đâđš Le blues de lâescalade
Malcolm Nance, ancien officier du renseignement de la marine amĂ©ricaine, affirme : âIl nây a pas eu de collisions en vol entre des drones FPV & un hĂ©licoptĂšre Apache en plein dĂ©troit dâOrmuzâ.
đâđš Le blues de lâescalade
Par Pepe Escobar, le 11 juin 2026
LâEmpire de la piraterie sâest remis Ă bombarder, provoquant lâinĂ©vitable riposte iranienne.
Un hĂ©licoptĂšre Apache amĂ©ricain dâune valeur de 40 millions de dollars a donc Ă©tĂ© pris pour cible par un drone Shaheed Ă 20 000 dollars juste au-dessus du dĂ©troit dâOrmuz, un jour seulement aprĂšs que lâIran et la secte de la mort dâAsie occidentale aient Ă©changĂ© des frappes, tournant en dĂ©rision cette fiction chancelante quâest le âcessez-le-feuâ.
Le rapport coût-bénéfice est énorme pour Téhéran, soit pas moins de 2 000 pour 1.
TĂ©hĂ©ran, par principe, ne dĂ©ment pas les attaques militaires. Pourtant, dans ce cas prĂ©cis, ils ont explicitement niĂ© avoir abattu lâApache, Ă©voquant un Ă©ventuel accident ou une dĂ©faillance technique. Si le Shaheed avait vraiment frappĂ© lâhĂ©licoptĂšre de combat, les pilotes seraient morts â et nâauraient pas Ă©tĂ© secourus par un bateau tĂ©lĂ©guidĂ© amĂ©ricain.
Malcolm Nance, ancien officier du renseignement de la marine américaine, affirme :
âIl nây a pas eu de collisions en vol entre drones FPV et un hĂ©licoptĂšre Apache en plein dĂ©troit dâOrmuz, pas plus quâil nây a eu dâacte intentionnelâ.
Cela signifierait quâun drone guidĂ© par fibre optique a Ă©tĂ© capable de perturber lâensemble de lâĂ©norme appareil de guerre Ă©lectronique amĂ©ricain â exposant ainsi un Pentagone dĂ©passĂ©, incapable de formuler la moindre rĂ©ponse.
Donc, mĂȘme sâil ne sâagissait pas dâun accident, pourquoi le CGRI aurait-il niĂ© les faits ? Parce quâil sâagissait peut-ĂȘtre dâun test stratĂ©gique â non seulement de la capacitĂ© de dissuasion de lâIran, mais aussi du degrĂ© de dĂ©sorganisation Ă infliger Ă lâennemi.
Comme on pouvait sây attendre, LâEmpire de la Piraterie, sous la houlette de lâEmpereur de Barbarie, a repris ses bombardements, provoquant lâinĂ©vitable riposte iranienne.
Quelques minutes aprĂšs le dĂ©but de lâattaque amĂ©ricaine, le CGRI a frappĂ© un ensemble de bases militaires amĂ©ricaines Ă travers lâAsie occidentale.
La base aĂ©rienne dâAl-Azraq en Jordanie.
La base aérienne Ali Al Salem au Koweït.
La base de la CinquiĂšme Flotte Ă BahreĂŻn.
La base aĂ©rienne dâIsa Ă BahreĂŻn.
Al-Azraq a Ă©tĂ© touchĂ©e par plusieurs missiles Ă combustible solide longue portĂ©e visant quatre cibles, dont des hangars de F-35 et le centre de commandement et de contrĂŽle. LâIRGC a indiquĂ© que 70 % de toutes les cibles de ces bases avaient Ă©tĂ© touchĂ©es avec succĂšs.
Al-Azraq â Ă©galement connue sous le nom de Muwaffaq Salti â est une base commune aux Ătats-Unis et Ă la Jordanie situĂ©e Ă environ 100 km Ă lâest dâAmman. Il y a seulement quatre mois, des images satellites ont rĂ©vĂ©lĂ© quâelle abritait plus de 60 avions de combat amĂ©ricains â dont 30 F-35 et 36 F-15. La base accueille la 332e escadre expĂ©ditionnaire aĂ©rienne (F-15E, MQ-9 Reaper), avec des F-35 en rotation. Ă toutes fins pratiques, la Jordanie est dĂ©sormais une cible lĂ©gitime pour le CGRI.
