đâđš La visite imminente de Netanyahu chez Trump prĂ©sage-t-elle une attaque amĂ©ricaine sur lâIran ?
LâAIPAC tout entier est sur le pied de guerre. Donald Trump subit une pression sans prĂ©cĂ©dent et extrĂȘme de la part de ses soutiens sionistes pour quâil attaque lâIran.
đâđš La visite imminente de Netanyahu chez Trump prĂ©sage-t-elle une attaque amĂ©ricaine sur lâIran ?
Par Larry C. Johnson, le 9 février 2026
Les pressions sâintensifient pour que Donald Trump passe Ă lâattaque contre lâIran. Outre le groupe aĂ©ronaval amĂ©ricain positionnĂ© dans la mer dâOman, au sud de lâIran, les Ătats-Unis dĂ©ploient un important dispositif aĂ©rien dans la rĂ©gion, principalement composĂ© de F-35. Plus inquiĂ©tant encore, le Premier ministre israĂ©lien, Bibi Netanyahu, a avancĂ© dâune semaine sa visite aux Ătats-Unis. Il devait initialement arriver le 18 fĂ©vrier, mais il a obtenu que la rĂ©union soit avancĂ©e au 11 fĂ©vrier. Pourquoi cette urgence ?
La presse israĂ©lienne nous donne un premier indice⊠Les mĂ©dias sionistes dĂ©crivent la prochaine visite de Netanyahu aux Ătats-Unis comme un voyage urgent et Ă haut risque, axĂ© sur la politique iranienne, dans le contexte des rĂ©centes discussions indirectes entre les Ătats-Unis et lâIran Ă Oman, et des tensions rĂ©gionales actuelles. Les articles publiĂ©s par les principaux mĂ©dias (Times of Israel, Jerusalem Post, Haaretz, etc.) les 8 et 9 fĂ©vrier 2026 soulignent les points clĂ©s suivants :
Objectif : le principal enjeu de cette rencontre concerne les nĂ©gociations entre les Ătats-Unis et lâIran. Netanyahu cherche Ă influencer les pourparlers afin dâobtenir un accord plus large incluant des limitations sur les missiles balistiques iraniens, le soutien aux mandataires (par exemple, le Hezbollah, les Houthis) et dâautres menaces au-delĂ du programme nuclĂ©aire.
Attentes israĂ©liennes : selon certaines informations (Times of Israel, Ynet, Jerusalem Post), Netanyahu souhaite obtenir des garanties de la part de Washington quant Ă la prise en compte des prĂ©occupations dâIsraĂ«l en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Selon certaines sources, il pourrait prĂ©senter ou discuter dâĂ©ventuels plans dâattaque israĂ©liens si lâIran franchit les âlignes rougesâ en matiĂšre de missiles/nuclĂ©aire. Les responsables de la dĂ©fense israĂ©liens auraient informĂ© leurs homologues amĂ©ricains que le programme de missiles de lâIran constitue une menace existentielle et quâIsraĂ«l est prĂȘt Ă prendre des mesures unilatĂ©rales si nĂ©cessaire.
Contexte et urgence : cette visite intervient peu aprĂšs les pourparlers indirects entre les Ătats-Unis et lâIran, le 6 fĂ©vrier Ă Oman, quâIsraĂ«l accueille avec scepticisme. Les mĂ©dias soulignent la volontĂ© dâĂ©largir lâordre du jour au-delĂ des seules questions nuclĂ©aires, Donald Trump ayant suggĂ©rĂ© quâun accord plus restreint pourrait suffire. Les mĂ©dias interprĂštent la dĂ©marche de Netanyahu comme une tentative dâinfluencer la diplomatie amĂ©ricaine pour quâelle sâaligne sur les intĂ©rĂȘts israĂ©liens, notamment aprĂšs les rĂ©centes sanctions amĂ©ricaines contre lâIran consĂ©cutives aux pourparlers dâOman.
La rĂ©union de la semaine derniĂšre entre les Ătats-Unis et lâIran a dĂ©clenchĂ© la panique dans le camp sioniste. Le dernier article de Stephen Bryen sur Substack illustre cette rĂ©action : âIran and Rope-a-Dope in Omanâ [LâIran et la stratĂ©gie dâattentisme Ă Oman]. Il y Ă©crit :
âSi lâidĂ©e du prĂ©sident Trump est de faire traĂźner les nĂ©gociations avec lâIran pour repartir les mains vides, alors Witkoff est lâhomme de la situation. Car Witkoff est dans le business de la ânĂ©gociationâ. Sâil ne peut pas organiser de sommets au plus haut niveau, quâil rentre chez lui. Mais Witkoff nâest pas du genre Ă abandonner.
