus d'un demi-siĂšcle Ă une carriĂšre d'agent politique redoutable, lui confĂ©rant un accĂšs personnel privilĂ©giĂ© Ă des individus ayant participĂ© aux grands Ă©vĂ©nements du passĂ©, mais aussi une rĂ©putation peu flatteuse. Les intĂ©ressĂ©s doivent donc peser soigneusement le pour et le contre de tous ces facteurs ambivalents. Personnellement, j'ai tendance Ă croire la plupart des rĂ©cits de tĂ©moins oculaires fournis par Stone. Mais mĂȘme les lecteurs les plus sceptiques apprĂ©cieront les nombreuses rĂ©fĂ©rences Ă des sources secondaires sur les dĂ©tails scabreux de l'histoire de Lyndon B. Johnson.
âBien que le livre de Stone m'ait fait dĂ©couvrir une grande partie des recherches rĂ©volutionnaires de Nelson, j'ai finalement lu l'ouvrage original fin 2021 et je l'ai trouvĂ© trĂšs dĂ©taillĂ© et extrĂȘmement convaincant, tout en apportant de nombreux Ă©lĂ©ments majeurs que Stone a omis dans son livre beaucoup plus court et moins objectif. Je classerais certainement le livre de Nelson comme l'un des douze textes essentiels qui doivent ĂȘtre lus par quiconque s'intĂ©resse sĂ©rieusement Ă l'assassinat de JFKâŠââ
L'ouvrage abondamment documentĂ© de Nelson faisait Ă©cho Ă de nombreuses accusations spectaculaires portĂ©es contre Johnson des dĂ©cennies plus tĂŽt dans un court livre auto-publiĂ©, dĂ©pourvu d'index ou de bibliographie, mais qui s'est tout de mĂȘme vendu Ă 7,5 millions d'exemplaires.
âIl y a soixante ans, Ă la veille des Ă©lections de 1964, J. Evetts Haley, un DĂ©mocrate texan de tendance conservatrice et historien qui s'Ă©tait lui-mĂȘme prĂ©sentĂ© sans succĂšs aux Ă©lections de 1956, publia A Texan Looks at Lyndon, une charge cinglante contre l'occupant de la Maison Blanche, centrĂ©e sur le cĂŽtĂ© obscur d'une personnalitĂ© politique extrĂȘmement trouble, exposant nombre des faits et doutes plausibles sur la corruption massive et les multiples crimes qui seraient documentĂ©s si minutieusement par Nelson prĂšs d'un demi-siĂšcle plus tard. Selon un bref et hostile compte rendu rĂ©trospectif de 1987 dans le magazine progressiste Texas Monthly, aucune maison d'Ă©dition ne voulait publier le livre de Haley et, sous la pression des alliĂ©s de Johnson, il a finalement Ă©tĂ© interdit dans les kiosques Ă journaux et les aĂ©roports, mais il s'est vendu jusqu'Ă 50 000 exemplaires par jour, devenant ainsi le livre politique le plus vendu de tous les temps.
âHaley Ă©tait un membre de longue date de la John Birch Society, un groupe d'extrĂȘme droite, et certaines de ses accusations sur l'influence communiste semblent passablement excessives, mais selon le verdict condescendant de ce chroniqueur texan grand public Ă la fin des annĂ©es 1980 :
ââAvec des affirmations des plus scandaleuses, Haley insinue que Johnson Ă©tait impliquĂ© dans l'assassinat de Kennedy. Le problĂšme, c'est que la polĂ©mique de Haley est dĂ©connectĂ©e de la rĂ©alitĂ©â.
