đâđš Les Ătats-Unis dâIsraĂ«l
Si les articles 219 et 1217 de la NDAA sont adoptés, nous aurons livré notre république constitutionnelle aux sionistes. Ce sera littéralement la fin de notre pays tel que nous le connaissons.
đâđš Les Ătats-Unis dâIsraĂ«l
Par Scott Ritter, le 3 août 2026
Lorsque je me rendais rĂ©guliĂšrement en IsraĂ«l, entre le milieu et la fin des annĂ©es 1990, dans le cadre de mes fonctions au sein des Nations Unies, jâai toujours Ă©tĂ© frappĂ© par la façon dont de nombreux IsraĂ©liens sâidentifient Ă©troitement aux Ătats-Unis. Lors des fĂȘtes nationales, de nombreux automobilistes israĂ©liens arboraient deux petits drapeaux en plastique aux vitres de leur voiture : lâun reprĂ©sentant lâĂ©toile de David bleue et blanche, lâautre le drapeau amĂ©ricain. âNous nous considĂ©rons comme une petite AmĂ©riqueâ, mâexpliquait mon hĂŽte israĂ©lien lorsque je lui faisais remarquer cette particularitĂ©.
Mais la réalité était bien différente.
Les IsraĂ©liens ont complotĂ© dans le dos de leurs homologues amĂ©ricains, et les services du renseignement et de sĂ©curitĂ© amĂ©ricains ont toujours perçu IsraĂ«l comme une menace pour la sĂ©curitĂ© nationale des Ătats-Unis.
Je le sais, car jâai Ă©tĂ© pris au piĂšge de cette dynamique de pouvoir et ai fini par ĂȘtre accusĂ© par le gouvernement amĂ©ricain dâespionnage au profit dâIsraĂ«l. Les accusations ont finalement Ă©tĂ© abandonnĂ©es, jugĂ©es infondĂ©es et motivĂ©es par des considĂ©rations politiques, mais le sentiment qui sous-tendait ces accusations Ă©tait bien rĂ©el : une part importante des instances amĂ©ricaines chargĂ©es de la dĂ©fense, du renseignement et de la sĂ©curitĂ© considĂ©rait IsraĂ«l comme une menace.
Car Israël était bien une menace.
Cela ne signifie pas pour autant que les Ătats-Unis et IsraĂ«l ne collaboraient pas et ne coopĂ©raient pas : pendant mon sĂ©jour en IsraĂ«l, les hĂŽtels regorgeaient dâagents de la CIA, dâofficiers de lâarmĂ©e amĂ©ricaine et de diplomates du DĂ©partement dâĂtat en mission officielle.
Mais une âmuraille de Chineâ sĂ©parait les Ătats-Unis et IsraĂ«l, et les interactions Ă©taient rĂ©gies par des protocoles stricts qui maintenaient constamment cette muraille en place.
AprĂšs avoir quittĂ© les Nations unies, jâai travaillĂ© quelque temps comme analyste Ă lâantenne pour NBC News.
Jâai Ă©galement signĂ© un contrat avec une agence de confĂ©renciers new-yorkaise, Greater Talent Network (GTN).
Et ce sont ces deux expĂ©riences qui mâont fait prendre conscience du degrĂ© dâinfiltration des intĂ©rĂȘts pro-israĂ©liens dans tous les aspects des mĂ©dias amĂ©ricains et de la gestion de lâinformation.
Jâai Ă©tĂ© approchĂ© Ă plusieurs reprises par des producteurs de NBC qui me remettaient leurs cartes de visite â non pas celles de NBC, mais plutĂŽt leurs cartes de lâAIPAC (lâAmerican Israeli Public Affairs Committee, vĂ©ritable façade du gouvernement israĂ©lien).
GTN mâa mis directement en relation avec lâAIPAC, ainsi quâavec ses entitĂ©s affiliĂ©es bien implantĂ©es dans le milieu universitaire amĂ©ricain et le secteur des think tanks.
GrĂące Ă ces rĂ©seaux, jâai Ă©tĂ© introduit dans un monde secret de relations en coulisses avec le CongrĂšs amĂ©ricain, oĂč lâAIPAC tirait les ficelles pour le compte de sĂ©nateurs et de reprĂ©sentants influents, et oĂč les collaborateurs du SĂ©nat et de la Chambre des reprĂ©sentants collaboraient ouvertement avec des employĂ©s de diverses agences gouvernementales amĂ©ricaines pour dĂ©finir les politiques.
