đâđš Le mirage ukrainien
Cette guerre, faute dâesprit critique & de vĂ©ritable solidaritĂ©, conscience ou justice, sâimpose comme un principe dâorganisation intellectuel incontournable pour les mĂ©dias & la classe politique.
đâđš Le mirage ukrainien
Par Nate Bear, le 6 août 2026
Jâai longtemps hĂ©sitĂ© Ă Ă©crire sur la guerre entre la Russie et lâUkraine, et cet article ne me vaudra probablement pas beaucoup dâadeptes. Mais pour le meilleur ou pour le pire, jâessaie toujours de dire les choses telles que je les vois. Et je suis fatiguĂ©. FatiguĂ© de lâillusion libĂ©rale, de lâhypocrisie, des analyses puĂ©riles et de la soif de sang pure et dure qui caractĂ©risent lâUkraine.
Je suis las de cette prĂ©tention selon laquelle une guerre par procuration, dĂ©sormais plus longue que la PremiĂšre Guerre mondiale, serait un combat juste contre le mal pour sauver lâĂąme du monde.
Je suis las de ceux qui jugent scandaleuse et moralement déplorable toute volonté de mettre fin à une guerre qui a coûté la vie à des centaines de milliers de jeunes hommes et à des milliers de civils.
Je suis fatiguĂ© de voir que lâanalyse rationnelle et contextualisĂ©e soit si souvent qualifiĂ©e dâapologie pro-Poutine, et quâil soit quasiment impossible dâobtenir des informations fiables sur la guerre qui ne soient pas polluĂ©es par un agenda anti-russe. Et pourtant, des informations et des analyses de qualitĂ©, qui reconnaissent que la Russie nâest pas en train de perdre et que lâUkraine souffre, suggĂšrent encore trop frĂ©quemment que lâOccident doit faire durer cette guerre plusieurs annĂ©es encore. Cette analyse, par ailleurs rationnelle, bien quâelle dĂ©taille toutes les raisons pour lesquelles lâUkraine ne gagne clairement pas la guerre, conclut nĂ©anmoins quâil faut la mener pendant encore de nombreuses annĂ©es pour Ă©viter âune mauvaise paixâ.
Nous entendons sans cesse ressasser la mĂȘme rengaine selon laquelle accĂ©der aux exigences de la Russie â Ă savoir la CrimĂ©e, les quatre oblasts annexĂ©s et une Ukraine neutre â reviendrait Ă conclure une âmauvaise paixâ qui rĂ©compenserait lâagression. Mais rares sont les dirigeants politiques ou les journalistes qui, lorsquâils vendent cette histoire, expliquent clairement en quoi consiste une âbonne paixâ et ce quâelle implique. Pas besoin de jouer aux devinettes. Zelensky lâa prĂ©cisĂ© Ă maintes reprises. Il a toujours affirmĂ© quâil nây a quâun seul moyen de mettre fin Ă la guerre : que la Russie restitue Ă lâUkraine non seulement les quatre oblasts annexĂ©s en 2022, mais aussi la CrimĂ©e. Il exige par ailleurs des garanties de sĂ©curitĂ© allant jusquâĂ lâintĂ©gration effective de lâUkraine au sein de lâOTAN.
Câest lĂ un objectif illusoire qui garantit Ă coup sĂ»r une guerre sans fin. Et une guerre sans fin nâest pas une notion abstraite. Elle signifie la mort permanente. Des destructions sans fin. Les sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes militarisĂ©es et sous haute surveillance, lâennemi russe servant Ă justifier un Ătat totalitaire contrĂŽlĂ© par Palantir. Et pour couronner le tout, on nous rabĂąche sans cesse une affirmation puĂ©rile censĂ©e lĂ©gitimer les hostilitĂ©s : lâinvasion de lâUkraine par la Russie aurait Ă©tĂ© ânon provoquĂ©eâ.
Rien nâest jamais ânon provoquĂ©â. On peut ĂȘtre dâaccord ou non sur la question de dĂ©terminer si la provocation a justifiĂ© la rĂ©action. Mais ânon provoquĂ©â nâa rien dâune analyse, câest plutĂŽt un ressort psychologique, et dans le cas de la Russie et de lâUkraine, une propagande destinĂ©e Ă occulter la longue histoire qui a prĂ©cĂ©dĂ© lâinvasion russe.
