đâđš LâIran, IsraĂ«l & lâAmĂ©rique, pion de Netanyahu
âSi vous ne deviez retenir qu'une chose de ce discours, câest ceci : nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, & notre victoire sera votre victoireâ. â Netanyahu, le 25 juillet 2024
đâđš LâIran, IsraĂ«l & lâAmĂ©rique, pion de Netanyahu
Par Dennis Kucinich, le 1er avril 2025
Dans son Ă©valuation annuelle de la menace mondiale, la communautĂ© du renseignement amĂ©ricaine a rĂ©futĂ© l'affirmation souvent rĂ©pĂ©tĂ©e par Netanyahu selon laquelle l'Iran aurait dĂ©veloppĂ© une arme nuclĂ©aire, dĂ©clarant que âl'Iran n'en fabrique pasâ.
Dans mon article, âThe High Price of War with Iran: $10 Gas and the Collapse of the U.S. Economyâ, j'ai rappelĂ© comment le Premier ministre Benjamin Netanyahu est Ă l'origine de la pression exercĂ©e sur l'AmĂ©rique dĂ©truire l'Irak, la Libye, la Syrie et maintenant l'Iran. J'ai passĂ© en revue les graves consĂ©quences Ă©conomiques pour les Ătats-Unis d'une attaque contre l'Iran. Aujourd'hui, il est question des effets sur l'homme et l'atmosphĂšre d'une attaque amĂ©ricaine contre les installations de recherche nuclĂ©aire iraniennes. Les retombĂ©es nuclĂ©aires qui en rĂ©sulteraient entraĂźneraient une catastrophe sans prĂ©cĂ©dent dans l'histoire de l'humanitĂ©.
La semaine derniĂšre, le prĂ©sident Trump a dĂ©clarĂ© que âde trĂšs mauvaises choses vont se produireâ en Iran si les dirigeants de ce pays ne signent pas un nouvel accord sur le nuclĂ©aire. Le prĂ©sident a raison. Il peut faire en sorte que de trĂšs mauvaises choses se produisent en l'Iran.
Mais l'Iran n'est pas le seul pays oĂč de âmauvaises chosesâ pourraient se produire si les infrastructures de recherche nuclĂ©aire iraniennes sont dĂ©truites par les Ătats-Unis, comme le rĂ©vĂšle une Ă©tude approfondie de la propagation des radiations créée par les bombardements annoncĂ©s.
L'Amérique est le pion à Netanyahu depuis des décennies. La richesse, la vie et la sécurité de notre nation seront-elles encore sacrifiées sur l'autel d'un programme qui ne fait qu'endetter notre nation et tuer des innocents à l'étranger ?
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour un second mandat a permis au parti de droite de Netanyahu d'accélérer l'anéantissement de Gaza, d'étendre les colonies, et de repousser les attaques des Houthis pro-Gaza contre la navigation en mer Rouge.
Netanyahu a perçu la premiĂšre Ă©lection de Trump en 2016 comme une nouvelle opportunitĂ© de renverser le leadership iranien. Trump, en partenariat avec Netanyahu, a retirĂ© les Ătats-Unis d'un accord multilatĂ©ral qui limitait le dĂ©veloppement nuclĂ©aire de l'Iran en Ă©change d'un allĂšgement des sanctions.
Une attaque par des bombardiers B-2 sur les infrastructures nuclĂ©aires iraniennes dĂ©truirait les sites visĂ©s et libĂ©rerait de la radioactivitĂ©, mettant en danger la vie de dizaines de millions de personnes en Iran et de centaines de millions au-delĂ . En raison des retombĂ©es radioactives, l'Irak, le KoweĂŻt, le Qatar, les Ămirats arabes unis, BahreĂŻn, l'est de l'Arabie saoudite, l'Afghanistan et le Pakistan seraient Ă©galement gravement touchĂ©s.
ConcrÚtement, compte tenu de la proximité de l'Iran et des vents dominants, on assisterait à une forte augmentation des maladies induites par les radiations, dont certaines mortelles, ainsi qu'à une forte augmentation des cancers et des malformations congénitales. Les radiations contamineraient et détruiraient les réserves alimentaires, les terres agricoles, le bétail et les ressources en eau à des centaines, voire des milliers de kilomÚtres de l'Iran.
