đâđš La guerre des ultranationalistes ukrainiens contre lâhistoire
Par Kit Klarenberg pour Internationalist 360°, le 19 août 2026
Ces deux derniĂšres dĂ©cennies, les ultranationalistes ukrainiens les plus radicaux ont menĂ© une guerre de plus en plus intense, tant dans leur pays quâĂ lâĂ©tranger, avec des consĂ©quences dramatiques qui ont bouleversĂ© le monde.
Dans le pays mĂȘme, un appareil juridique hautement rĂ©pressif impose de plus en plus des rĂ©cits dangereusement biaisĂ©s du passĂ© proche et lointain de Kiev, avec des sanctions pĂ©nales excessives mĂȘme pour ceux qui enfreignent la loi par inadvertance. Cette bataille, ouvertement politisĂ©e, sâest considĂ©rablement intensifiĂ©e depuis le dĂ©clenchement du conflit par procuration en Ukraine. MalgrĂ© une opposition gĂ©nĂ©ralisĂ©e, lâoffensive ultranationaliste agressive de Kiev contre lâhistoire ne fait que sâintensifier.
Telles sont les graves conclusions dâun article exceptionnel rĂ©digĂ© par lâuniversitaire ukrainien Georgiy Kasianov, intitulĂ© âDiscipliner et punir : un tournant rĂ©pressif dans la politique de la mĂ©moire en Ukraine, 2006â2025â. Comme le note lâauteur, faire de la loi une arme au service de la politique mĂ©morielle est courant en Europe centrale et orientale. Au moins neuf pays de la rĂ©gion disposent dâune lĂ©gislation interdisant lâaffichage public de symboles communistes et nazis, renforçant ainsi les initiatives ultranationalistes locales â soutenues avec enthousiasme par lâUE â pour associer de maniĂšre perverse ces deux idĂ©ologies en les prĂ©sentant comme des totalitarismes comparables.
De plus, dans de nombreux cas â notamment dans les pays baltes â ces lois sâinscrivent dans des environnements culturels et juridiques plus vastes qui glorifient les collaborateurs nazis et les auteurs de lâHolocauste en les prĂ©sentant comme des combattants hĂ©roĂŻques pour la libertĂ©, tout en limitant strictement le dĂ©bat sur la Seconde Guerre mondiale pour dissimuler la responsabilitĂ© locale dans ces crimes macabres. Ainsi, Ă©crit Kasianov, le
âmodĂšle punitif de la politique mĂ©morielleâ de lâUkraine sâinscrit dans âun schĂ©ma post-communiste plus large de rĂ©cits historiques imposĂ©s par lâĂtatâ. Pourtant, âpar ses mesures restrictives, sa sĂ©lectivitĂ©, son instrumentalisation idĂ©ologique et bureaucratiqueâ, la guerre menĂ©e par Kiev contre lâhistoire âconstitue un cas particuliĂšrement radical et rĂ©vĂ©lateurâ.
Aujourdâhui, lâUkraine
âoccupe la premiĂšre place en Europe en termes de nombre de dĂ©cisions judiciaires concernant des violations de lois pĂ©nales spĂ©cifiquement conçues pour interdire certains symboles historiquesâ, les sanctions pĂ©nales en cas de violation des âlois sur la mĂ©moireâ Ă©tant les âplus draconiennesâ du continent.