Ă bien des Ă©gards, elle nâest pas sans rappeler la propagande selon laquelle le 7 octobre aurait Ă©tĂ© une attaque non provoquĂ©e contre IsraĂ«l. Ou que Pearl Harbor serait une attaque non provoquĂ©e contre les Ătats-Unis.
Les rĂ©cits qui font abstraction des causes et effets et proclament quâun Ă©vĂ©nement tragique sâest simplement produit du jour au lendemain, sans aucun signe avant-coureur, et que des gens bien ont donc Ă©tĂ© entraĂźnĂ©s Ă contrecĆur dans cette guerre pour se dĂ©fendre contre les personnes malveillantes, sont les plus vieilles ruses de la propagande de guerre, conçues pour museler toute pensĂ©e critique.
Donc, en bref (pour plus de dĂ©tails, lire cet article de John Mearsheimer), les Ă©vĂ©nements prĂ©cĂ©dant lâinvasion de lâUkraine par la Russie incluent une promesse faite en 1990 par le secrĂ©taire dâĂtat amĂ©ricain James Baker, qui dĂ©clarait que si la Russie post-soviĂ©tique accordait Ă lâAllemagne unifiĂ©e de rester au sein de lâOTAN,
âcelle-ci ne se dĂ©placerait pas dâun pouce vers lâestâ.
Cette promesse reposait sur la reconnaissance de la Russie comme un Ătat lĂ©gitime aux intĂ©rĂȘts de sĂ©curitĂ© lĂ©gitimes. Elle a bien sĂ»r Ă©tĂ© rompue Ă maintes reprises, jusquâĂ ce que lâOTAN sâĂ©tende aux frontiĂšres de la Russie. Parmi les Ă©vĂ©nements antĂ©rieurs figurent Ă©galement la remilitarisation de lâUkraine, soutenue par lâOTAN, aprĂšs la destitution de Viktor Ianoukovitch en 2014, lâannexion de la CrimĂ©e par la Russie en rĂ©ponse Ă cette remilitarisation, et le bombardement du Donbass par lâUkraine, qui a coĂ»tĂ© la vie Ă des centaines dâUkrainiens russophones. Les dirigeants russes ont parfaitement conscience que la France napolĂ©onienne, lâAllemagne impĂ©riale et lâAllemagne nazie ont toutes traversĂ© lâUkraine pour envahir leur pays.
Sans nĂ©cessairement considĂ©rer que la Russie avait raison dâenvahir lâUkraine, on peut essayer de comprendre pourquoi elle lâa envahie â une rĂ©flexion quâon nâest jamais encouragĂ© Ă mener dans une rhĂ©torique dominĂ©e par des jugements moraux normatifs, vus exclusivement Ă travers le prisme de lâimpĂ©rialisme occidental.
La configuration de lâUkraine aprĂšs 2014 a fait craindre Ă la Russie que Kiev ne serve Ă nouveau de tremplin Ă une nouvelle invasion. Et ce nâest pas comme si Poutine lâavait cachĂ©. Il a averti Ă plusieurs reprises, fin 2021 et dĂ©but 2022, que la poursuite de la militarisation de lâUkraine constitue une ligne rouge et que si lâUkraine et lâOccident refusent la voie diplomatique, la Russie passerait Ă lâaction. Avant 2014, lâUkraine ne le prĂ©occupait pas outre mesure. On ne parlait pas de guerre, car elle ne constituait pas alors la menace que Poutine a vue ensuite prendre forme.
Encore une fois, il ne sâagit pas ici de dĂ©fendre Poutine, mais dâĂ©voquer une relation de cause Ă effet, et surtout lâarrogance et lâorgueil occidentaux convaincus que seules leurs lignes rouges en matiĂšre gĂ©ostratĂ©gique font autoritĂ©.