âLa stratĂ©gie iranienne consiste Ă gagner du temps. LâIran accepte uniquement les intentions âpacifiquesâ, accepte de ânĂ©gocierâ pendant des semaines, puis renvoie les AmĂ©ricains chez eux. Câest la raison pour laquelle le ministre iranien des Affaires Ă©trangĂšres, Abbas Araghchi, a qualifiĂ© les nĂ©gociations Ă Oman de âbon dĂ©butâ.
âCe fut effectivement le cas. Tout dâabord, les Iraniens ont clairement indiquĂ© quâils ne discuteraient que de la question nuclĂ©aire. Il nâa jamais Ă©tĂ© question de missiles ou de sujets internes, comme les manifestants et la maniĂšre dont le rĂ©gime rĂ©prime les protestations. De plus, les Iraniens ont dĂ©clarĂ© Ă la dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine quâils ne discuteraient pas de leur droit dâenrichir de lâuranium, ni du transfert hors du pays dâuranium dĂ©jĂ enrichi (le prĂ©sident Poutine a dĂ©jĂ affirmĂ© Ă Araghchi que Moscou acceptera lâuranium iranien dans le cadre dâun accord, tout en prĂ©cisant quâil restera la propriĂ©tĂ© de lâIran). .
âLa vĂ©ritable tragĂ©die nâest pas seulement lâĂ©chec Ă endiguer le programme nuclĂ©aire. Lâerreur majeure est la dĂ©cision des Ătats-Unis de limiter les discussions aux conditions initiales de lâIran. Ăcarter les questions cruciales, en particulier le sort du peuple iranien, est une faute majeure. Pire encore que la prĂ©cĂ©dente dĂ©claration de lâadministration Trump selon laquelle les Ătats-Unis ne cherchent pas Ă changer le rĂ©gime en Iran, offrant ainsi aux mollahs une victoire Ă©crasante et sans aucune contrepartie.
âLe rĂ©gime iranien peut ĂȘtre amenĂ© Ă la table des nĂ©gociations par des moyens plus efficaces que lâaccord dâOmanâ.
Stephen est un sioniste revendiquĂ©, mais il nâest pas aussi extrĂ©miste que Smotrich ou Ben-Gvir. Je vais vous dire pourquoi les opinions de M. Bryen sur Oman mĂ©ritent votre attention. Stephen est un Ă©minent expert amĂ©ricain en matiĂšre de dĂ©fense, stratĂšge et chercheur Ă©mĂ©rite dans des organisations telles que le Center for Security Policy et le Yorktown Institute. Il a notamment occupĂ© le poste de sous-secrĂ©taire adjoint Ă la DĂ©fense chargĂ© de la politique de sĂ©curitĂ© commerciale sous Ronald Reagan (1981-1988), pĂ©riode au cours de laquelle il a fondĂ© et dirigĂ© la Defense Technology Security Administration (DTSA), une agence chargĂ©e de contrĂŽler les transferts de technologie vers les adversaires.
Je connais M. Bryen et je lâapprĂ©cie. Câest un analyste respectĂ© qui Ă©crit gĂ©nĂ©ralement des articles axĂ©s sur les faits plutĂŽt que sur les Ă©motions. Lâarticle citĂ© plus haut fait exception, tĂ©moignant dâune rĂ©action Ă©motionnelle et de colĂšre inhabituelles. Si quelquâun comme Stephen rĂ©agit ainsi, vous pouvez ĂȘtre sĂ»r que lâAIPAC tout entier est sur le pied de guerre. Donald Trump subit une pression sans prĂ©cĂ©dent et extrĂȘme de la part de ses soutiens sionistes pour quâil attaque lâIran.
Je ne sais pas si lâattaque aura lieu cette semaine ou la semaine suivante, mais la pression politique exercĂ©e par les donateurs juifs de Trump est trĂšs forte et ne montre aucun signe dâessoufflement. La derniĂšre rencontre entre Trump et Netanyahu, le 29 dĂ©cembre, Ă©tait une rĂ©union de coordination visant Ă provoquer une rĂ©volution de couleur en Iran. Elle a Ă©chouĂ©. Lâobjectif principal de Bibi est dâamener Trump Ă appuyer sur la gĂąchette pour attaquer lâIran.
Je republie mon rĂ©cent entretien avec les professeurs Marandi et Alkorshid (alias Nima). Nima est maintenant de retour au BrĂ©sil, mais ses analyses de la situation en Iran mĂ©ritent toute votre attention. CâĂ©tait son premier voyage en Iran depuis douze ans ; il est donc particuliĂšrement bien placĂ© pour discuter de lâĂ©volution de lâIran depuis la signature de lâaccord sur le nuclĂ©aire en 2015.
Traduit par Spirit of Free Speech