Kasianov en situe lâorigine au milieu des annĂ©es 2000, lorsque le gouvernement du prĂ©sident Viktor Iouchtchenko, mis en place par lâOccident, a cherchĂ© Ă mettre en Ćuvre des lois âinstitutionnalisantâ la famine de 1930 Ă 1933 en Union soviĂ©tique comme Ă©tant un gĂ©nocide intentionnel des Ukrainiens, spĂ©cifiquement orchestrĂ© par Joseph Staline. Cet Ă©vĂ©nement est connu en Ukraine, et de plus en plus Ă lâĂ©chelle internationale, sous le nom dââHolodomorâ. Si la famine et les morts massives qui en ont rĂ©sultĂ© ont Ă©tĂ© provoquĂ©es et aggravĂ©es par des erreurs humaines catastrophiques combinĂ©es Ă des facteurs naturels dĂ©favorables, rares sont les historiens qui considĂšrent que ces horreurs aient Ă©tĂ© intentionnelles. Fait marquant, des Kazakhs et des Russes ont Ă©galement pĂ©ri en trĂšs grand nombre. En novembre 2022, seuls 23 Ătats membres de lâONU ont reconnu lâHolodomor comme Ă©tant un gĂ©nocide â la plupart Ă©tant des alliĂ©s proches de Kiev depuis lâaprĂšs-MaĂŻdan. NĂ©anmoins, des sources occidentales de premier plan affirment catĂ©goriquement que la famine a Ă©tĂ© infligĂ©e dĂ©libĂ©rĂ©ment, sâinscrivant dans une volontĂ© plus large et persistante de la Russie et/ou de lâUnion soviĂ©tique dâeffacer lâUkraine.
ParallĂšlement, les affirmations ultranationalistes concernant le nombre dâUkrainiens qui auraient Ă©tĂ© tuĂ©s par la famine sont de plus en plus extravagantes, certaines sources avançant un chiffre pouvant atteindre 10 millions. Ce chiffre reprĂ©sente plusieurs fois le nombre de victimes multiethniques gĂ©nĂ©ralement admis par les chercheurs, prĂ©sentant ainsi commodĂ©ment le soi-disant Holodomor comme un crime contre lâhumanitĂ© ciblĂ© plus grave encore que lâHolocauste. Lâincursion de Iouchtchenko dans la politique de la mĂ©moire a largement contribuĂ© Ă ce climat informationnel contemporain dĂ©formĂ©.
Pourtant, la loi de 2006 dĂ©signant officiellement lâHolodomor comme un gĂ©nocide ne prĂ©voyait pas de mesures rĂ©pressives en cas de nĂ©gation ou de remise en cause de cette qualification.
Kasianov montre comment, au cours des 14 annĂ©es suivantes, 13 tentatives distinctes ont Ă©tĂ© menĂ©es pour criminaliser la ânĂ©gation de lâHolodomorâ par des Ă©lĂ©ments ultranationalistes ukrainiens, tant au sein quâen dehors du gouvernement et du Parlement. Chacune de ces tentatives a tentĂ© dâimposer âune orthodoxie historique sanctionnĂ©e par lâĂtatâ autour de lâHolodomor, tout en â[restreignant] le dĂ©bat scientifique et la libertĂ© dâexpressionâ. Aucune nâa reçu lâapprobation du âservice dâanalyse juridiqueâ du Parlement, mais la politique mĂ©morielle ultranationaliste a finalement prĂ©valu sur les plans culturel et politique, tant au niveau local quâau-delĂ . Notamment, bon nombre de ces initiatives ont Ă©tĂ© parrainĂ©es par le parti politique ouvertement nĂ©onazi Svoboda.
âRĂ©pression politiqueâ
Svoboda a jouĂ© un rĂŽle substantiel dans le coup dâĂtat de MaĂŻdan, orchestrĂ© par lâOccident en 2014, qui, sans surprise,
âa créé un environnement propice Ă la redĂ©finition de la politique mĂ©morielle en tant quâinstrument de sĂ©curitĂ© dâĂtat et de consolidation idĂ©ologiqueâ.
Le gouvernement de Petro Porochenko a justifié
âlâadoption rapide dâun ensemble de lois destinĂ© Ă condamner [le communisme] et Ă institutionnaliser un rĂ©cit historique nationalisteâ en la qualifiant de âmesure dĂ©fensive nĂ©cessaireâ et de âprojet de reconstruction nationaleâ,
pour contrer une prĂ©tendue âagression extĂ©rieureâ de la Russie. Ces mesures ont abouti Ă lâadoption, en avril 2015, dâune lĂ©gislation jusquâalors impensable.