Les rĂ©gions orientales de la Turquie, le nord-ouest de l'Inde, le TurkmĂ©nistan, l'OuzbĂ©kistan, le Tadjikistan et le Kazakhstan seraient exposĂ©s Ă une contamination modĂ©rĂ©e. La Jordanie, la Syrie, le Liban, IsraĂ«l, la Palestine et le SinaĂŻ Ă©gyptien pourraient ĂȘtre touchĂ©s, selon la direction du vent.
IsraĂ«l alimente depuis longtemps les craintes existentielles de ses voisins en Ă©voquant la menace d'une attaque nuclĂ©aire de l'Iran, tout en Ă©tant couvert par les Ătats-Unis pour son agression dite âdĂ©fensiveâ Ă Gaza, oĂč au moins 50 000 Gazaouis ont Ă©tĂ© massacrĂ©s et plus d'un million de Palestiniens expulsĂ©s de leurs foyers.
Si l'intention largement médiatisée du président Trump de bombarder l'Iran met en péril ce pays et les pays voisins, elle expose également Israël à une contre-attaque massive de l'Iran et met en danger l'ensemble des troupes américaines présentes dans la région à moins de 4 000 kilomÚtres de l'Iran.
Les bombardiers B-2 destinĂ©s Ă l'attaque de l'Iran sont conçus pour transporter des âbombes anti-bunkerâ nuclĂ©aires ainsi que des bombes conventionnelles de 225 kg. L'objectif est de dĂ©truire les infrastructures nuclĂ©aires iraniennes, notamment les rĂ©acteurs nuclĂ©aires et les laboratoires de recherche. Bombarder des bombes nuclĂ©aires implique des retombĂ©es radioactives massives.
âIl y aura des bombardementsâ
âS'ils refusent de conclure un accord, on bombarderaâ a dĂ©clarĂ© Trump lors d'un entretien tĂ©lĂ©phonique dimanche dernier avec NBC News. âCe seront des bombardements comme ils n'en ont jamais vus auparavantâ.
Rappel de notions civiques : les menaces officielles contre un autre Ătat constituent une violation de la Charte des Nations unies, article 2, section 4, qui âinterdit le recours Ă la menace ou Ă l'emploi de la force contre [...] tout Ătatâ. L'Iran et les Ătats-Unis ont tous deux signĂ© et ratifiĂ© cet accord il y a prĂšs de 80 ans, en reconnaissance de son principe fondateur, Ă savoir âprĂ©server les gĂ©nĂ©rations futures du flĂ©au de la guerreâŠâ.
Attaquer un pays est un crime de guerre. En vertu de la Constitution amĂ©ricaine, aucun prĂ©sident n'a le droit de mener unilatĂ©ralement notre nation Ă la guerre, en l'absence d'une menace imminente pour les Ătats-Unis. La Convention de 1787 a placĂ© le pouvoir de guerre entre les mains du CongrĂšs, contrairement Ă la Couronne britannique qui a Ă©tendu la guerre Ă l'empire.
La litanie des bonnes raisons de ne pas attaquer l'Iran est Ă©trangement similaire Ă celles pour lesquelles l'AmĂ©rique n'aurait pas dĂ» attaquer l'Irak : l'Iran ne constitue aucune menace pour les Ătats-Unis. L'Iran n'a pas attaquĂ© les Ătats-Unis. L'Iran n'a ni l'intention ni la capacitĂ© d'attaquer les Ătats-Unis. Dans ces conditions, le risque d'une provocation sous faux drapeau est Ă©levĂ©.
Fait significatif, la communauté du renseignement américain a réfuté la semaine derniÚre, dans son évaluation annuelle de la menace mondiale, l'affirmation maintes fois répétée par Netanyahu selon laquelle l'Iran serait en train de construire une arme nucléaire :
âNous continuons de penser que l'Iran ne construit pas d'arme nuclĂ©aire et que Khamenei n'a pas rĂ©autorisĂ© le programme d'armement nuclĂ©aire suspendu en 2003â.
Pendant mes 16 annĂ©es passĂ©es au CongrĂšs, j'ai souvent Ă©tĂ© l'un des rares membres Ă s'Ă©lever contre les projets d'attaque de l'Iran par l'administration Bush, dĂ©nonçant Ă maintes reprises les dangers d'une attaque contre des installations de recherche nuclĂ©aire, et appelant Ă des mesures diplomatiques pour empĂȘcher l'Iran de dĂ©velopper une arme nuclĂ©aire.
