đâđš Il est grand temps que Trump dise Ă Netanyahu dâaller se faire voir
IsraĂ«l sâapproprie tout ce quâil souhaite et le gouvernement amĂ©ricain reste lĂ , les bras croisĂ©s, tandis que Netanyahu nâen finit plus de mentir comme un arracheur de dents. Mais trop, câest trop.
đâđš Il est grand temps que Trump dise Ă Netanyahu dâaller se faire voir
Par Philip Giraldi, le 14 juin 2026
Mais Netanyahu Ăąnonne sans cesse : âCe qui tâappartient mâappartientâ.
Outre les attaques meurtriĂšres rĂ©guliĂšres orchestrĂ©es par les Ătats-Unis et IsraĂ«l contre lâIran, lâarmĂ©e israĂ©lienne, rien que la semaine derniĂšre, a tuĂ© 13 Gazaouis et 13 Libanais. Gaza est dĂ©sormais occupĂ©e Ă 70 % par IsraĂ«l, contrairement Ă ce qui a Ă©tĂ© convenu dans lâaccord de cessez-le-feu, tout comme une grande partie du sud du Liban. Plus de 1 000 Gazaouis ont Ă©tĂ© assassinĂ©s par IsraĂ«l depuis la dĂ©claration du cessez-le-feu temporaire en octobre 2025. Ajoutons Ă ce tableau lâagression constante dans le sud de la Syrie oĂč IsraĂ«l Ă©tablit une prĂ©sence militaire suivie de prĂšs par lâĂ©tablissement de colons de plus en plus proches de la capitale, Damas. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa bande de terroristes ont lâintention dâintĂ©grer ces territoires au âGrand IsraĂ«lâ, en plus de Gaza et du Liban.
Pendant ce temps, des colons juifs armĂ©s ravagent le peu quâil reste de la Cisjordanie palestinienne, dĂ©truisant fermes, moyens de subsistance et dĂ©truisant des villages entiers. La semaine derniĂšre, Taybeh, le dernier village chrĂ©tien, est devenu inhabitable aprĂšs des semaines de raids au cours desquels le bĂ©tail a Ă©tĂ© tuĂ©, lâeau empoisonnĂ©e et les oliviers arrachĂ©s. Si un Palestinien tente dâintervenir, il est battu, voire tuĂ©. Les Ă©glises et les mosquĂ©es de Cisjordanie sont rĂ©guliĂšrement profanĂ©es, et les non-juifs en tenue religieuse ou tentant dâentrer dans un lieu saint font souvent les frais de crachats, en particulier Ă JĂ©rusalem. LâarmĂ©e israĂ©lienne (IDF) se contente quant Ă elle dâobserver ces manifestations de barbarie sans intervenir. La Knesset, levant toute ambiguĂŻtĂ©, a autorisĂ© un budget de 51 millions de dollars pour Ă©tablir plus de 60 nouvelles colonies illĂ©gales en Cisjordanie occupĂ©e.
Outre lâemprise brutale dâIsraĂ«l, les Ătats-Unis, souvent par lâintermĂ©diaire de Trump lui-mĂȘme, ont Ă©tĂ© garants des divers cessez-le-feu et ont créé un Conseil de paix totalement dysfonctionnel, sans jamais rien mettre en Ćuvre pour mettre fin aux massacres. Ils fournissent au contraire Ă IsraĂ«l des armes, des fonds et une caution politique et sont donc Ă ce titre complices de crimes de guerre. Ici, chez nous, Trump promeut le programme israĂ©lien en soutenant la criminalisation de quiconque dĂ©nonce les crimes contre lâhumanitĂ© commis par son âmeilleur amiâ Bibi, en choisissant de museler la libertĂ© dâexpression plutĂŽt que permettre la moindre rĂ©vĂ©lation des crimes israĂ©liens. Ces agissements rappellent le drame du 8 juin 1967 lorsque lâarmĂ©e israĂ©lienne a attaquĂ© lâUSS Liberty, tuant 34 membres dâĂ©quipage amĂ©ricains et en blessant 172 autres. Une opĂ©ration de dissimulation a suivi pour protĂ©ger IsraĂ«l, coordonnĂ©e par le prĂ©sident Lyndon B. Johnson. Johnson Ă©tait un individu rĂ©pugnant qui aurait probablement apprĂ©ciĂ© papoter âvaleursâ avec Trump.