âIl est donc assez Ă©trange de dĂ©couvrir que, durant soixante ans, un rĂ©cit relativement fidĂšle des activitĂ©s nĂ©fastes de LBJ a probablement Ă©tĂ© rangĂ© sur des millions d'Ă©tagĂšres aux quatre coins des Ătats-Unis, tout en Ă©tant presque totalement ignorĂ© par l'ensemble de notre classe politique et mĂ©diatique. Durant les annĂ©es 1966 et 1967, les militants progressistes se sont montrĂ©s extrĂȘmement hostiles Ă Johnson et ont parfois Ă©mis l'hypothĂšse, sans la formuler ouvertement, qu'il avait accĂ©dĂ© Ă la Maison Blanche grĂące Ă un meurtre. Cependant, trĂšs peu d'entre eux ont ouvert les pages d'un livre publiĂ© quelques annĂ©es plus tĂŽt qui fournissait tant de dĂ©tails cruciaux, rejetant ce travail comme ayant Ă©tĂ© Ă©crit par un partisan zĂ©lĂ© de Bircher et un fervent soutien de Goldwater.
âCependant, je soupçonne que rares sont les membres de la droite Ă avoir pris au sĂ©rieux les spĂ©culations de Haley sur l'assassinat de JFK. En mars 1964, le professeur Revilo Oliver, une figure trĂšs influente de l'extrĂȘme droite qui avait cofondĂ© la John Birch Society et Ă©ditĂ© son magazine mensuel, a publiĂ© âMarxmanship in Dallasâ, attribuant l'assassinat aux communistes, et c'est devenu la version largement rĂ©pandue dans ces cercles idĂ©ologiques.
âFait assez rĂ©vĂ©lateur, Johnson lui-mĂȘme adopta ce point de vue dans ses conversations privĂ©es avec les principaux dirigeants politiques amĂ©ricains, orientant rĂ©guliĂšrement les craintes vers les communistes soviĂ©tiques. D'ailleurs, on peut considĂ©rer que cette ruse fut un ingrĂ©dient du complot d'assassinat dĂšs le dĂ©but.
âJohn Newman a passĂ© vingt ans dans les services du renseignement militaire avant de devenir professeur d'histoire Ă l'universitĂ© du Maryland. Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, il a mis Ă profit les compĂ©tences techniques acquises au cours de ses nombreuses annĂ©es de service au sein du gouvernement pour analyser minutieusement les dossiers gouvernementaux dĂ©classifiĂ©s. En 1993, il a publiĂ© Oswald and the CIA, un ouvrage important dont l'Ă©dition rĂ©visĂ©e de 2008 contenait un nouvel Ă©pilogue rĂ©sumant certaines de ses conclusions cruciales.
âLe professeur Newman a prĂ©sentĂ© des arguments trĂšs solides selon lesquels, dans les mois prĂ©cĂ©dant le meurtre, une fausse piste du renseignement a Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment conçue pour suggĂ©rer qu'Oswald Ă©tait peut-ĂȘtre un agent soviĂ©tique. Johnson a ainsi pu exploiter cette dĂ©sinformation pour contraindre les personnalitĂ©s dirigeantes de la Commission Warren Ă supprimer toute preuve de complot Ă Dallas afin d'Ă©viter âde nous prĂ©cipiter dans une guerre qui pourrait faire quarante millions de morts en une heureâ. Bien que les importantes dĂ©couvertes de Newman ne prouvent pas que Johnson ait participĂ© au complot, elles concordent manifestement avec cette hypothĂšseâ.
American Pravda : JFK, LBJ et notre grande honte nationale, par Ron Unz âą The Unz Review âą 24 juin 2024 âą 10 200 mots
Kadhafi l'avait compris depuis longtemps :
Question 4 : Qu'en est-il de l'agent de la CIA James Angleton ?
Que pouvez-vous nous dire sur l'agent de la CIA James Jesus Angleton et ses liens avec les services de renseignement israĂ©liens ? Angleton a-t-il sabotĂ© la politique de JFK qui visait Ă empĂȘcher IsraĂ«l de se doter de l'arme nuclĂ©aire ou les faits sont-ils encore flous ?

