đâđš Fin de lâhistoire
Les Ătats-Unis devront capituler, faisant de lâIran une superpuissance rĂ©gionale (renforçant ainsi la Russie & la Chine), et lâAsie occidentale sâadaptera progressivement Ă cette nouvelle rĂ©alitĂ©.
đâđš Fin de lâhistoire
Par Alastair Crooke, le 28 juillet 2026
Les Ătats-Unis vont devoir capituler, faisant de lâIran une superpuissance rĂ©gionale.
Vendredi soir, Trump a ordonnĂ© Ă lâarmĂ©e amĂ©ricaine de ne pas poursuivre ses frappes contre lâIran, bien quâil ait approuvĂ© plus tĂŽt une âattaque massive ouvrant les portes de lâenferâ Ă TĂ©hĂ©ran.
Les Ătats-Unis ont dĂ©sormais appelĂ© Ă un nouveau cessez-le-feu temporaire avec lâIran. Ils cherchent Ă revenir au protocole dâaccord (MoU) suspendu et souhaitent inclure le YĂ©men dans les nĂ©gociations, Trump cherchant Ă faire dâAnsarAllah une partie prenante aux nĂ©gociations.
De toute Ă©vidence, Trump est en colĂšre et craint que la guerre ne ruine sa prĂ©sidence (et son hĂ©ritage). LâIran a catĂ©goriquement rejetĂ© toutes les nĂ©gociations cette semaine et a confirmĂ© ne pas vouloir engager de pourparlers en aucune circonstance. Pourquoi lâIran laisserait-il aux Ătats-Unis le temps de se regrouper et de se rĂ©armer avant de lancer une nouvelle sĂ©rie de frappes alors que les Ătats-Unis sont âau pied du murâ ?
Revenir au protocole dâaccord dont Trump a maintes fois sapĂ© la crĂ©dibilitĂ© ? Câest peu probable.
Will Schryver note que des rumeurs circulent selon lesquelles le Pentagone ferait pression sur Trump pour quâil mette fin Ă la guerre avec lâIran, car les Ătats-Unis ont pratiquement Ă©puisĂ© leurs stocks dâintercepteurs de dĂ©fense aĂ©rienne et de missiles de frappe Ă longue portĂ©e. Les principaux conseillers du prĂ©sident sâinquiĂštent aussi de la perspective dâune guerre gĂ©nĂ©ralisĂ©e au Moyen-Orient, de perdre des alliĂ©s clĂ©s du Golfe vulnĂ©rables aux attaques iraniennes, et de la crise Ă©nergĂ©tique Ă venir.
âPeu de membres, voire aucun du cercle restreint de M. Trump ne pensent que le plan dâescalade Ă©tait judicieux, ont dĂ©clarĂ© deux personnes proches du dossierâ, rapporte le New York Times.
Il semble aussi que des magouilles autour des rĂ©serves exactes de carburant aux Ătats-Unis aient jouĂ© un rĂŽle dans le revirement de Trump. Larry Johnson rapporte que â
â[Une] note prĂ©parĂ©e par Karl Miller explique Ă quel point les opĂ©rations secrĂštes dâapprovisionnement et dâexportation de carburant menĂ©es par lâarmĂ©e amĂ©ricaine Ă©puisent les rĂ©serves nationales de diesel et de kĂ©rosĂšne, en particulier Ă un moment oĂč les stocks nationaux sont dĂ©jĂ Ă un niveau critiqueâ.
En substance, Miller affirme que â
âune grande partie de ces exportations (secrĂštes) de carburant transite par des canaux opaques tels que la plate-forme de transbordement de Rotterdam, oĂč la destination finale â militaire ou Ă©trangĂšre â nâest pas rendue publique, exposant ainsi lâĂ©conomie amĂ©ricaine Ă des risques de pĂ©nurie â tandis que les opĂ©rations militaires et Ă©trangĂšres â ânotamment celles dâIsraĂ«lâ â bĂ©nĂ©ficient dâun accĂšs prioritaireâ.
Ce rapport de Miller semble ĂȘtre liĂ© aux manipulations manifestes des indices de rĂ©fĂ©rence pĂ©troliers par les autoritĂ©s amĂ©ricaines, destinĂ©es Ă convaincre les marchĂ©s que la vente dâurgence en cours de 172 millions de barils issus de la SPR (RĂ©serve stratĂ©gique de pĂ©trole) pour contrer les chocs dâapprovisionnement liĂ©s au conflit avec lâIran, ne prĂ©sente aucun risque de pĂ©nurie de carburant.
