đâđš La clique europĂ©enne sous anxiolytiques
La caste des serfs, prompte à semer le bazar dans le monde en espérant une part du butin, fait désormais face à la terrifiante perspective de devoir financer sa propre sécurité, ou payer le prix fort.
đâđš La clique europĂ©enne sous anxiolytiques
Par José Goulão, le 24 février 2025
Les dirigeants de l'Union européenne ont toutes les raisons de se gaver d'anxiolytiques, mais ne peuvent en vouloir à Trump.
Miroir de son propre dĂ©sarroi, le rĂ©gime nĂ©olibĂ©ral et ses relais mĂ©diatiques s'autodiagnostiquent, Ă l'unisson, une âtendance anxieuseâ europĂ©enne face Ă l'accession de Donald Trump Ă la prĂ©sidence des Ătats-Unis.
On ne saurait en douter. Les professionnels de la filiĂšre pharmaceutique pourraient le confirmer en constatant l'Ă©puisement de leurs stocks d'anxiolytiques, au profit bien involontaire du monopole des grands groupes pharmaceutiques
Ce constat invite Ă une premiĂšre observation : la caste politique dĂ©cadente de l'Union europĂ©enne, si arrogante envers le peuple, n'est finalement qu'un fatras de lĂąchetĂ©s face Ă ses maĂźtres. Le changement de direction Ă la tĂȘte du plus voyant et du plus reprĂ©sentatif de ces maĂźtres n'a fait qu'accentuer le malaise
En effet, la meilleure explication à l'angoisse qui saisit les gouvernements officiellement élus et la mafia bureaucratique non élue de l'Union européenne semble tenir du désarroi de l'orphelin aprÚs les adieux de Joseph Biden, un chef sénile, corrompu et belliciste à qui les dirigeants européens faisaient des courbettes lors de ses visites, ou quand il daignait émettre quelques ordres lors de ses déplacements présidentiels.
Contrairement au réconfort que Kamala Harris aurait pu leur offrir si elle avait été élue, ils redoutent désormais Donald Trump comme un beau-pÚre sévÚre capable de les abandonner sans défense dans un monde de plus en plus enclin à tourmenter ceux qui ont si soigneusement entretenu le ravissant petit jardin de Borrell.
Les gouvernements europĂ©ens, pour qui âalliĂ©sâ est synonyme de âserviteursâ craignent-ils un nouvel affront ? Pourraient-ils finir par devenir des parias et des indigents, contraints de se nourrir des dĂ©chets pestilentiels qu'ils ont eux-mĂȘmes semĂ©s, sans aucune dĂ©fense contre les âbarbaresâ qu'ils dĂ©noncent si souvent ?
Si tel devait ĂȘtre le cas, leur course effrĂ©nĂ©e aux anxiolytiques serait plus que justifiĂ©e. La caste des serfs, habituĂ©e Ă semer le trouble dans le monde entier en espĂ©rant une part du butin, est dĂ©sormais confrontĂ©e Ă la terrifiante perspective de devoir financer sa propre sĂ©curitĂ©, ou de payer le prix fort.
Trump, le beau-pÚre réaliste
Les dirigeants autocratiques europĂ©ens, de plus en plus imprudents avec leurs mensonges et animĂ©s par une Ă©thique douteuse, commencent Ă entrevoir les temps difficiles qui les attendent. Pourtant, sur plusieurs questions stratĂ©giques internationales, leurs craintes sont peut-ĂȘtre prĂ©maturĂ©es.
Bien qu'ils soient des non-entitĂ©s dans l'histoire rĂ©elle, une simple relecture du premier mandat de Trump suffirait Ă les calmer. Par exemple, Trump a mis en scĂšne un prĂ©sident fasciste au Venezuela et y a orchestrĂ© des tentatives de coup d'Ătat. Les dirigeants europĂ©ens, toujours incommodĂ©s par les processus Ă©lectoraux qui dĂ©fient leurs normes dogmatiques, peuvent ĂȘtre assurĂ©s que le nouveau/ancien prĂ©sident amĂ©ricain reprendra probablement de telles initiatives, rĂ©intĂ©grant le mentor des escadrons de la mort sud-amĂ©ricains qui ont perdu les derniĂšres Ă©lections. Bruxelles et les 27 n'ont rien Ă craindre.