Ron Unz â Angleton a passĂ© des dĂ©cennies Ă la tĂȘte du contre-espionnage de la CIA, se classant parmi les personnalitĂ©s les plus puissantes de cette organisation, tout en assurant la liaison exclusive avec le Mossad israĂ©lien. Comme le documente Robert A. Piper dans son livre, les liens d'Angleton avec le Mossad Ă©taient si forts qu'il a parfois Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme un agent du Mossad. AprĂšs sa retraite forcĂ©e en 1975, le gouvernement israĂ©lien a pris la dĂ©cision de lui dĂ©cerner une distinction exceptionnelle jamais accordĂ©e Ă aucun autre agent du renseignement amĂ©ricain. Selon Seymour Hersh et d'autres auteurs trĂšs estimĂ©s dans le domaine du renseignement, Angleton a secrĂštement fourni aux IsraĂ©liens des informations techniques sur le nuclĂ©aire Ă la fin des annĂ©es 1950 et dans les annĂ©es 1960.
Ăvidemment, Ă©tant donnĂ© sa position dans le contre-espionnage, il Ă©tait chargĂ© de dĂ©jouer l'infiltration de la CIA par les services de renseignement Ă©trangers. Ainsi, si sa propre loyautĂ© avait basculĂ© du cĂŽtĂ© d'IsraĂ«l, il aurait Ă©tĂ© Ă l'abri de toute enquĂȘte.
C'est précisément pour ces raisons que l'ouvrage phare de Piper, publié en 1994, désignait Angleton comme étant probablement le principal responsable de la CIA impliqué dans le complot visant à assassiner JFK.
D'autre part, pour des raisons totalement diffĂ©rentes, le professeur John Newman est parvenu exactement Ă la mĂȘme conclusion dans son propre ouvrage sur l'assassinat de JFK. Fin 2022, Tucker Carlson a prĂ©sentĂ© dans son Ă©mission phare des Ă©lĂ©ments indiquant que des membres de la CIA ont Ă©tĂ© fortement impliquĂ©s dans l'assassinat de JFK, incitant Robert F. Kennedy Jr. Ă qualifier le reportage de âjournal tĂ©lĂ©visĂ© le plus courageux en 60 ansâ.
Cet événement m'a incité à écrire un article décrivant l'analyse trÚs importante de Newman :
âPar le plus pur des hasards, l'Ă©mission de Carlson a Ă©tĂ© diffusĂ©e quelques jours seulement aprĂšs ma lecture d'un livre essentiel sur l'assassinat de JFK, portĂ© Ă mon attention l'annĂ©e derniĂšre. PubliĂ© Ă l'origine il y a prĂšs de trente ans, cet ouvrage a fourni des informations cruciales quant Ă la maniĂšre dont la dissimulation politique du complot a Ă©tĂ© organisĂ©e, dissimulation ayant perdurĂ© pendant prĂšs de six dĂ©cennies. L'homme le plus puissant du monde a Ă©tĂ© tuĂ© au plus fort du succĂšs et de la prospĂ©ritĂ© de l'AmĂ©rique d'aprĂšs-guerre, et pourtant, presque toutes les Ă©lites politiques amĂ©ricaines ont rĂ©ussi Ă Ă©touffer la vĂ©ritĂ© sur les Ă©vĂ©nements.
âJohn Newman a passĂ© vingt ans dans les services du renseignement militaire avant de devenir professeur d'histoire Ă l'universitĂ© du Maryland. Depuis, il a mis Ă profit les compĂ©tences techniques acquises au cours de ses nombreuses annĂ©es de service au sein du gouvernement pour analyser les dĂ©tails les plus infimes des dossiers gouvernementaux dĂ©classifiĂ©s et utiliser ces donnĂ©es pour produire une sĂ©rie d'ouvrages sur la face cachĂ©e des politiques gouvernementales amĂ©ricaines durant les annĂ©es 1960, notamment notre implication croissante au Vietnam et surtout les circonstances troubles de l'assassinat de JFK. Oswald and the CIA est paru pour la premiĂšre fois en 1993, mais l'Ă©dition de 2008 comprenait un nouvel Ă©pilogue rĂ©sumant certaines de ses dĂ©couvertes les plus importantes.