Ces lois adoptĂ©es Ă la hĂąte ont assimilĂ© le communisme au nazisme, interdisant lâaffichage public de symboles associĂ©s Ă ces deux idĂ©ologies. Pourtant, Kasianov note que cette lĂ©gislation âa Ă©galement accordĂ© une rĂ©habilitation juridique et moraleâ Ă des factions nationalistes ukrainiennes affiliĂ©es aux nazis, auteurs de massacres et fortement impliquĂ©es dans lâHolocauste.
Parmi celles-ci figurent lâOrganisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera et sa branche armĂ©e, lâArmĂ©e insurrectionnelle ukrainienne (UPA). De plus, malgrĂ© la double condamnation formelle du communisme et du nazisme prĂ©vue par la loi, Kasianov explique en dĂ©tail comment âsa mise en Ćuvre et lâaccent mis sur les symboles rĂ©vĂšlent une nette disparitĂ©â.
Environ 90 % du texte de la loi
âest consacrĂ© Ă la dĂ©finition et Ă lâĂ©numĂ©ration des symboles communistes, tandis que les symboles nazis ne sont abordĂ©s que de maniĂšre relativement succincte et largement superficielleâ. Les interdictions liĂ©es au nazisme sont âlimitĂ©es aux insignes les plus universellement reconnus du TroisiĂšme Reich, tels que la croix gammĂ©eâ. En revanche, âla loi propose un catalogue exhaustif et dĂ©taillĂ© des insignes soviĂ©tiques interdits, allant du marteau et de la faucille aux Ă©toiles rouges en passant par les noms de rues de lâĂ©poque soviĂ©tiqueâ.
Cette âasymĂ©trie Ă©videnteâ va encore plus loin.
Les symboles associĂ©s Ă des groupes nĂ©onazis locaux, ou Ă des unitĂ©s militaires ukrainiennes collaborationnistes officielles de lâĂ©poque de la Seconde Guerre mondiale, telles que la division SS Galicie, Ă©chappent totalement Ă lâinterdiction.
âDes experts juridiques et politiques, ainsi que des organisations ukrainiennes et internationales de dĂ©fense des droits de lâhommeâ ont tous exprimĂ© leur inquiĂ©tude face aux âdĂ©finitions vaguesâ de la loi et Ă son ârisque dâutilisation abusive Ă des fins de rĂ©pression politiqueâ.
Le âservice dâexpertiseâ de la Rada ukrainienne a lui-mĂȘme estimĂ© que cette lĂ©gislation est en contradiction avec la Constitution en vigueur du pays et avec plusieurs lois nationales existantes.
Les sanctions disproportionnĂ©es en cas dâinfraction, les contrevenants encourant jusquâĂ cinq ans de prison ainsi que la confiscation de leurs biens, ont Ă©galement suscitĂ© de vives critiques. Un avocat et maĂźtre de confĂ©rences Ă lâUniversitĂ© nationale de Lviv a comparĂ© de maniĂšre frappante ces sanctions au ârecours Ă la guillotine pour soigner un mal de tĂȘteâ.
Une lettre ouverte accablante, signĂ©e par une multitude dâuniversitaires et de responsables politiques, a qualifiĂ© cette lĂ©gislation
dââinstrument de purification idĂ©ologique, ciblant de maniĂšre sĂ©lective les symboles et les rĂ©cits associĂ©s Ă la gauche politique tout en permettant la valorisation implicite des traditions nationalistes radicalesâ.
Ces accusations dĂ©vastatrices ont Ă©tĂ© rejetĂ©es par les dĂ©fenseurs de la loi comme de la âpropagande du Kremlinâ, voire comme une vĂ©ritable trahison.