Rien ne laisse non plus prĂ©sager d'une dĂ©tente du blocus contre Cuba, d'une relance d'un rĂ©fĂ©rendum sur les droits nationaux du Sahara occidental ou de la neutralisation de groupes terroristes comme Al-QaĂŻda ou l'Ătat islamique, si profitables aux âintĂ©rĂȘtsâ des 27 dans des missions par procuration, comme on l'a rĂ©cemment vu en Syrie.
Le bref soutien de Trump au rapprochement entre la CorĂ©e du Nord et la CorĂ©e du Sud s'est estompĂ©, la normalitĂ© Ă©tant de retour, y compris un coup d'Ătat pro-amĂ©ricain Ă SĂ©oul. Les EuropĂ©ens n'ont donc aucune raison de s'alarmer.
Une mention toute spĂ©ciale Ă la soi-disant âquestion israĂ©lo-palestinienneâ, un euphĂ©misme pour dĂ©signer le gĂ©nocide et le nettoyage ethnique perpĂ©trĂ©s par ceux qui se font les champions des droits de l'homme tout en fermant les yeux sur des flots de sang Le racisme sioniste dĂ©fend ânos intĂ©rĂȘtsâ, ânotre civilisationâ et la âtradition humanisteâ au Moyen-Orient. Ici aussi, les inquiĂ©tudes europĂ©ennes sont infondĂ©es : Netanyahu et ses sionistes rĂ©visionnistes continueront de jouir de l'impunitĂ©, enhardis par leur Ă©ternel rĂȘve de guerre contre l'Iran
Le cessez-le-feu annoncĂ© Ă Gaza attisera peut-ĂȘtre les tensions entre dirigeants sionistes, mais il finira par succomber Ă la stratĂ©gie d'annexion des territoires occupĂ©s. L'Union europĂ©enne gardera le silence, Ă©mettant de temps Ă autre des vĆux pieux, avec la certitude qu'IsraĂ«l oeuvrera sans relĂąche Ă la dĂ©fense de ânotre civilisationâ. AprĂšs tout, comme tente de rassurer l'ambassadeur sioniste Ă Lisbonne, on ne peut pas dire qu'il y ait une famine Ă Gaza, âseulement des gens bien en chairâ... Les opĂ©rations d'extermination favoriseraient-elles l'obĂ©sitĂ© ?
L'idĂ©e de Trump de nettoyer Gaza pour crĂ©er une âRivieraâ sur ses cĂŽtes mĂ©diterranĂ©ennes ne fait que confirmer que le sionisme nazi a tout Ă gagner de sa prĂ©sidence.
Sur ces questions et d'autres, les inquiĂ©tudes de l'Union europĂ©enne dĂ©coulent de causes bien prosaĂŻques, sans lien avec Trump. Elles proviennent de la nature factice, opportuniste et, en fin de compte, totalitaire de âl'intĂ©gration europĂ©enneâ, un navire en perdition dont l'UE est seule responsable.
Trump, en tant que chef opĂ©rationnel de l'empire, appliquera âl'ordre international fondĂ© sur des rĂšglesâ, mais laissera Ă©galement sa marque en dĂ©veloppant ses propres stratĂ©gies, comme on l'a vu en Ukraine, au grand dam, voire Ă la panique, de ses âalliĂ©sâ.
Nationalisme et mondialisation
Les empereurs ont toujours eu leurs lubies, et Trump ne fait pas exception. Nationaliste dans sa vision d'une âgrande AmĂ©riqueâ, il cherche Ă rĂ©organiser les Ătats-Unis en interne pour dominer la planĂšte sans se soucier des alliĂ©s, les forçant Ă assumer leur propre sĂ©curitĂ©.