Une chose est sĂ»re, les Ătats-Unis ne tirent absolument aucun avantage, ni pour lâintĂ©rĂȘt national ni pour le bien-ĂȘtre de lâAmĂ©ricain moyen, de leur servilitĂ© envers IsraĂ«l et Netanyahu. Selon les sondages, le public amĂ©ricain lâa dĂ©jĂ compris et se retourne contre lâĂtat hĂ©breu. Il soutient dĂ©sormais la cause palestinienne et la fin de cette guerre absurde contre lâIran. Il est donc plus que temps pour les Ătats-Unis de rompre le lien les unissant Ă IsraĂ«l et de se concentrer sur lâintĂ©rĂȘt national. MĂȘme si le CongrĂšs et le prĂ©sident Donald Trump continuent obstinĂ©ment de sâaligner sur les positions israĂ©liennes, cette rupture est indispensable, dâautant que cette soumission inclut dĂ©sormais la fusion prĂ©vue des bureaucraties de DĂ©fense et du renseignement americano-israĂ©liennes.
Si cette administration a tirĂ© un quelconque enseignement de tout ce qui prĂ©cĂšde, son incompĂ©tence en relations Ă©trangĂšres est une rĂ©alitĂ© indĂ©niable. Une part de la responsabilitĂ© incombe certainement Ă Trump lui-mĂȘme, car il nâĂ©prouve que peu ou pas de empathie pour ses semblables, Ă moins quâils ne le menacent ou ne lui procurent un profit personnel, comme le font Netanyahu et les milliardaires juifs. Il a Ă©galement tendance Ă se contredire spontanĂ©ment sans cesse, sans se soucier outre mesure des questions concrĂštes susceptibles dâintĂ©resser son Ă©lectorat. Seul compte ce quâil pense susceptible de le mettre en valeur Ă un moment T, ce qui sâest rĂ©cemment traduit par lâapposition de son nom sur divers bĂątiments publics. InterrogĂ© par un journaliste sur la hausse du taux dâinflation, il a dĂ©clarĂ© âadorer lâinflation !â Autrement dit : âBye-bye les Ă©lections de mi-mandat !â
Prenons lâexemple de la façon dont Trump a annoncĂ© jeudi matin quâil allait attaquer lâIran cette nuit-lĂ pour sâemparer de sa principale installation dâexportation de pĂ©trole sur lâĂźle de Kharg, pour paralyser la capacitĂ© du pays Ă assurer ses livraisons dâĂ©nergie. Ă 14 heures, il a toutefois annulĂ© lâattaque, estimant que les Ătats-Unis et lâIran Ă©taient sur le point de conclure un accord pour mettre fin aux combats et rĂ©gler les problĂšmes Ă lâorigine du conflit. Le Premier ministre pakistanais, qui faisait office de mĂ©diateur, a confirmĂ© vendredi la perspective dâun accord de paix, mĂȘme si certains observateurs ont immĂ©diatement fait remarquer que ces propos Ă©taient infondĂ©s, car aucune nĂ©gociation nâĂ©tait rĂ©ellement en cours entre les diffĂ©rentes parties, lâIran niant toute avancĂ©e sur les points clĂ©s. Samedi, rien nâĂ©tait encore confirmĂ©, mais Trump a de nouveau affirmĂ© quâun âprotocole dâaccordâ serait signĂ© dimanche, comme premiĂšre Ă©tape vers un accord de paix, vraisemblablement pour coĂŻncider avec son anniversaire. La plupart des observateurs estiment toutefois que Trump, affaibli et vulnĂ©rable, ne se raccroche Ă cette guerre dĂ©sastreuse contre lâIran quâen raison de la pression intense exercĂ©e par IsraĂ«l et son lobby amĂ©ricain qui pourrait ĂȘtre prĂȘt Ă recourir au âchantage Epsteinâ pour sâassurer de la participation amĂ©ricaine au conflit. Si Trump envisage ne serait-ce quâun dĂ©sengagement de la rĂ©gion, IsraĂ«l risque de prendre immĂ©diatement toutes les mesures nĂ©cessaires pour faire capoter lâaccord et reprendre les combats, que ce soit via une opĂ©ration sous faux drapeau pour ramener les Ătats-Unis dans le conflit ou en exploitant le mensonge selon lequel âlâIran possĂšde lâarme nuclĂ©aireâ.