Alors que le seuil de sĂ©curitĂ© lĂ©gal est fixĂ© Ă 250 millions de barils (le niveau actuel est dâenviron 300), on nous fait nĂ©anmoins croire que le retrait peut aller encore plus loin (jusquâĂ 70 mbpd). Mais est-ce rĂ©ellement possible ? Quel est le niveau minimum que peuvent atteindre les rĂ©serves stratĂ©giques de pĂ©trole ? La situation dĂ©passe le simple schĂ©ma dâun immense rĂ©servoir de brut dotĂ© dâun seuil spĂ©cifique. La SPR est composĂ©e de nombreuses cavitĂ©s et contient diffĂ©rents types de pĂ©trole brut prĂ©levĂ©s Ă des rythmes diffĂ©rents, certaines cavitĂ©s risquant de sâeffondrer si elles sont trop vidĂ©es. En bref, personne ne sait oĂč se situe la limite Ă ne pas franchir. Tout nâest que conjecture.
Lâoffensive militaire de Trump ayant Ă©chouĂ©, le seul moyen de revenir Ă la table des nĂ©gociations serait dâoffrir dâemblĂ©e Ă lâIran de vĂ©ritables concessions. Mais mĂȘme si Trump agissait ainsi, le croirait-on ? Et lâĂ©tat dâesprit de Trump est-il capable de supporter une telle humiliation implicite ?
Le principal obstacle sur la voie du retour aux nĂ©gociations avec lâIran tient Ă ce que Trump et son entourage apprĂ©hendent lâIran de maniĂšre totalement erronĂ©e.
Ils affirment croire quâils ont affaire Ă des dirigeants intransigeants et partisans de la ligne dure, alors que les Iraniens dans leur ensemble aspirent Ă une issue.
Câest inexact, câest prĂ©cisĂ©ment le contraire. Les dirigeants sont pragmatiques, tandis que âla rueâ est globalement plus intransigeante et rĂ©clame vengeance. Et elle exige mĂȘme de savoir pourquoi il faudrait nĂ©gocier.
Dâailleurs, lâĂ©quipe Trump et ses partisans de Fox News sont passĂ©s de lâancienne vision que les Ătats-Unis avaient dâeux-mĂȘmes en tant que nation rĂ©demptrice Ă une âimage dâeux-mĂȘmesâ manichĂ©enne et radicale, Ă©crit le professeur Michael Vlahos, dans laquelle â
âle message positif amĂ©ricain a Ă©tĂ© remplacĂ© par le spectre omniprĂ©sent du Mal et la menace de la violence. Les mots sacrĂ©s LibertĂ© et DĂ©mocratie, bien quâils soient toujours scandĂ©s, ne sont plus quâun slogan vide de sens. LââĂ©vangileâ amĂ©ricain ne prĂȘche plus la rĂ©demption et lâexpiation : il se concentre dĂ©sormais sur la rĂ©pression et la vengeance. Ce revirement sâest produit du jour au lendemain, le 11 septembre et avec Guantanamoâ.
Le cĆur du problĂšme rĂ©side donc dans lâattitude : comment peut-on nĂ©gocier ou dialoguer avec lâincarnation du mal (comme Trump qualifie les Iraniens) ? Câest bien sĂ»r impossible. DâoĂč lâintĂ©rĂȘt de prĂ©senter les ennemis sous un jour le plus noir possible afin dâempĂȘcher toute vĂ©ritable mĂ©diation. Toute solution considĂ©rĂ©e comme portant au pouvoir
âlâun des hommes les plus malfaisants de lâhistoireâ, Ă la tĂȘte dâune âbande de voyous sanguinairesâ, est ainsi exclue.
La politique se rĂ©duit alors Ă une quĂȘte de domination sur âlâaltĂ©ritĂ©â.
LâOccident manifeste un mode de pensĂ©e bien spĂ©cifique considĂ©rĂ© comme reprĂ©sentant lâessence mĂȘme de notre humanitĂ©. Ce concept (souvent qualifiĂ© dâapollinien) renvoie au patriarcat, au droit et Ă une pensĂ©e verticale, hiĂ©rarchisĂ©e, laĂŻque, rationnelle et mĂ©caniste. Il laisse peu de place Ă lââentre-deuxâ. Les choses sont soit blanches, soit noires.