âC'est un livre volumineux, de plus de 650 pages avec des notes et des annexes, et son analyse exhaustive et dĂ©taillĂ©e des dossiers du renseignement rendus publics et de leur interprĂ©tation est parfois d'un ennui mortel, mais ses conclusions gĂ©nĂ©rales tombent sous le sens. La profusion de documents internes de la CIA concernant Oswald et ses dĂ©placements semble totalement incompatible avec tout complot interne Ă l'Agence pour tuer Kennedy, mais cadrerait trĂšs bien cavec l'hypothĂšse d'une âfaction dissidenteâ de la CIA ayant jouĂ© un rĂŽle central dans l'affaire.
âNewman a soutenu qu'Oswald Ă©tait bien le âbouc Ă©missaireâ annoncĂ©, mais il a surtout Ă©tabli une distinction trĂšs nette entre le petit groupe de conspirateurs qui avait effectivement organisĂ© l'assassinat de JFK lui-mĂȘme et le groupe bien plus important qui a ensuite dissimulĂ© les faits, les motivations de nombre de ces derniers Ă©tant totalement diffĂ©rentes. Dans son Ă©pilogue, il expose de maniĂšre probante que les conspirateurs ont crĂ©Ă© et fait circuler une fausse piste du renseignement suggĂ©rant qu'Oswald Ă©tait peut-ĂȘtre un agent soviĂ©tique, puis ont utilisĂ© cette fausse information pour amener nos dirigeants gouvernementaux effrayĂ©s Ă devenir leurs complices involontaires aprĂšs les faits, les contraignant Ă supprimer toute preuve d'une conspiration Ă Dallas.
âLes conclusions cruciales de Newman mĂ©ritent d'ĂȘtre citĂ©es en dĂ©tail :
ââIl est dĂ©sormais Ă©tabli que la plupart des dirigeants et des responsables amĂ©ricains impliquĂ©s dans la dissimulation de l'affaire par la SĂ©curitĂ© nationale n'avaient rien Ă voir avec le complot ourdi en amont de l'assassinat du prĂ©sident. Beaucoup d'entre eux, y compris des lĂ©gislateurs de premier plan et le prĂ©sident de la Cour suprĂȘme, Earl Warren, Ă©taient prĂ©occupĂ©s par la menace d'un Ă©change nuclĂ©aire avec l'Union soviĂ©tique. Au sein de l'exĂ©cutif, beaucoup d'autres cherchaient Ă protĂ©ger leur poste et leur institution. Leurs agissements collectifs n'Ă©taient toutefois pas le fruit du hasard, mais plutĂŽt l'Ă©chec forcĂ© d'un plan ingĂ©nieux.
âLe plan Ă©tait conçu pour forcer Washington Ă enterrer une histoire explosive au sujet d'Oswald afin que l'AmĂ©rique survive. Le plan a fonctionnĂ©. Peu importe la maladresse des tireurs Ă Dallas, peu importe les ratĂ©s de l'autopsie et de la manipulation des preuves, tout cela serait Ă©clipsĂ© par la menace d'une TroisiĂšme Guerre mondiale et de 40 millions de morts amĂ©ricains. DĂšs le dĂ©but, le complot reposait sur l'hypothĂšse que, face Ă cette horrible Ă©ventualitĂ©, tout le monde se soumettrait. L'hypothĂšse s'est avĂ©rĂ©e correcte.
â⊠L'objectif de la visite d'Oswald Ă Mexico allait plus loin. Il y avait Ă©tĂ© envoyĂ© pour obtenir des visas auprĂšs du consulat cubain et de l'ambassade soviĂ©tique⊠L'objectif Ă©tait simplement d'Ă©tablir un contact entre Oswald et l'homme qui dĂ©livrait les visas soviĂ©tiques Ă Mexico : Valery Kostikov. L'intĂ©rĂȘt de ce contact s'expliquait par ce que seule une poignĂ©e d'agents du contre-espionnage Ă Washington savait : Kostikov Ă©tait un agent clĂ© des assassinats du KGB en AmĂ©rique... En mentionnant les noms d'Oswald et de Kostikov, celui qui dirigeait l'opĂ©ration entendait faire figurer dans les dossiers de la CIA des preuves qui, le 22 novembre, permettraient d'Ă©tablir un lien entre les assassinats du KGB et celui du prĂ©sident Kennedy. Ces activitĂ©s ont permis au prĂ©sident Johnson de dĂ©clarer au sĂ©nateur Russell, le 29 novembre, que les enquĂȘteurs « peuvent tĂ©moigner que Khrouchtchev et Castro sont responsables ». Johnson a alors insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d'empĂȘcher « que cela ne nous entraĂźne dans une guerre qui pourrait tuer quarante millions d'AmĂ©ricains en une heureââ.