Trump va donc poursuivre sa navigation Ă vue, et les relations avec la plupart des pays du Moyen-Orient continueront dâĂȘtre dictĂ©es par IsraĂ«l tandis que les pourparlers bilatĂ©raux avec des acteurs majeurs comme la Russie et la Chine semblent sâĂȘtre complĂštement taris. La nomination de Steve Witkoff, magnat de lâimmobilier et compĂšre de golf de Donald, et du gendre de Trump, Jared Kushner, tous deux totalement inexpĂ©rimentĂ©s et dâardents sionistes, en tant que reprĂ©sentants prĂ©sidentiels personnels nâa certainement pas amĂ©liorĂ© les chances de mener des nĂ©gociations avec qui que ce soit. Car qui peut faire confiance Ă Trump ?
Lâinfluence dâIsraĂ«l dĂ©passe de loin sa taille et sa puissance rĂ©elles. Un âamiâ rĂ©cent de Trump, le Premier ministre argentin Javier Milei, est Ă©galement un grand ami dâIsraĂ«l. Lors dâune visite dâĂtat en IsraĂ«l peu aprĂšs son Ă©lection, il a effectuĂ© la traditionnelle visite de lĂšche au Mur des Lamentations Ă JĂ©rusalem. ĂlevĂ© dans la religion catholique, Milei aurait aimĂ© se convertir au judaĂŻsme, mais il a renoncĂ© Ă cette idĂ©e car la tradition juive de ne pas travailler le samedi aurait empiĂ©tĂ© sur ses fonctions de Premier ministre. Non contents de sâemparer de tout le Moyen-Orient, les Juifs dâIsraĂ«l lorgnent Ă©galement sur dâautres territoires. La Patagonie, en Argentine, aurait notamment Ă©tĂ© particuliĂšrement ciblĂ©e par des investisseurs israĂ©liens avec lâaide du rĂ©gime de Milei qui a contribuĂ© Ă contourner les restrictions environnementales. Les IsraĂ©liens achĂštent Ă©galement de nombreuses propriĂ©tĂ©s Ă Chypre et en GrĂšce, des refuges pratiques en cas de conflit nuclĂ©aire avec lâun de leurs voisins. Jonathan Pollard, lâespion amĂ©ricain au service de Benjamin Netanyahu, aurait Ă©voquĂ© la Turquie et lâĂgypte comme Ă©tant les âprochainsâ pays Ă subir la colĂšre de Sion, une fois lâIran Ă©liminĂ©. Nâimporte laquelle de ces deux armĂ©es pourrait facilement dominer les lĂąches de lâarmĂ©e israĂ©lienne, plus prompts Ă violer et Ă torturer quâĂ affronter lâennemi.
Mais lâhistoire suivante illustre clairement le dĂ©sir maniaque dâIsraĂ«l de voler les biens dâautrui, en particulier les terres, quel que soit le prix Ă payer pour y parvenir. Comme toujours, les criminels israĂ©liens ne sont pas tenus responsables de leurs actes par Donald Trump qui a lui-mĂȘme un fort penchant pour le vol et choisit de contourner les rĂšgles, comme en tĂ©moignent les plans grandioses dâun complexe de luxe âTrump Rivieraâ sur le front de mer de Gaza. Sans oublier les manigances actuelles sur une Ăźle au large de lâAlbanie, qui fait lâobjet dâun âdĂ©veloppementâ Ă plusieurs milliards de dollars par Ivanka Trump et son mari, Jared Kushner, grĂące Ă lâargent des Ămirats arabes unis (EAU), pour en faire une station balnĂ©aire de luxe destinĂ©e aux riches et aux cĂ©lĂ©britĂ©s. Kushner a obtenu cet argent grĂące Ă ses relations familiales, et fort heureusement, beaucoup dâAlbanais sâinsurgent contre cet accord et descendent dans la rue pour protester.