Kasianov rĂ©vĂšle que les âprincipaux architectesâ du programme de âdĂ©communisationâ de Porochenko appartenaient Ă une coterie dââactivistes de la mĂ©moireâ ultranationalistes, issus du Centre de recherche sur le mouvement de libĂ©ration, basĂ© Ă Lviv, et du CongrĂšs nationaliste de la jeunesse. Ces deux organisations entretiennent des âliens idĂ©ologiques et organisationnels Ă©troitsâ avec lâOUN banderiste pour laquelle elles servent de âfaçadesâ.
Ces deux entités servent depuis longtemps de
âvecteurs Ă la rĂ©interprĂ©tation nationaliste de lâhistoire ukrainienne du XXe siĂšcle et Ă des politiques farouchement anticommunistes et anti-russesâ.
âRĂ©gime de la mĂ©moireâ
AprĂšs MaĂŻdan, âplusieurs figures de proue de cette mouvance ont accĂ©dĂ© Ă des postes influents au sein des institutions de lâĂtat, façonnant ainsi la politique historiqueâ.
Cette infiltration a notamment concernĂ© lâInstitut ukrainien de la mĂ©moire nationale (UINP), lâorganisme public chargĂ© de mettre en Ćuvre les lois sur la mĂ©moire. Oleksandr Sych, alors vice-Premier ministre issu du parti nĂ©onazi Svoboda, a nommĂ© des personnalitĂ©s liĂ©es Ă lâOUN Ă des postes influents au sein de lâUINP. Ce nâest pas un hasard si Sych a cofondĂ© le CongrĂšs des nationalistes ukrainiens, une organisation fasciste et pro-MaĂŻdan qui sert de âfaçade politiqueâ Ă lâOUN-B.
Une fois que la lĂ©gislation anticommuniste tant attendue a Ă©tĂ© promulguĂ©e, sa mise en Ćuvre sâest poursuivie Ă un rythme effrĂ©nĂ©.
De novembre 2015 au printemps 2016, prĂšs de 52 000 lieux-dits, 32 villes, 955 villages et localitĂ©s, ainsi que 25 districts administratifs ont Ă©tĂ© rebaptisĂ©s, tandis que 2 389 monuments et plaques commĂ©moratives dĂ©diĂ©s Ă des âdirigeants totalitairesâ ont Ă©tĂ© dĂ©truits. Au total, 1 320 dâentre eux Ă©taient des statues de LĂ©nine. Entre 2015 et 2021 Ă©galement, la police ukrainienne et le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral ont enregistrĂ© 334 procĂ©dures pĂ©nales Ă lâencontre de citoyens pour exposition de âsymboles totalitairesâ â âdont la grande majoritĂ© concernait des images communistesâ. Ces affaires prĂ©sentaient presque invariablement une dimension absurde.
En mai 2017, un Ă©tudiant a Ă©chappĂ© de justesse Ă la prison pour avoir publiĂ© des citations de LĂ©nine sur Facebook. Dans le cadre de son accord avec le procureur, il a exprimĂ© publiquement des âremords sincĂšresâ, tandis que son exemplaire personnel du Capital de Karl Marx a Ă©tĂ© dĂ©truit. En juin 2019, un chĂŽmeur a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă un an de prison avec sursis pour avoir portĂ© un vieux t-shirt arborant les armoiries soviĂ©tiques alors quâil lavait des vitres. En mars 2021, un habitant de Lviv a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă un an de mise Ă lâĂ©preuve aprĂšs avoir Ă©tĂ© âinterpellĂ© par des citoyens locaux politiquement vigilantsâ pour avoir portĂ© un emblĂšme de lâURSS.
Entre-temps, de nouvelles lois ont Ă©tĂ© adoptĂ©es par Kiev, sacralisant les rĂ©cits historiques ultranationalistes. Lâabsence de contestation politique a Ă©tĂ© en grande partie assurĂ©e par lâinterdiction du Parti communiste ukrainien en dĂ©cembre 2015.