Les Ătats-Unis auraient-ils permis quâune alliance militaire dirigĂ©e par la Chine sâĂ©tablisse en AmĂ©rique du Sud, jusquâau Mexique, sans rĂ©agir ? Les mĂ©dias occidentaux auraient-ils qualifiĂ© de âdĂ©lire paranoĂŻaqueâ les inquiĂ©tudes amĂ©ricaines face au militarisme chinois si des bases militaires chinoises fleurissaient en AmĂ©rique du Sud ? Bien sĂ»r que non ! Les mĂ©dias auraient rĂ©clamĂ© la guerre et nous lâauraient vendue sans surprise. Mais lorsque les rĂŽles sâinversent, le militarisme amĂ©ricain redevient une simple paranoĂŻa russe.
Et aujourdâhui, la guerre que lâexpansionnisme de lâOTAN faisait craindre nâest pas seulement lĂ , mais risque de sâinstaller durablement dans nos vies, les Ă©conomies europĂ©ennes se rĂ©signant au carnage et mettant en place des Ă©conomies de guerre. Et pour dĂ©velopper ces Ă©conomies de guerre, la classe libĂ©rale exige de nouvelles coupes dans un Ătat-providence dĂ©jĂ laminĂ© dans bien des secteurs par deux dĂ©cennies dâaustĂ©ritĂ©. Cette semaine, le Financial Times a publiĂ© cet article, illustrant le culot avec lequel des mesures anti-ouvriĂšres, hypercapitalistes et hyperimpĂ©rialistes sont dĂ©sormais prĂ©sentĂ©es comme des opinions sensĂ©es.
Un âĂtat de guerreâ destinĂ© Ă combattre une Russie mythique qui, comme Mearsheimer lâa expliquĂ© dans cette vidĂ©o, nâa pas envahi lâUkraine avec suffisamment de moyens pour conquĂ©rir le pays, mais a plutĂŽt recouru Ă un dernier coup de poker pour forcer lâUkraine Ă passer Ă la table des nĂ©gociations.
Bien sĂ»r, ce pari a Ă©chouĂ©. Les mĂ©dias libĂ©raux et la classe politique continuent toutefois dâaffirmer que lâobjectif de la Russie est une conquĂȘte totale, suivie de nouvelles conquĂȘtes afin de cautionner lâinstauration dâĂ©conomies de guerre. Que la classe libĂ©rale prĂ©fĂšre instaurer un Ătat belliciste qui dĂ©cime lâĂtat-providence pour affronter la Russie, plutĂŽt quâopter pour la diplomatie et le partenariat avec un pays riche en ressources minĂ©rales indispensables Ă la construction, par exemple, dâun systĂšme Ă©nergĂ©tique plus propre, tĂ©moigne dâun Ă©chec total.
Et qui alimenterait ces Ă©conomies dââĂtat en guerreâ ? En partie IsraĂ«l, qui a conclu un accord de 4 milliards de dollarsavec la GrĂšce pour fournir un systĂšme de dĂ©fense aĂ©rienne, a livrĂ© un systĂšme similaire Ă lâAllemagne pour le mĂȘme prix lâannĂ©e derniĂšre et un systĂšme de missiles Ă un demi-milliard de dollars Ă la Slovaquie.
IsraĂ«l est impliquĂ© dans le conflit entre lâUkraine et la Russie de plusieurs maniĂšres trĂšs significatives, dont certaines sâavĂšrent aujourdâhui clairement contre-productives pour lâUkraine et Zelensky.
DĂšs le dĂ©but de la guerre contre lâIran, Zelensky lâa chaudement saluĂ©e, reprenant tous les clichĂ©s habituels, affirmant que lâoffensive amĂ©ricano-israĂ©lienne serait une bonne chose car elle âlibĂ©rerait le peuple iranien dâun rĂ©gime terroristeâ. En mars, alors que la guerre contre lâIran faisait rage, il a appelĂ© Netanyahu Ă une collaboration, affirmant : âIl a ce dont jâai besoin et jâai ce dont il a besoinâ. Mais aujourdâhui, lâUkraine est Ă court de missiles intercepteurs, ceux-ci ayant tous Ă©tĂ© utilisĂ©s dans la guerre contre lâIran, laissant Kiev vulnĂ©rable aux attaques de missiles russes. Hier, tous les missiles lancĂ©s sur Kiev ont atteint leur cible, sans quâaucun missile intercepteur nâait Ă©tĂ© tirĂ©. Et aujourdâhui, aprĂšs avoir encouragĂ© la guerre contre lâIran, Zelensky se plaint du manque de missiles intercepteurs, une consĂ©quence directe de la guerre quâil a soutenue. Il sâest ralliĂ© Ă lâempire, mais Ă cause de lâaventurisme impĂ©rialiste Ă outrance qui lui est prĂ©cieux, cet empire est dĂ©sormais incapable de dĂ©fendre son pays. Cet homme nâa visiblement Ă©laborĂ© aucune stratĂ©gie, si ce nâest espĂ©rer que les armes et les fonds continuent dâaffluer.
