đâđš Gaz : Poutine avertit que la Russie pourrait fermer le robinet Ă lâEurope
La Russie âest & reste un fournisseur Ă©nergĂ©tique fiableâ, dixit Poutine. Le message est limpide : ceux qui veulent du gaz russe en auront, les autres dĂ©couvriront le coĂ»t de leur vertu affichĂ©e.
đâđš Gaz : Poutine avertit que la Russie pourrait fermer le robinet Ă lâEurope
Par Raphaël Besliu, le 5 mars 2026
En trois ans, lâEurope a rĂ©duit la part du gaz russe de 40 % Ă 6 % de ses importations â mais cette prouesse logistique a coĂ»tĂ© aux mĂ©nages une facture Ă©nergĂ©tique trois Ă quatre fois plus Ă©levĂ©e quâavant 2022.
Poutine avertit, Ă mots Ă peine couverts, que la Russie pourrait cesser dĂšs maintenant de fournir lâEurope pour se tourner vers des marchĂ©s asiatiques plus rentables, au moment oĂč la crise iranienne fait dĂ©jĂ exploser les prix mondiaux.
LâEurope a simplement troquĂ© sa dĂ©pendance au gaz russe contre une dĂ©pendance au GNL amĂ©ricain, sans jamais se demander si Washington, en cas de tension sur les marchĂ©s, privilĂ©gierait ses clients europĂ©ens ou asiatiques.
La France, nation nuclĂ©aire qui fut pionniĂšre de lâindĂ©pendance Ă©nergĂ©tique, suit docilement la ligne de Bruxelles : son parc nuclĂ©aire dĂ©libĂ©rĂ©ment affaibli et ses capacitĂ©s de stockage insuffisantes la laissent sans plan B crĂ©dible face Ă la fermeture du dĂ©troit dâHormuz.
LâEurope a cru pouvoir se passer du gaz russe sans en payer le prix. Elle dĂ©couvre aujourdâhui, dans la panique dâune crise majeure au Moyen-Orient, que lâĂ©nergie nâobĂ©it pas aux injonctions morales de Bruxelles. Vladimir Poutine, en stratĂšge rompu aux rapports de force, vient de rappeler une vĂ©ritĂ© Ă©lĂ©mentaire : sur un marchĂ© mondial tendu, le vendeur choisit son client. Et ce client pourrait bien ne plus ĂȘtre europĂ©en.
Les dĂ©clarations du prĂ©sident russe, mercredi, mĂ©ritent quâon sây arrĂȘte au-delĂ du commentaire gĂ©opolitique convenu. InterrogĂ© sur les projets europĂ©ens visant Ă interdire totalement les importations de gaz russe par pipeline dâici 2027 et Ă proscrire les nouveaux contrats de GNL russe dĂšs avril 2026, Poutine a livrĂ© ce quâil appelle lui-mĂȘme une ârĂ©flexion Ă voix hauteâ :
âDâautres marchĂ©s sâouvrent actuellement. Et il serait peut-ĂȘtre plus rentable pour nous de cesser de fournir le marchĂ© europĂ©en dĂšs maintenant. De nous tourner vers ces marchĂ©s qui sâouvrent et de nous y implanterâ.
RĂ©flexion Ă voix haute ou avertissement calculĂ© ? Les deux, assurĂ©ment. Le maĂźtre du Kremlin excelle dans lâart de formuler des menaces sous forme dâhypothĂšses. Mais le contexte donne Ă ces mots une rĂ©sonance particuliĂšre. La crise iranienne, les frappes amĂ©ricano-israĂ©liennes, la paralysie du dĂ©troit dâHormuz, lâarrĂȘt de la production qatarie de GNL et la fermeture de la plus grande raffinerie saoudienne : tout concourt Ă faire exploser les prix de lâĂ©nergie au moment prĂ©cis oĂč lâEurope sâest rendue vulnĂ©rable.
Car câest bien lĂ le cĆur du problĂšme. En trois ans, lâUnion europĂ©enne a rĂ©duit la part du gaz russe dans ses importations de 40 % Ă 6 %. Prouesse technique et logistique, certes. Mais Ă quel prix ? Et surtout, pour quelle sĂ©curitĂ© dâapprovisionnement ? La NorvĂšge, les Ătats-Unis et lâAlgĂ©rie ont pris le relais. Fort bien. Mais ces fournisseurs alternatifs sont-ils plus fiables que celui que lâon a voulu bannir ? Poutine pose la question avec une ironie mordante : si des acheteurs asiatiques se prĂ©sentent, prĂȘts Ă payer le prix fort,
âles AmĂ©ricains et les entreprises amĂ©ricaines quitteront bien sĂ»r le marchĂ© europĂ©en pour aller vers des marchĂ©s plus rentablesâ.
Lâillusion de lâindĂ©pendance Ă©nergĂ©tique
Il y a quelque chose de profondĂ©ment naĂŻf dans la politique Ă©nergĂ©tique europĂ©enne depuis 2022. On a substituĂ© une dĂ©pendance Ă une autre, troquant le gaz russe contre le GNL amĂ©ricain, sans jamais poser la question qui fĂąche : et si notre nouveau fournisseur, lui aussi, avait des intĂ©rĂȘts divergents des nĂŽtres ? Washington vend son gaz de schiste au prix du marchĂ© mondial. Quand ce marchĂ© sâaffole, le client europĂ©en passe aprĂšs le client asiatique. Câest, comme le dit Poutine, âsimplement du businessâ.