Paul Wolfowitz, Ă lâĂ©poque doyen de la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) de lâuniversitĂ© Johns Hopkins, mâa proposĂ© une somme considĂ©rable si jâacceptais de rejoindre lâĂ©quipe.
Tout ce que jâavais Ă faire, câĂ©tait adhĂ©rer Ă lâidĂ©e que Saddam Hussein possĂ©dait des armes de destruction massive.
Jâai dĂ©clinĂ© lâoffre de Wolfowitz et jâai pris mes distances avec la cabale de lâAIPAC.
Malheureusement, les reprĂ©sentants Ă©lus des Ătats-Unis nâont pas fait preuve dâune telle clartĂ© morale ni dâune telle loyautĂ© envers la RĂ©publique quâils sont censĂ©s servir.
Nous vivons Ă une Ă©poque oĂč le Premier ministre israĂ©lien se vante ouvertement dâavoir achetĂ© le CongrĂšs amĂ©ricain.
OĂč lâAIPAC se vante dâavoir dĂ©pensĂ© 100 millions de dollars pour y parvenir.
OĂč des agents pro-israĂ©liens ont dĂ©pensĂ© 30 millions de dollars pour Ă©vincer Thomas Massie du CongrĂšs amĂ©ricain parce quâil a osĂ© contester la cession de la souverainetĂ© amĂ©ricaine Ă IsraĂ«l.
OĂč le secrĂ©taire dâĂtat amĂ©ricain a ouvertement dĂ©clarĂ© que critiquer IsraĂ«l constitue un motif de refus de visa pour entrer aux Ătats-Unis.
OĂč des politiciens israĂ©liens prĂŽnent ouvertement la rĂ©pression de la libertĂ© dâexpression en AmĂ©rique.
Et oĂč la âmuraille de Chineâ qui prĂ©servait les intĂ©rĂȘts amĂ©ricains des IsraĂ©liens sera bientĂŽt supprimĂ©e par un CongrĂšs complaisant, tandis que les mĂ©dias mainstream, qui ont depuis longtemps renoncĂ© Ă leur indĂ©pendance et Ă leur intĂ©gritĂ© au profit des intĂ©rĂȘts israĂ©liens, gardent le silence.
Le document de capitulation marquant la reddition de la RĂ©publique constitutionnelle anciennement connue sous le nom dâĂtats-Unis dâAmĂ©rique au profit dâune nouvelle entitĂ© que lâon pourrait plus justement qualifier dâĂtats-Unis dâIsraĂ«l est la loi de 2027 sur lâautorisation de la dĂ©fense nationale (NDAA), en particulier lâarticle 219 de la version de la Chambre des reprĂ©sentants et lâarticle 1217 de celle du SĂ©nat.
Les dispositions 219/1217 chargent le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense de dĂ©signer un agent exĂ©cutif (EA) chargĂ© dâĂ©tendre et dâaccĂ©lĂ©rer lâintĂ©gration plus profonde dâIsraĂ«l au sein des institutions amĂ©ricaines. LâautoritĂ© de lâEA prĂ©vaudrait sur celle des autres responsables du ministĂšre de la DĂ©fense, conformĂ©ment Ă la directive 5101.01 du ministĂšre de la DĂ©fense, ce qui signifie que lâEA serait en mesure de passer outre les dĂ©cisions dâautres agences du ministĂšre de la DĂ©fense, telles que lâAdministration de la sĂ©curitĂ© des technologies de dĂ©fense (DTSA), concernant lâaccĂšs dâIsraĂ«l aux technologies amĂ©ricaines. Ce nouvel EA mettrait fin au contrĂŽle direct du CongrĂšs, lâautoritĂ© de supervision revenant au secrĂ©taire Ă la DĂ©fense. Il nây aurait ni confirmation par le CongrĂšs ni possibilitĂ© pour celui-ci de rĂ©voquer un agent exĂ©cutif.
En bref, ceci Ă©quivaut Ă une renonciation aux devoirs constitutionnels du CongrĂšs au profit dâun agent nommĂ© Ă des fins politiques par le pouvoir exĂ©cutif.
Ce nâest pas vraiment ce que les PĂšres fondateurs avaient Ă lâesprit lorsquâils ont rĂ©digĂ© la Constitution.
Lâarticle 2191217 intĂšgre les programmes de recherche et dĂ©veloppement amĂ©ricains et israĂ©liens dâune maniĂšre qui rend les Ătats-Unis dĂ©pendants des technologies spĂ©cifiques fournies par IsraĂ«l, accordant ainsi Ă ce dernier un poids considĂ©rable sur la future politique et les infrastructures amĂ©ricaines, en entremĂȘlant les chaĂźnes dâapprovisionnement de dĂ©fense dâIsraĂ«l et des Ătats-Unis dans les secteurs gouvernemental, privĂ© et universitaire, et en brouillant les frontiĂšres de lâintĂ©gritĂ© territoriale et de la souverainetĂ© politique.