Les libéraux semblent réticents à établir un lien entre ces deux guerres impériales, préférant la dissonance inhérente à une mentalité impérialiste.
Cette dissonance sâest Ă©galement manifestĂ©e ailleurs, chez des influenceurs favorables Ă la guerre en Ukraine qui exigent que lâOccident envoie davantage dâarmes Ă lâUkraine et sâindignent que la CorĂ©e du Nord en envoie Ă la Russie, apparemment incapables de suivre leur propre logique concernant lâenvoi dâarmes par des pays tiers aux principales parties belligĂ©rantes dâun conflit. Des esprits impĂ©rialistes aveuglĂ©s par leur propre hypocrisie flagrante.
Mais Ă lâheure oĂč jâĂ©cris ces lignes, jâentends dĂ©jĂ venir les critiques, et je peux mĂȘme en formuler une. Pourquoi, Nate, alors que tu te montres si intransigeant sur le plan moral sur IsraĂ«l et la Palestine, dĂ©nonces-tu les âjugements moraux normatifsâ concernant lâUkraine et la Russie ?
Parce que ces deux cas de figure ne pourraient ĂȘtre plus dissemblables.
LâUkraine est un Ătat dotĂ© dâune armĂ©e permanente soutenue par lâempire, qui combat un autre Ătat dotĂ© dâune armĂ©e permanente. La Palestine sâest vu refuser le statut dâĂtat malgrĂ© lâaccord de partition en deux Ătats conclu par lâONU en 1947 (quelle que soit lâopinion que lâon puisse avoir sur la lĂ©gitimitĂ© de cet accord), elle ne dispose dâaucune armĂ©e permanente pour se dĂ©fendre et les Palestiniens luttent contre une occupation coloniale armĂ©e par lâempire. LâUkraine ressemble donc davantage Ă IsraĂ«l quâĂ la Palestine. En effet, en 2024, Zelensky a proclamĂ© quâIsraĂ«l serait le modĂšle idĂ©al pour lâUkraine, affirmant vouloir faire de son pays un âGrand IsraĂ«lâ.
LâUkraine et IsraĂ«l sont tous deux des mandataires aux avant-postes impĂ©riaux, lâun en Europe, lâautre au Moyen-Orient. Il nâest pas nĂ©cessaire dâĂȘtre lâenvahisseur pour ĂȘtre un instrument de lâimpĂ©rialisme. Parfois, ĂȘtre envahi sâavĂšre plus utile, car une telle rĂ©alitĂ© confĂšre une assurance morale qui contribue Ă protĂ©ger son rĂŽle impĂ©rial de toute analyse critique. Je dirais mĂȘme que câest exactement ce qui sâest produit dans le cas de lâUkraine.
Cela ne veut pas dire pour autant que je nâĂ©prouve aucune sympathie pour les Ukrainiens ordinaires. Au contraire. Ils ont Ă©tĂ© trahis, tant par lâEurope que par leurs propres dirigeants, et contraints de mener une guerre que la majoritĂ© souhaite dĂ©sormais voir prendre fin par des nĂ©gociations. LâUkrainien moyen est bien diffĂ©rent de lâIsraĂ©lien moyen qui soutient le gĂ©nocide et dĂ©fend lâapartheid.
Pourtant, malgrĂ© les aspirations de la majoritĂ© des Ukrainiens, lâEurope et Zelensky se refusent Ă toutes nĂ©gociations et continuent de se battre, infligeant des coĂ»ts phĂ©nomĂ©naux Ă lâUkraine et aux Ukrainiens ordinaires, comme en tĂ©moignent les nombreuses vidĂ©os montrant les commandos ukrainiens enlever en pleine rue des citoyens ukrainiens pour les expĂ©dier manu militari au front.