Cet accord, conclu le 14 juillet 2015, est le Plan d'action global commun (JCPOA). Il a fallu treize ans aux Ătats-Unis, Ă la Chine, Ă la Russie, Ă l'Allemagne, Ă la France et au Royaume-Uni pour Ă©laborer un accord viable qui limite la capacitĂ© de l'Iran Ă enrichir de l'uranium Ă des fins militaires. Cet accord a marquĂ© un tournant dans la coopĂ©ration internationale. Il a fait en sorte que le gĂ©nie spectral du dĂ©veloppement potentiel d'une arme nuclĂ©aire par l'Iran soit de nouveau emprisonnĂ© dans la lampe.
Cependant, Netanyahu Ă©tait loin d'ĂȘtre satisfait. Il aspirait au renversement du rĂ©gime iranien et continuait donc d'attiser les craintes existentielles des IsraĂ©liens. Trump a annulĂ© le JCPOA Ă la demande de Netanyahu, dĂ©clenchant une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements qui pourraient bientĂŽt mener les Ătats-Unis Ă attaquer l'Iran.
De la rupture Ă la conclusion d'un accord ?
Scott Ritter, ancien inspecteur des armes de l'ONU et spĂ©cialiste du renseignement de la marine, rend compte en dĂ©tail du retrait de Trump du JCPOA dans son livre intitulĂ© âDeal Breakerâ.
Le JCPOA annulée par Trump a bloqué la production d'uranium enrichi par l'Iran, traité pour augmenter le pourcentage d'uranium 235 (235U) dans les installations nucléaires de Natanz et de Fordow.
Il a bloquĂ© le dĂ©veloppement par l'Iran de plutonium de qualitĂ© militaire et a mĂȘme contrecarrĂ© les tentatives secrĂštes de production de matiĂšres fissiles (capables de subir la fission nuclĂ©aire) utilisĂ©es pour les armes nuclĂ©aires.
Le président exige maintenant que l'Iran signe un nouvel accord. Il veut que l'Iran se débarrasse de sa capacité de fabrication d'armes qu'il a, sans le vouloir, rendue possible en annulant le JCPOA.
Huit ans aprÚs l'annulation du JCPOA, le président Trump exige apparemment que l'Iran démantÚle volontairement son infrastructure nucléaire qui fournit l'énergie nucléaire, la recherche nucléaire et, effectivement, en l'absence de JCPOA, peut, à l'heure actuelle, enrichir l'uranium à un niveau proche de la qualité militaire.
Le Guide suprĂȘme de la RĂ©publique islamique d'Iran a Ă©mis une fatwa (dĂ©cision religieuse) contre l'utilisation des armes nuclĂ©aires.
Le nouvel accord que le prĂ©sident recherche pourrait, au mieux, finir par ressembler beaucoup au JCPOA et, au pire, l'amener Ă exiger de maniĂšre non nĂ©gociable le dĂ©mantĂšlement volontairement de son infrastructure nuclĂ©aire, faute de quoi les Ătats-Unis le feraient militairement.
L'Iran a rejetĂ© les nĂ©gociations directes avec Washington dans de telles circonstances. Il a toutefois maintenu une communication indirecte avec les Ătats-Unis par l'intermĂ©diaire d'Oman, alors que le prĂ©sident intensifie la menace d'un bombardement massif.
Des bombardiers B-2 sont en place, Ă©quipĂ©s des armes les plus puissantes de l'arsenal amĂ©ricain, prĂȘts Ă ĂȘtre activĂ©s depuis Diego Garcia, une Ăźle de l'ocĂ©an Indien situĂ©e Ă 3 860 km au sud-est de l'Iran. Le B-2 a la capacitĂ© de pouvoir mener une attaque et de retourner Ă Diego Garcia sans ravitaillement.
Ă certains Ă©gards, cette confrontation avec l'Iran a Ă©tĂ© initiĂ©e le 25 juillet 2024, lorsque le Premier ministre Netanyahu s'est adressĂ© au CongrĂšs. Dans un discours pour lequel il a reçu plus de 50 ovations, Netanyahu a alignĂ© la politique d'IsraĂ«l et des Ătats-Unis sur l'Iran :
âSi vous ne deviez retenir qu'une chose de ce discours, câest ceci : nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat et notre victoire sera votre victoireâ.