âAinsi, selon la reconstitution convaincante de Newman, la plupart des puissants responsables amĂ©ricains qui ont jouĂ© un rĂŽle si dĂ©terminant dans la dissimulation du complot ont peut-ĂȘtre agi avec les meilleures intentions, cherchant Ă protĂ©ger notre pays du risque d'une guerre de reprĂ©sailles dĂ©vastatrice avec les SoviĂ©tiques. Et il est Ă©vident que ces prĂ©occupations ont Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment alimentĂ©es par ceux d'entre eux ayant Ă©tĂ© impliquĂ©s dans le complot et crĂ©Ă© la fausse piste des preuves reliant Oswald aux tentatives d'assassinat du KGB.
âL'auteur a donc soutenu que ces fausses pistes constituaient un Ă©lĂ©ment absolument crucial du complot d'assassinat, et aprĂšs un examen trĂšs attentif des dossiers du renseignement, il a conclu que le chef du contre-espionnage de la CIA, James Angleton, Ă©tait probablement le coupable, le dĂ©signant ainsi comme l'un des principaux conspirateurs. Cette conclusion s'accorde parfaitement avec les arguments diamĂ©tralement opposĂ©s avancĂ©s par feu Michael Collins Piper dans son ouvrage phare de 1994, Final Judgment, qui affirmait Ă©galement qu'Angleton Ă©tait un personnage central dans l'assassinat.
American Pravda : The JFK Assassination and the Covid Cover-Up, Manipulating the JFK Assassination Cover-Up, par Ron Unz ⹠The Unz Review ⹠19 décembre 2022 ⹠6 900 mots
Un hommage à l'espion américain qui a doté Israël de l'arme nucléaire ?
Question 5 : Pourquoi les grands médias ignorent-ils cette histoire ?
Alors qu'internet regorge de thĂ©ories liant l'assassinat de Kennedy Ă IsraĂ«l, je n'ai pas rĂ©ussi Ă trouver une seule agence de presse grand public qui ait mĂȘme fait allusion Ă cette histoire. Pouvez-vous m'expliquer cette omission dĂ©concertante ?
Ron Unz â Le silence total des mĂ©dias grand public sur cette question trĂšs controversĂ©e n'est guĂšre surprenant vu le niveau de protection extrĂȘmement Ă©levĂ© toujours accordĂ© Ă IsraĂ«l sur tous les sujets.
Pour exemple, l'attaque israélienne non provoquée de 1967 contre l'U.S.S. Liberty dans les eaux internationales a tué ou blessé plus de 200 militaires américains, mais bien que tous les faits aient été minutieusement documentés pendant des décennies, les médias ont pratiquement totalement dissimulé cette histoire au public américain.
American Pravda : Lâattaque du USS Liberty, par Ron Unz âą The Unz Review âą 18 octobre 2021 âą 11 400 mots
De mĂȘme, les preuves accablantes du rĂŽle central jouĂ© par IsraĂ«l dans l'assassinat du prĂ©sident John F. Kennedy en 1963 ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es pour la premiĂšre fois par Michael Collins Piper il y a plus de trente ans. Son livre est devenu un best-seller clandestin, avec 40 000 exemplaires imprimĂ©s, mais l'hypothĂšse de Piper Ă©tait si explosive que presque aucun membre de la communautĂ© soi-disant intrĂ©pide des spĂ©cialistes dissidents des thĂ©ories du complot sur JFK n'a mĂȘme reconnu son existence, et encore moins laissĂ© entendre qu'elle pourrait ĂȘtre fondĂ©e.