Mais lâaffaire qui nous vient des Ătats-Unis et du Canada, ainsi que ce week-end Ă Londres, surpasse bon nombre des magouilles de Trump et dâIsraĂ«l par son audace et sa gravitĂ©. Amnesty International UK exige que le gouvernement britannique mette fin Ă un Ă©vĂ©nement immobilier prĂ©vu Ă Londres auquel participent des entreprises faisant ouvertement la promotion de la vente de terrains dans les colonies israĂ©liennes de Cisjordanie, des territoires palestiniens illĂ©galement occupĂ©s.
Le âGreat Israeli Real Estate Eventâ est un salon itinĂ©rant ayant dĂ©jĂ organisĂ© des Ă©vĂ©nements au Canada et aux Ătats-Unis, et programme aujourdâhui une vente Ă Londres dimanche. Cet Ă©vĂ©nement est organisĂ© par une agence immobiliĂšre israĂ©lienne appelĂ©e My Home in Israel. Cette agence vend des terrains Ă des acquĂ©reurs potentiels par lâintermĂ©diaire dâune Ă©quipe dâagents immobiliers basĂ©s aux Ătats-Unis, les ventes ayant gĂ©nĂ©ralement lieu dans des synagogues ou autres bĂątiments dĂ©tenus et gĂ©rĂ©s par des Juifs. Des manifestations contre ces ventes se sont inĂ©vitablement organisĂ©es dans des villes comme Los Angeles et New York, oĂč les âlotsâ sont proposĂ©s aux communautĂ©s juives locales. Les lots mis en vente comprennent des parcelles consĂ©quentes situĂ©es dans des colonies illĂ©gales de Cisjordanie, des terres volĂ©es Ă leurs propriĂ©taires palestiniens. Le rapport dâAmnesty International publiĂ© la semaine derniĂšre Ă lâoccasion du salon de Londres a notamment exposĂ© la campagne de nettoyage ethnique menĂ©e par lâĂtat israĂ©lien en Cisjordanie, documentant le dĂ©placement dâau moins 5 910 BĂ©douins palestiniens et membres de communautĂ©s pastorales depuis 2023, la dĂ©molition de plus de 3 400 maisons et structures dans la zone C de la Cisjordanie palestinienne, ainsi quâune recrudescence inĂ©dite de la barbarie des colons soutenue par lâĂtat et des confiscations de terres.
Telle est donc la rĂ©alitĂ© : IsraĂ«l sâapproprie tout ce quâil souhaite, sans se soucier le moins du monde de ceux qui meurent ou perdent leur foyer dans le processus. Et le gouvernement amĂ©ricain reste lĂ , les bras croisĂ©s, tandis que Netanyahu nâen finit plus de mentir comme un arracheur de dents. Mais trop, câest trop. On dĂ©teste presque autant lâAmĂ©rique quâIsraĂ«l pour leurs agissements, et si rien ne sâarrange, les consĂ©quences risquent fort de se corser. Il est grand temps de dire Ă Netanyahu et sa clique de lâAIPAC ainsi quâĂ ses amis milliardaires juifs dâaller se faire voir.
Traduit par Spirit of Free Speech
Philip M. Giraldi est directeur exĂ©cutif du Council for the National Interest, une fondation Ă©ducative qui milite pour une politique Ă©trangĂšre amĂ©ricaine au Moyen-Orient plus axĂ©e sur lâintĂ©rĂȘt national. Son site web est https://councilforthenationalinterest.org et son adresse e-mail est inform@cnionline.org.
https://www.unz.com/pgiraldi/time-for-trump-to-tell-benjamin-netanyahu-to-go-away/