Ă ce stade, l'ampleur des consĂ©quences mĂ©rite d'ĂȘtre Ă©valuĂ©e. La seule diffĂ©rence entre la prĂ©paration Ă la guerre, les exercices de guerre et la guerre elle-mĂȘme rĂ©side dans l'intention.
IsraĂ«l a l'intention de dĂ©truire l'Iran, et a besoin des Ătats-Unis pour y parvenir.
Des exercices militaires conjoints des forces aériennes américaines et israéliennes ont récemment eu lieu en préparation d'une attaque.
Les Ătats-Unis disposent de dix-neuf bombardiers B-2. Chacun coĂ»te plus de 2 milliards de dollars. Leur conception originale d'aile volante, avec la carlingue enveloppĂ©e de matĂ©riaux absorbant les ondes radar, les aide Ă Ă©chapper Ă la dĂ©tection. Les B-2 utilisent des dispositifs Ă©lectroniques sophistiquĂ©s pour brouiller ou bloquer les radars et les missiles de l'adversaire.
L'Iran est mal équipé pour se défendre contre la guerre furtive des bombardiers B-2. Dans le meilleur des cas, la portée de détection réduite limitera la capacité de l'Iran à verrouiller le B-2 avec des missiles sol-air.
Chaque B-2 peut transporter seize bombes thermonucléaires à gravité B83 de plus d'une tonne, également appelées bombes anti-bunker nucléaires, qui explosent trÚs profondément sous terre. Chaque bombe B83 a la capacité explosive de 80 Hiroshima, ce qui signifie que chaque bombardier B-2 est capable de délivrer la puissance destructrice de 1 280 Hiroshima.
Une fois que les B83 explosent, elles détruisent les structures souterraines et envoient des ondes de choc à travers la roche. Il en résulte des tremblements de terre et des glissements de terrain massifs, tandis que des débris radioactifs sont projetés dans l'atmosphÚre.
On peut y voir l'expression d'une mĂ©taphysique consistant Ă attirer Ă soi ce que l'on craint. Les Ătats-Unis se prĂ©parent Ă attaquer l'Iran en raison des craintes d'IsraĂ«l Ă son Ă©gard.
Dixit Trump : âCe seront des bombardements comme ils n'en ont jamais vus auparavantâ.
Les Ătats-Unis attaqueront d'abord les villes souterraines de missiles de l'Iran Ă Khorramabad et Panj Pellah, Bakhtaran, avec des bombes nuclĂ©aires anti-bunker ou des projectiles pĂ©nĂ©trants massifs visant les sites de missiles souterrains, afin de neutraliser la capacitĂ© de riposte de l'Iran.
L'explosion des bombes nucléaires anti-bunker enverra des débris nucléaires dans l'atmosphÚre et seront emportés par le vent.
SimultanĂ©ment, les Ătats-Unis frapperont l'usine d'enrichissement de Fordow, profondĂ©ment enfouie au cĆur d'une montagne. Une combinaison de bombes GBU-57 (Massive Ordnance Penetrator) de quelque quinze tonnes, capables de s'enfoncer Ă plus de soixante mĂštres dans la terre avant d'exploser, et de bombes nuclĂ©aires antibunker sera dĂ©ployĂ©e, crĂ©ant un facteur multiplicateur en physique des explosions, faisant s'effondrer les tunnels et envoyant des matiĂšres radioactives dans l'atmosphĂšre et bien au-delĂ . Fordow est lourdement fortifiĂ©e et pourrait rĂ©sister Ă l'attaque initiale.
L'installation souterraine de Natanz sera frappĂ©e de la mĂȘme maniĂšre, avec des matiĂšres radioactives se rĂ©pandant dans l'atmosphĂšre.
La centrale nuclĂ©aire de Bushehr, non enterrĂ©e, sera dĂ©truite, sa cuve de rĂ©acteur percĂ©e, le cĆur du rĂ©acteur fondra, des quantitĂ©s massives de matiĂšres radioactives (cĂ©sium 137, iode 131, strontium 90 et plutonium) seront rejetĂ©es dans l'atmosphĂšre et, en fonction du vent et des conditions mĂ©tĂ©orologiques, des panaches radioactifs dĂ©riveront vers d'autres pays.