âVoici la libertĂ© et la dĂ©mocratie ukrainiennes que les dirigeants europĂ©ens ont Ă©chouĂ© Ă soutenir : les sbires de Zelensky enlĂšvent encore un civil ukrainien en pleine rue pour l'envoyer au front comme chair Ă canon â simplement pour gonfler les chiffres et continuer Ă soutirer des milliards Ă l'Occidentâ. â Source
Bien sĂ»r, des coĂ»ts Ă©normes sont Ă©galement infligĂ©s Ă la Russie, mais ils ne sont pas, et ne seront pas, assez Ă©levĂ©s pour garantir une âbonne paixâ. Et tout coĂ»t supplĂ©mentaire risquerait de dĂ©clencher une escalade incontrĂŽlĂ©e et catastrophique.
Parmi ceux qui estiment que la guerre nâapporte que des souffrances Ă lâUkraine et que le pays devrait nĂ©gocier avec la Russie pour y mettre fin figure Iuliia Mendel, ancienne attachĂ©e de presse et porte-parole de Zelensky. Mais qui, en Occident, a dĂ©jĂ entendu parler dâelle ? Vous pouvez toutefois ĂȘtre sĂ»r que si lâancienne porte-parole de Poutine avançait les mĂȘmes arguments Ă propos de la Russie, son visage ferait la une de tous les mĂ©dias occidentaux.
Lâironie ultime est que, bien que la guerre soit prĂ©sentĂ©e aux Occidentaux comme un affrontement entre totalitarisme et dĂ©mocratie, les Ukrainiens ne sont mĂȘme pas en mesure dâĂ©lire un dirigeant qui donnerait suite Ă leur souhait de voir la guerre prendre fin par la voie de la nĂ©gociation, puisque Zelensky, dont le mandat a officiellement expirĂ© en 2024, a instaurĂ© la loi martiale et annulĂ© les Ă©lections.
Donc, comme je lâai dĂ©jĂ prĂ©cisĂ©, pour le meilleur ou pour le pire, voici mon point de vue sur le conflit russo-ukrainien.
Une guerre qui ne sert que des intĂ©rĂȘts impĂ©rialistes, des intĂ©rĂȘts qui vont Ă lâencontre de la sĂ©curitĂ© et de la prospĂ©ritĂ© europĂ©ennes. Une guerre qui menace, dans le pire des cas, de prendre une tournure nuclĂ©aire. Une guerre provoquĂ©e. Une guerre qui, faute dâesprit critique et dâune vĂ©ritable solidaritĂ©, conscience ou justice, sâest imposĂ©e comme un principe dâorganisation intellectuel incontournable pour les mĂ©dias libĂ©raux et la classe politique.
Je ne me suis probablement pas fait beaucoup dâamis, mais, si câest le cas, vous mâen voyez ravi.
Traduit par Spirit of Free Speech




Enfin un article cohĂ©rent et honnĂȘte sur le conflit russo- ukrainien.Vouloir comprendre cette guerre nâest pas vouloir la justifier .
Combien de fois mâa-t-on dit ,lorsque jâessayais dâen raconter les origines ,que jâĂ©tais « poutinolĂątre »âŠCâest en effet fatiguant dâentendre toujours ces mĂȘmes arguments sans chercher Ă comprendre et expliquer.Faire un peu dâhistoire nâest pourtant pas compliquĂ© !
Bravo pour votre témoignage !
L'impérialisme se nourrit de sang pour continuer dans la durée.
Toute les guerres viennent de l'impérialisme, elles sont l'expression du systÚme qui doit sacrifier pour exister, basé sur l'abus de pouvoir pour dominer.
L'impérialisme est issu d'esprits séparés volontairement de leur source naturelle
pour devenir une bĂȘte de violence dont le coeur est Ă©teint,
des hommes "augmentés" dans la bestialité, et qui entraßnent toute la société vers cet abßme.
Et celui qui refuse cette voie est rejeté ou supprimé, c'est pourquoi beaucoup plient le genou.
Mais "que sert-il Ă l'homme de gagner l'univers s'il vient Ă perdre son Ăąme?"