LâEurope a voulu punir la Russie. Elle sâest punie elle-mĂȘme. Gazprom, autrefois troisiĂšme capitalisation mondiale avec 330 milliards de dollars, ne vaut plus quâenviron 40 milliards. Victoire symbolique, dira-t-on. Mais les EuropĂ©ens paient leur Ă©lectricitĂ© et leur chauffage trois Ă quatre fois plus cher quâil y a cinq ans. Lâindustrie allemande, privĂ©e du gaz bon marchĂ© qui faisait sa compĂ©titivitĂ©, dĂ©localise ou ferme. Les classes moyennes françaises voient leur pouvoir dâachat rognĂ© par des factures Ă©nergĂ©tiques devenues insupportables.
Pendant ce temps, la Russie se tourne vers la Chine, âpremier consommateur et importateur mondial dâĂ©nergieâ. Le pipeline Force de SibĂ©rie alimente dĂ©jĂ PĂ©kin. Dâautres projets suivront. Moscou perd lâEurope mais gagne lâAsie. LâĂ©quation nâest pas nĂ©cessairement dĂ©favorable au Kremlin, surtout dans un contexte oĂč les prix mondiaux sâenvolent.
Il faut entendre ce que dit rĂ©ellement Poutine. Non pas une fanfaronnade de dictateur acculĂ©, mais le constat froid dâun rapport de force qui Ă©volue. La Russie âa toujours Ă©tĂ© et reste un fournisseur Ă©nergĂ©tique fiableâ, martĂšle-t-il, citant la Slovaquie et la Hongrie comme exemples de partenaires âeux-mĂȘmes fiablesâ. Le message est limpide : ceux qui veulent du gaz russe peuvent en avoir. Et ceux qui nâen veulent pas dĂ©couvriront le coĂ»t de leur vertu affichĂ©e.
La souveraineté énergétique, angle mort de la politique française
OĂč est la France dans ce tableau ? Absente, comme trop souvent sur les questions stratĂ©giques. Paris suit docilement la ligne bruxelloise, approuve les sanctions, applaudit les embargos, sans jamais poser la question de lâintĂ©rĂȘt national. Notre parc nuclĂ©aire, qui devait nous protĂ©ger des alĂ©as gaziers, a Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment affaibli pendant des dĂ©cennies. Nos capacitĂ©s de stockage sont insuffisantes. Notre industrie Ă©nergĂ©tique a Ă©tĂ© dĂ©membrĂ©e au nom de la concurrence europĂ©enne.
La crise iranienne rĂ©vĂšle lâampleur de notre vulnĂ©rabilitĂ©. Le dĂ©troit dâHormuz fermĂ©, câest prĂšs de 20 % du pĂ©trole mondial qui ne passe plus. Le Qatar paralysĂ©, câest le premier exportateur de GNL hors jeu. Et lâEurope, pieusement occupĂ©e Ă planifier lâinterdiction du gaz russe pour 2027, dĂ©couvre quâelle ne dispose dâaucun plan B crĂ©dible.
Une politique de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique supposerait de diversifier rĂ©ellement nos approvisionnements, sans exclusive idĂ©ologique. Elle supposerait aussi de reconstruire notre filiĂšre nuclĂ©aire avec lâurgence que commande la situation, de dĂ©velopper nos capacitĂ©s de stockage stratĂ©gique et de cesser de dĂ©pendre des dĂ©cisions prises Ă Washington ou Ă Bruxelles pour un bien aussi vital que lâĂ©nergie.
Rien de tout cela nâest Ă lâordre du jour. On prĂ©fĂšre les grandes dĂ©clarations sur la transition Ă©cologique et les objectifs de neutralitĂ© carbone Ă lâhorizon 2050. Pendant ce temps, les prix flambent, les industriels souffrent et les mĂ©nages se serrent la ceinture. Et Vladimir Poutine, depuis Moscou, observe le spectacle avec la satisfaction de celui qui avait prĂ©venu.
La leçon est cruelle, mais elle mĂ©rite dâĂȘtre entendue. LâĂ©nergie est un instrument de puissance. Ceux qui la possĂšdent dictent leurs conditions. Ceux qui ne la possĂšdent pas subissent. LâEurope a choisi de subir au nom de principes quâelle est souvent la seule Ă professer. La France, nation nuclĂ©aire qui fut pionniĂšre de lâindĂ©pendance Ă©nergĂ©tique, sâest laissĂ©e entraĂźner dans cette impasse. Il serait temps dâen sortir avant que le prix Ă payer ne devienne prohibitif.






Dâabord et avant tout: «[L]a Russie est et reste un «allié» non fiable».Ainsi, alors que lâalliance gĂ©nocidaire U$A/SIONAZIS ISRAĂLIENS gĂ©nocident le peuple palestinien martyr, massacrent les syriens et bombardent sans rĂ©pit les iraniens du traitĂ© dâ«alliance militaire stratĂ©gique» et membre des BRICS, Poutine, le «cheufs» des milliardaires russes parlent profits et pertes pendant que les morts sâaccumulent parmi les «amis sans limites», LĂ©nine et Staline doivent vouloir sortir de leur tombe et occir ce capitaliste renĂ©gat.
Pourquoi Poutine ne propose-t-il pas de couper le pĂ©trole aux gĂ©nocidaires SIONAZIS ISRAĂLIENS quâil leur fournit par le sultan Erdogan?Trop payant Ă©videmment.Pourquoi son copain Xi continue-t-il Ă ĂȘtre le 2iĂšme fournisseur de biens Ă ces mĂȘmes gĂ©nocidaires SIONAZIS ISRAĂLIENS?Trop payant aussi?
On voit oĂč sont les valeurs humanitaires de ces renĂ©gats russes et chinois: Ă la mĂȘme place que celle de Tr0mp, les PROFITS CAPITALISTES sauf que Tr0mp est franc ce qui nâest pas leur cas, HONTE Ă EUX.
Avec de pareils «amis», pas besoin dâennemis.