Jusqu'Ă prĂ©sent, je n'ai pas connaissance de vĂ©ritables rĂ©vĂ©lations contenues dans les plus de 63 000 pages de documents gouvernementaux publiĂ©s la semaine derniĂšre, bien que certaines d'entre elles semblent corroborer les affirmations de Piper et d'autres chercheurs sur le complot JFK au fil des dĂ©cennies. L'article de 9 000 mots du New York Times sâintitule âNew Trove of Kennedy Files Offers Few Revelations So Farâ [âLa dĂ©couverte des nouveaux dossiers sur Kennedy n'offre que peu de rĂ©vĂ©lations jusqu'Ă prĂ©sentâ], et c'est probablement exact.
Mais une fois que de nombreux chercheurs expérimentés auront commencé à rassembler et à analyser tous ces éléments de preuve isolés et parcellaires et à relier les points, des conclusions majeures pourraient commencer à émerger.
Cependant, je pense que l'impact le plus immédiat de la publication de ces documents sera dû à un autre facteur.
La plupart des faits essentiels de l'assassinat, l'identité probable de certains des conspirateurs les plus importants et leurs principaux motifs sont probablement connus depuis des années, voire des décennies, par les adeptes de la théorie du complot et d'autres personnes réellement intéressées par cette affaire.
Mais la publication soudaine de tous ces documents pourrait focaliser Ă nouveau l'attention du public sur l'affaire. Cela encouragera peut-ĂȘtre de nombreuses personnalitĂ©s publiques ayant longtemps gardĂ© le silence Ă se manifester enfin et Ă admettre qu'un complot a Ă©tĂ© organisĂ©, et que la bataille autour du programme de dĂ©veloppement d'armes nuclĂ©aires d'IsraĂ«l a probablement causĂ© l'assassinat de notre 35e prĂ©sident.
Ainsi, Roger Stone, consultant politique de longue date et conseiller de Trump, a totalement exclu toute référence à Israël dans son livre sur l'assassinat de JFK publié il y a plus de dix ans. Mais la semaine derniÚre, il a fait allusion au conflit autour du programme d'armement nucléaire israélien et l'a tweeté à ses plus de 800 000 abonnés, le tweet ayant été vu 1,3 million de fois :
âAvec ces retombĂ©es d'informations se propageant sur les rĂ©seaux sociaux et le reste d'internet, les vĂ©ritables circonstances des assassinats des Kennedy pourraient enfin ĂȘtre connues d'une grande partie du public amĂ©ricain au bout de six dĂ©cenniesâ.
Lectures connexes :
American Pravda : The JFK Assassination, Part II â Who Did It ?
American Pravda : The JFK Assassination, Part I â What Happened ?
Did Israel Kill the Kennedys ? par Laurent Guyénot Final Judgment par Michael Collins Piper American Pravda : Mossad Assassinations American Pravda : JFK, LBJ, and Our Great National Shame
Israël a-t-il tué les Kennedy ? par Laurent Guyénot
Final Judgment par Michael Collins Piper
Un vĂ©ritable roman! Une saga passionnante! Au risque (assumĂ©) dâapparaĂźtre comme un complotiste invĂ©tĂ©rĂ©, je suis convaincu de la complicitĂ© de Lyndon. B. Johnson avec le Mossad dans lâassassinat des Kennedy. Les assassinats et les exĂ©cutions extra-judiciaires font partie du gĂ©nome des terroristes sionistes et ce, depuis bien avant la naissance de cette entitĂ©. Ce qui est navrant, câest de constater, que, malgrĂ© tout, les liens entre Israel et les USA nâont pas cessĂ© de se dĂ©velopper, au dĂ©triment, le plus souvent,des intĂ©rĂȘts US
Il y a des affirmations selon lesquelles LBJ auraient des origines juives. Je nâai pas gardĂ© les sources et l'auteur nây fait aucune allusion. A vĂ©rifier mais ceci expliquerait cela. Il y a bien un autre Johnson toujours vivant au Royaume-Uni qui malgrĂ© ce nom dâorigine scandinave en apparence ne cache pas son judaĂŻsme...