Cependant, un autre concept (souvent qualifiĂ© de dionysiaque) exprime la dualitĂ© Ă©nergĂ©tique tant dans la nature que chez lâhumain : le masculin et le fĂ©minin, lâordre et la transgression, la rectitude et la dĂ©gĂ©nĂ©rescence. Ces pĂŽles coexistent au sein mĂȘme de notre conscience, se complĂ©tant mutuellement. (La logique dionysiaque pourrait ĂȘtre vue comme lâombre, voire la rĂ©volte contre Apollon.)
Et puis il y a PersĂ©phone (la face cachĂ©e de lââombreâ dionysiaque) qui incarne lâexistence chthonienne et fĂ©minine. Dans ce contexte, il nây a pas de pĂŽle masculin, mais seulement une dĂ©esse reprĂ©sentant la terre et le principe fĂ©minin de la reproduction, le processus de croissance et de bienveillance, ainsi que du savoir souterrain (appelĂ© intuition) â symbolisant le cycle de vie dâAphrodite, la dĂ©composition, la mort et le renouveau ultime.
La conscience, cependant, exprime le plus souvent la nature humaine selon une orientation particuliĂšre. Toutes les civilisations puisent nĂ©anmoins dans la diversitĂ© complĂšte de ces composantes de la conscience qui â dâune maniĂšre ou dâune autre â font Ă©cho Ă une civilisation donnĂ©e.
Penser au sein dâune culture, câest penser dâune certaine façon. En revanche, appartenir Ă une culture diffĂ©rente, Ă un groupe ethnique diffĂ©rent, Ă une religion diffĂ©rente â signifie une pensĂ©e diffĂ©rente. Pourtant, nous restons tous humains.
Ainsi, lâorgueil impĂ©rialiste de Trump fait peu Ă peu obstacle Ă la rĂ©alitĂ© : il lui sera difficile â voire impossible â de trouver une solution au conflit au Moyen-Orient, car voir le monde sous un angle purement apollinien est une approche essentiellement masculine et exclusiviste qui ne permet pas dâen saisir âlâaltĂ©ritĂ©â. Elle repose plutĂŽt sur un privilĂšge exceptionnel. Elle ne reconnaĂźt pas â et ne peut reconnaĂźtre â la pluralitĂ© des esprits.
Les Ătats-Unis ont perdu la guerre. En adoptant un langage manichĂ©en sans compromis, Trump sâest de fait coupĂ© de toute solution diplomatique envisageable. En Ă©largissant le théùtre des opĂ©rations (Liban, YĂ©men, Syrie et Irak), il a considĂ©rablement compromis tout processus diplomatique. Tous ces Ă©lĂ©ments sont interdĂ©pendants, mais ils poursuivent Ă©galement des objectifs distincts. Une solution implique donc une matrice complexe dâenjeux plutĂŽt quâun simple conflit binaire entre les Ătats-Unis et lâIran. Les Ătats-Unis devront finalement capituler, faisant de lâIran une superpuissance rĂ©gionale (fortifiant ainsi la Russie et la Chine), tandis que la rĂ©gion sâadaptera progressivement Ă cette nouvelle rĂ©alitĂ© de lâAsie occidentale.
Traduit par Spirit of Free Speech
https://strategic-culture.su/news/2026/07/28/the-wars-back-is-broken/



Itâs a gangster. It has been called a gangster state, for just such reasons. And other countries are afraid of what the United States can do, not only under Trump, but what it has been doing for the last 50 years. It is simply confiscating, and destabilizing, and overthrowing.
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The National Security Act of 1947 is the legal framework for American Empire.
The US/UK have basically declared war against any attempt to create an international trade and investment system that the Alglo-murican Oligarchy does not control, in its own self-interest, wanting all of the earnings from it, all of the revenue from it, not just part of it. In the eyes of the Anglo-murican Empire you are either servant, livestock or enemy.
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"I spent 33 years and four months in active military service and during that period I spent most of my time as a high class muscle man for Big Business, for Wall Street and the bankers. In short, I was a racketeer, a gangster for capitalism."
- Smedley D. Butler, U.S. Marine Corps general, two time Medal of Honor recipient
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Itâs a greedy empire.