D'innombrables civils périront des suites d'une intoxication radioactive et de brûlures graves. Des malformations congénitales seront présentes pour les générations à venir. La nouvelle catégorie des réfugiés de l'explosion nucléaire verra le jour : les effets de type Tchernobyl contraindront les populations à quitter leurs foyers pour ne jamais y revenir.
Le rĂ©acteur nuclĂ©aire de recherche de TĂ©hĂ©ran, du centre technologique nuclĂ©aire d'Ispahan, le rĂ©acteur Ă eau lourde d'Arak, l'installation de surface de Natanz et le complexe militaire de Parchine sont des structures terrestres et de surface qui pourraient ĂȘtre ciblĂ©es et dĂ©truites, soit par des armes nuclĂ©aires, soit par des armes dites conventionnelles.
L'Iran pourra encore riposter
Le systĂšme de missiles souterrains de l'Iran est trĂšs Ă©tendu. Face Ă une destruction imminente, l'Iran, au premier signe de l'attaque, lancera simultanĂ©ment plusieurs roquettes depuis de nombreux sites souterrains, en une âpluie de missilesâ se comptant par milliers.
Ces projectiles mortels peuvent changer de trajectoire et de cible en vol, rendant la défense antimissile tant vantée d'Israël moins efficace. Si les bombes d'une tonne larguées par Israël sur Gaza sont plus précises, le Shabab-3 a le potentiel d'infliger des dégùts bien plus importants sur un périmÚtre bien plus étendu que les villes israéliennes.
Les troupes américaines dans la région y laisseront des plumes
Des dizaines de milliers de soldats américains de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air, des Marines et de l'armée de l'espace sont stationnés à portée des missiles iraniens. Ils ne sont pas menacés, à moins qu'une attaque ne soit lancée contre l'Iran.
Les missiles à courte portée de l'Iran, Fateh-110 et Zolfagher, peuvent atteindre l'Arabie saoudite. Les missiles balistiques à moyenne portée de l'Iran, Shabab-3, Emad, Sejjil et Ghadr, peuvent parcourir jusqu'à 2 500 km, jusqu'en Israël. Ses missiles à portée intermédiaire sont capables de frapper à 4 000 km de profondeur en Europe centrale et orientale,
Il n'est pas dans l'intĂ©rĂȘt des Ătats-Unis d'attaquer l'Iran.
Les Ătats-Unis prennent le risque de devenir la nation la plus haĂŻe au monde, en utilisant Ă nouveau des armes nuclĂ©aires, en bombardant des installations nuclĂ©aires, en dĂ©clenchant des catastrophes radioactives pour, potentiellement, des dizaines de nations et des dizaines de millions de personnes nĂ©es et Ă naĂźtre.
L'Amérique est le pion de Netanyahu depuis des décennies. La richesse, la vie et la sécurité de notre nation seront-elles encore sacrifiées sur l'autel d'un programme qui ne fait qu'endetter notre nation et tuer des innocents à l'étranger ?
Durant sa campagne, le prĂ©sident Trump a dĂ©clarĂ© Ă plusieurs reprises qu'il se donne pour but de disposer d'une armĂ©e forte pour Ă©viter les guerres. La force militaire doit ĂȘtre assortie de la capacitĂ© diplomatique. Il lui faut trouver un accord qui Ă©vite une guerre des Ătats-Unis avec l'Iran, sans l'ingĂ©rence intĂ©ressĂ©e d'un dirigeant Ă©tranger. âDe trĂšs mauvaises chosesâ ne se produiront pas si les bonnes personnes prĂ©valent. Si l'AmĂ©rique lance des armes nuclĂ©aires sur l'Iran, les retombĂ©es affecteront jusquâĂ notre nation.



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Il nâexiste malheureusement aucun moyen de sâopposer aux projets fous de Netanyahu et Trump! Et le pire est que ,mĂȘme si ces deux malades disparaissaient, il en existe de pires quâeux, prĂȘts Ă prendre le relais. Une vĂ©ritable malĂ©diction sâest abattue sur notre planĂšte !âŠ.