Lâarticle 219/1217 vise les processus de marchĂ©s publics et dâacquisition liĂ©s Ă la dĂ©fense, de sorte quâil sera impossible pour les futures administrations de dissocier les technologies ou accords israĂ©liens des grands programmes dâapprovisionnement de dĂ©fense, prenant ainsi en otage les bureaux exĂ©cutifs des programmes et les responsables de programmes du DĂ©partement de la DĂ©fense (DOD) pour quâils intĂšgrent des technologies dâorigine israĂ©lienne dans les systĂšmes amĂ©ricains. Ces procĂ©dures rendront caduques les dispositions actuelles du âBuy-Americaâ et donneront aux entreprises israĂ©liennes accĂšs Ă la propriĂ©tĂ© intellectuelle relative aux systĂšmes dâarmement avec lesquels elles sont en concurrence directe.
Lâarticle 219/1217 confĂšre Ă lâEA le pouvoir de rĂ©affecter les financements et les prioritĂ©s du ministĂšre de la DĂ©fense en privilĂ©giant lâintĂ©gration dâIsraĂ«l dans les structures de dĂ©fense nationale des Ătats-Unis. Il subordonne littĂ©ralement lâensemble des aspects les plus sensibles de la dĂ©fense amĂ©ricaine Ă IsraĂ«l, hors du champ de contrĂŽle du CongrĂšs.
Ă lâheure oĂč une majoritĂ© dâAmĂ©ricains prend conscience des crimes horribles commis par IsraĂ«l contre le peuple palestinien, et du rĂŽle jouĂ© par IsraĂ«l pour entraĂźner les Ătats-Unis dans des guerres permanentes au Moyen-Orient, la section 219/1217 liera dĂ©finitivement les Ătats-Unis Ă IsraĂ«l, faisant du ministĂšre amĂ©ricain de la DĂ©fense et, par extension, de lâensemble du peuple amĂ©ricain, des complices de ces crimes.
Le projet du âGrand IsraĂ«lâ, qui vise lâexpansion territoriale de lâĂtat dâIsraĂ«l au Moyen-Orient aux dĂ©pens de ses voisins, traverse de graves difficultĂ©s.
IsraĂ«l lui-mĂȘme traverse une crise existentielle en raison de son Ă©tat de guerre permanent.
Jâai dĂ©jĂ Ă©crit que la relation entre IsraĂ«l et les Ătats-Unis sâapparente Ă celle dâun parasite vis-Ă -vis de son hĂŽte.
Lâarticle 219/1217 codifierait ce statut dans la loi.
Ce faisant, il détruirait la République constitutionnelle.
Le CongrÚs a des devoirs et des responsabilités spécifiques qui lui sont imposés par la Constitution.
Céder ces responsabilités à une nation étrangÚre ne fait pas partie de ces devoirs.
Si lâarticle 219/1217 est adoptĂ©, IsraĂ«l se sera dĂ©finitivement greffĂ© Ă lâentreprise amĂ©ricaine.
Ă lâheure actuelle, nous sommes confrontĂ©s Ă un CongrĂšs qui a envisagĂ© de criminaliser la critique dâIsraĂ«l.
Une telle mesure constitue bien sĂ»r un affront Ă la notion mĂȘme de libertĂ© dâexpression.
En confondant la sĂ©curitĂ© israĂ©lienne et la sĂ©curitĂ© amĂ©ricaine, comme ce sera le cas si lâarticle 219/1217 est adoptĂ©, la criminalisation inĂ©vitable des discours critiques Ă lâĂ©gard dâIsraĂ«l a de beaux jours devant elle.
La NDAA de 2027 est le dernier bastion de lâAmĂ©rique.
Supprimons lâarticle 219/1217, et nous aurons une chance de survivre.
Si lâarticle 219/1217 est adoptĂ©, nous aurons perdu la RĂ©publique.
Jâai jurĂ© de dĂ©fendre les Ătats-Unis dâAmĂ©rique, une rĂ©publique constitutionnelle.
Je ne servirai jamais les Ătats-Unis dâIsraĂ«l.
Et quiconque se dit américain ne devrait pas non plus les servir.
Traduit par Spirit of Free Speech




On sait trĂšs bien que le but poursuivi est le grand Israel.