Il adhĂšre Ă©galement au mondialisme, mais pas au sens nĂ©olibĂ©ral d'une planĂšte sans frontiĂšres, privatisĂ©e et gouvernĂ©e par une Ă©lite sans visage. Pour Trump, la planĂšte aura des frontiĂšres, celles des Ătats-Unis, qui dĂ©cideront de tout. Bien qu'il ne soit pas un apparatchik rĂ©publicain du genre des Bush, il est entourĂ© de personnalitĂ©s telles que Marco Rubio et Elliott Abrams, qui s'alignent sur la doctrine Wolfowitz : aucune puissance, pas mĂȘme l'Union europĂ©enne, ne saurait rivaliser avec les Ătats-Unis
La question la plus dĂ©licate, comme toujours, est celle de l'OTAN. Bien que Trump n'Ă©prouve peut-ĂȘtre pas de sympathie pour l'alliance, celle-ci a survĂ©cu Ă son premier mandat et a mĂȘme vu ses finances s'amĂ©liorer lorsque les membres ont rĂ©pondu Ă l'appel de Trump de contribuer Ă hauteur de 2 % du PIB, avec une tendance actuelle Ă 5 %. AprĂšs la dĂ©claration de Macron selon laquelle l'OTAN serait en âĂ©tat de mort cĂ©rĂ©braleâ et le dĂ©clin de l'influence de l'Allemagne, l'UE est dans le coma, comme en tĂ©moigne la rĂ©union peu fructueuse de Paris le 17 fĂ©vrier.
L'OTAN reste l'instrument militaire impérial, et Trump n'a aucune raison de l'affaiblir. Cependant, il est moins disposé que ses prédécesseurs à grever le budget américain des coûts de la sécurité européenne, au grand désespoir des piÚtres dirigeants de l'UE.
Au cĆur du problĂšme
La situation en Ukraine illustre l'impasse dans laquelle se trouve l'UE. Si l'Europe insiste pour soutenir le nazi-banderisme dĂ©faillant de Zelensky âjusqu'Ă la victoireâ, c'est son choix. Trump, cependant, poursuit sa propre stratĂ©gie, en normalisant les relations avec la Russie et en mettant l'UE et Zelensky sur la touche.
Leurs arsenaux Ă©tant Ă©puisĂ©s aprĂšs avoir inondĂ© l'Ukraine d'armes de pointe, les nations europĂ©ennes doivent maintenant se rĂ©armer, en achetant ce dont elles ont besoin â et ce dont elles n'ont pas besoin â auprĂšs des fournisseurs de l'OTAN aux tarifs fixĂ©s par les Ătats-Unis
La prĂ©sidence de Trump met fin Ă l'illusion qui veut que les Ătats-Unis dĂ©fendront toujours l'Europe contre la menace russe. Les temps ont changĂ©, et l'UE, Ă l'article de la mort, perd toute pertinence.
Conclusion
Les dirigeants de l'Union européenne ont de bonnes raisons de se gaver d'anxiolytiques, sans pour autant pouvoir en vouloir à Trump. Leur malaise tient à leur propre gestion : leur mépris pour leur propre peuple, leur perversion de la démocratie et leur inaptitude à gouverner dans la transparence et la vérité.
D'oĂč la tragĂ©die qui se dĂ©roule sous nos yeux, celle d'une Europe isolĂ©e, incompĂ©tente, dĂ©sindustrialisĂ©e et dĂ©passĂ©e dans un monde en profonde mutation.
https://strategic-culture.su/news/2025/02/24/the-european-clique-has-exhausted-anxiolytics/
Oui, lâauteur a raison, lâEurope peut se faire du souci et se gaver dâanxiolytiques ! Mais, les ardeurs et vellĂ©itĂ©s guerriĂšres quâelle manifeste relĂšvent Ă mon avis de bouffĂ©es dĂ©lirantes et, il conviendrait dây associer de bonnes doses de neuroleptiques !âŠ