La nouvelle donne régionale en matiÚre de dissuasion
Tout ce qui prĂ©cĂšde indique une réécriture radicale des rĂšgles du jeu sur le champ de bataille. LâIran annonce Ă lâAsie occidentale et au-delĂ que lâespace aĂ©rien qui, en thĂ©orie, serait amĂ©ricain, est dĂ©sormais sous contrĂŽle iranien. Plus encore : TĂ©hĂ©ran prouve, dans la pratique, quâil peut mener une guerre tout en imposant ses exigences et en imposant son calendrier Ă la table des nĂ©gociations.
La nouvelle Ă©quation est sans appel : si vous nous frappez et que nous ripostons, toute tentative de reprĂ©sailles contre nous nous conduira Ă vous frapper 1,5 fois plus fort, et bientĂŽt 2 ou 3 fois plus fort. Fini de jouer les bons samaritains en laissant lâennemi se livrer Ă sa stratĂ©gie coutumiĂšre du âcoup de poingâ.
CĂŽtĂ© amĂ©ricain, dâautres Ă©lĂ©ments inquiĂ©tants entrent aussi en jeu.
LâEmpire de la piraterie cible systĂ©matiquement les Ă©quipements de communication le long du littoral du golfe Persique. Lâobjectif est de couper la communication entre les unitĂ©s du sud et les centres de commandement du nord. MĂȘme si ceci sâinscrit dans la prĂ©paration dâune invasion terrestre â suicidaire â comme ce fut le cas avant la guerre en Irak de 2003, aucun changement nâest Ă craindre en raison de la stratĂ©gie de la âmosaĂŻque dĂ©centralisĂ©eâ en vigueur Ă travers lâIran depuis la frappe dĂ©capitante du 28 fĂ©vrier.
Par ailleurs, le commandant de la Force Qods du Corps des Gardiens de la RĂ©volution islamique (CGRI), le gĂ©nĂ©ral de brigade Esmail Qaani, a annoncĂ© la semaine derniĂšre quâune zone de sĂ©curitĂ© rĂ©gionale est dĂ©sormais en vigueur, allant du golfe Persique Ă la mer Rouge, gĂ©rĂ©e par lâAxe de la RĂ©sistance.
Ainsi, quels que soient les plans amĂ©ricains, ils se heurteront dĂ©sormais Ă une ligne de dĂ©fense stratĂ©gique sâĂ©tendant du dĂ©troit dâOrmuz Ă Bab el-Mandeb.
Bienvenue sur la nouvelle cartographie de la dissuasion rĂ©gionale. En clair : toute attaque amĂ©ricano-israĂ©lienne contre un seul membre de lâAxe de la RĂ©sistance dĂ©clenchera une riposte sur plusieurs fronts â du golfe Persique Ă la mer Rouge.
La grande question est dĂ©sormais de savoir si cette escalade â mĂȘme si elle est prĂ©sentĂ©e par lâEmpire de la piraterie comme le âchĂątimentâ pour lâaffaire Apache â pourrait se traduire instantanĂ©ment par lâabandon officiel du cadre du protocole dâaccord (MoU) sur la table des nĂ©gociations.
Jâai Ă©voquĂ© lâĂ©tat dâavancement des nĂ©gociations du MoU ce mardi sur une nouvelle chaĂźne YouTube, Transition Protocol, aprĂšs que notre chaĂźne dâorigine, Power Shit, a Ă©tĂ© supprimĂ©e par Google sans avertissement et sans possibilitĂ© de recours, moins dâune semaine aprĂšs son lancement, alors quâelle venait de diffuser deux exclusivitĂ©s mondiales Ă la suite.
Nos sources de renseignement au Pakistan, en contact trĂšs Ă©troit avec lâIran et les acteurs du CCG, sont convaincues que le MoU nâest pas mort. MĂȘme lâadministration Trump souhaite prĂ©server le cadre diplomatique sous-jacent et ne pas faire capoter les accords plus larges en cours de nĂ©gociation.
En dâautres termes : lâEmpereur de Barbarie, Ă la veille dâune Coupe du monde que les politiques racistes de son gouvernement sont dĂ©jĂ en train de ruiner, se maĂźtrisera Ă grand bruit et ne se retirera pas du cadre global de lâaccord.
Tel est le danger auquel nous sommes confrontĂ©s aujourdâhui : sombrer dans le bourbier dâun âaccord avortĂ©â, ou nous battre pour prĂ©server un scĂ©nario faisant pression en faveur dâun accord.
Traduit par Spirit of Free Speech