Ces mĂȘmes Ă©lĂ©ments ouvertement fascistes et nĂ©onazis, Ă lâorigine de la campagne de âdĂ©communisationâ de Porochenko, ont rĂ©ussi Ă faire adopter des lois accordant aux gĂ©nocidaires de lâOUN et de lâUPA le statut officiel de combattants ainsi que les avantages rĂ©servĂ©s aux anciens combattants. DĂ©sormais Ă lâabri de toute poursuite judiciaire pour les atrocitĂ©s quâils ont commises, les sources officielles ukrainiennes les dĂ©crivent unanimement comme des âhĂ©rosâ ayant luttĂ© pour lââindĂ©pendanceâ ukrainienne.

Le nombre de procĂ©dures engagĂ©es en vertu des lois de âdĂ©communisationâ, ainsi que les peines infligĂ©es abusives, ont considĂ©rablement augmentĂ© aprĂšs le dĂ©clenchement de la guerre par procuration en Ukraine. Les autoritĂ©s ont ainsi disposĂ© dâun prĂ©texte idĂ©al pour sâen prendre davantage Ă lâhistoire, tout en menant une guerre contre leurs ennemis intĂ©rieurs, sous le couvert de la âdĂ©russification et de la dĂ©colonisationâ.
ConformĂ©ment Ă la âquasi-absence de poursuites pour des infractions liĂ©es au nazismeâ avant le conflit, sur plus de 300 affaires pĂ©nales portĂ©es devant les tribunaux entre 2022 et 2025, moins de 10 concernaient des symboles nazis. La grande majoritĂ©
âportait sur la diffusion de symboles [communistes] interdits sur les rĂ©seaux sociauxâ.
Aujourdâhui, le simple fait de liker des publications sur les rĂ©seaux sociaux comportant des symboles soviĂ©tiques peut valoir Ă des Ukrainiens de se retrouver au tribunal. Kasianov souligne que les
âdossiers judiciairesâ ont ârĂ©vĂ©lĂ© lâĂ©mergence dâenquĂȘteurs spĂ©cialisĂ©s⊠chargĂ©s de surveiller les communications numĂ©riques et les contenus en ligneâ,
tant au sein de la police que du service de sĂ©curitĂ© SBU. ParallĂšlement, on a assistĂ© Ă une augmentation significative du nombre de âcitoyens vigilantsâ dĂ©nonçant Ă lâautoritĂ© des connaissances, collĂšgues et voisins pour avoir enfreint les lois strictes de Kiev en matiĂšre de mĂ©moire. Ce sont
âdans leur grande majoritĂ©â des personnes âissues des milieux marginalisĂ©s et dĂ©favorisĂ©s de la populationâ qui ont Ă©tĂ© prises pour cible.
Depuis MaĂŻdan, le ârĂ©gime de mĂ©moire punitifâ et le âprojet dâidentitĂ© nationalisteâ de lâUkraine ont Ă©tĂ© adoptĂ©s et promus sans rĂ©serve par les commanditaires occidentaux de Kiev.
Cela nâa rien dâĂ©tonnant : le rĂ©cit faussĂ© imposĂ© par la loi, selon lequel lâUkraine mĂšne un combat pour sa survie mĂȘme et sa libĂ©ration dĂ©finitive de lââimpĂ©rialisme russeâ, garantit que la guerre se poursuivra indĂ©finiment. Depuis le dĂ©but, cette âpolitique de la mĂ©moireâ dĂ©formĂ©e ne cesse de sâenraciner et de sâexacerber au plus haut niveau de lâĂtat, laissant la population â et le reste du monde â Ă la merci dâune clique ultranationaliste dangereuse et dĂ©rangĂ©e.
Traduit par Spirit of Free Speech
https://libya360.wordpress.com/2026/08/19/ukraines-ultranationalist-war-on-history/




Quand on pense que c'est un tel régime que défend (en nous ruinant collectivement) les responsables de l'UE et de nos gouvernements, on sait vers qui se tourner lorsqu'il s'agira de faire les comptes