đâđš Oser lâimpensable
Les USA justifient leur politique Ă©trangĂšre en disant protĂ©ger le reste du monde. Mais les attaques contre lâIran montre que Washington est la pire menace pour la sĂ©curitĂ© de ses alliĂ©s.

đâđš Oser lâimpensable
Par Michael Hudson, le 11 mars 2026
Le grand plan de lâIran pour mettre fin Ă la prĂ©sence amĂ©ricaine au Moyen-Orient.
LâIran et Donald Trump ont chacun expliquĂ© que ne pas aller jusquâau bout de la guerre actuelle conduirait simplement Ă une nouvelle sĂ©rie dâattaques mutuelles. Le 6 mars, Trump a annoncĂ© quââil nây aurait pas dâaccord avec lâIran, sauf en cas de capitulation inconditionnelleâ, et a dĂ©clarĂ© vouloir avoir son mot Ă dire dans la nomination ou, Ă dĂ©faut, lâapprobation du nouveau dirigeant iranien, comme il vient de le faire au Venezuela.
âLâarmĂ©e amĂ©ricaine doit le vaincre totalement et provoquer un changement de rĂ©gime, sinonâ, a-t-il ajoutĂ©, âvous faites un pas en avant, puis dans cinq ans, on se rend compte quâon a mis quelquâun qui nâest pas mieuxâ.
Il faudra au moins autant de temps Ă lâAmĂ©rique pour remplacer les armes Ă©puisĂ©es, reconstruire ses radars et ses installations connexes, et monter une nouvelle guerre.
Les responsables iraniens estiment que les attaques amĂ©ricaines se poursuivront jusquâĂ lâĂ©viction des Ătats-Unis du Moyen-Orient. En acceptant un cessez-le-feu en juin dernier au lieu de profiter de son avantage alors que les dĂ©fenses antimissiles israĂ©liennes et rĂ©gionales amĂ©ricaines Ă©taient Ă©puisĂ©es, lâIran a compris que la guerre reprendrait dĂšs que les Ătats-Unis seraient en mesure de rĂ©armer leurs alliĂ©s et leurs bases militaires pour renouveler un combat que les deux parties qualifient de combat menĂ© pour trouver une solution dĂ©finitive.
Lâenjeu porte sur les conditions sous lesquelles le monde entier pourra acheter du pĂ©trole et du gaz. Les acheteurs potentiels pourront-ils se fournir en Ă©nergie auprĂšs dâexportateurs autres que les Ătats-Unis, en monnaie autre que le dollar, notamment auprĂšs de la Russie et de lâIran (et jusquâĂ rĂ©cemment, du Venezuela) ? La revendication actuelle des Ătats-Unis de contrĂŽler le commerce international du pĂ©trole obligera-t-elle les pays exportateurs Ă fixer leurs tarifs en dollars et Ă rĂ©investir leurs recettes dâexportation et leurs Ă©conomies nationales dans des titres, obligations et actions du gouvernement amĂ©ricain ?
Ce recyclage du pĂ©trodollar a permis aux Ătats-Unis de financer et armer le commerce mondial du pĂ©trole, et de mettre en Ćuvre leur stratĂ©gie impĂ©riale dâisolement des pays qui refusent de se soumettre Ă lâordre amĂ©ricain fondĂ© sur des rĂšgles (des exigences ad hoc des Ătats-Unis, et non des rĂšgles rĂ©elles). Lâenjeu nâest donc pas seulement la prĂ©sence militaire amĂ©ricaine au Moyen-Orient, avec ses deux armĂ©es par procuration, IsraĂ«l et les djihadistes de lâEI/Al-QaĂŻda. Le prĂ©texte invoquĂ© par les Ătats-Unis et IsraĂ«l selon lequel lâIran possĂ©derait des armes nuclĂ©aires de destruction massive est une accusation aussi fictive que celle portĂ©e contre lâIrak en 2003. En rĂ©alitĂ©, câest de la fin des alliances Ă©conomiques du Moyen-Orient avec les Ătats-Unis quâil est question, mais aussi de la question de savoir si les revenus des exportations de pĂ©trole continueront dâĂȘtre cumulĂ©s en dollars pour soutenir la balance des paiements amĂ©ricaine et financer les bases militaires amĂ©ricaines Ă travers le monde.
LâIran a annoncĂ© son intention de se battre jusquâĂ ce que trois objectifs de prĂ©vention des guerres futures soient atteints. Tout dâabord, les Ătats-Unis doivent se retirer de lâensemble de leurs bases militaires au Moyen-Orient. LâIran a dĂ©jĂ dĂ©truit la colonne vertĂ©brale des systĂšmes dâalerte radar et des sites de dĂ©fense antiaĂ©rienne et antimissile en Jordanie, au Qatar, aux Ămirats arabes unis et Ă BahreĂŻn, empĂȘchant ainsi ces pays de guider les attaques de missiles amĂ©ricaines ou israĂ©liennes ou de lancer des attaques contre lâIran. Les pays arabes abritant des bases ou des installations amĂ©ricaines seront bombardĂ©s sâils ne les abandonnent pas.
Les deux autres exigences iraniennes semblent tellement ambitieuses quâelles paraissent inconcevables pour lâOccident.
Les pays arabes membres de lâOPEP devraient mettre fin Ă leurs Ă©troites collaborations Ă©conomiques avec les Ătats-Unis, en commençant par les centres de donnĂ©es amĂ©ricains exploitĂ©s par Amazon, Microsoft et Google. Ils devraint non seulement cesser de fixer le tarif de leur pĂ©trole et de leur gaz en dollars amĂ©ricains, mais aussi se dĂ©sengager des investissements amĂ©ricains qui subventionnent la balance des paiements des Ătats-Unis depuis les accords de 1974, grĂące auxquels ils ont pu quadrupler le prix de leurs exportations de pĂ©trole.
Ces trois exigences mettraient fin Ă la puissance Ă©conomique des Ătats-Unis sur les pays de lâOPEP, et donc sur le commerce mondial du pĂ©trole. Il en rĂ©sulterait une dĂ©dollarisation du commerce mondial du pĂ©trole, avec une rĂ©orientation vers lâAsie et les pays de la majoritĂ© mondiale. Le plan iranien signifie non seulement une dĂ©faite militaire et Ă©conomique pour les Ătats-Unis, mais aussi la fin du rĂ©gime politique des monarchies clientes du Proche-Orient et de leurs relations avec leurs citoyens chiites.
Ătape 1 : chasser les Ătats-Unis de leurs bases militaires au Moyen-Orient
Le Parlement irakien continue dâexiger le dĂ©part des forces amĂ©ricaines et la fin du vol de son pĂ©trole (dont la majeure partie est envoyĂ©e Ă IsraĂ«l). Il vient dâapprouver une nouvelle fois une loi ordonnant aux forces amĂ©ricaines de quitter le pays. Lors dâune rĂ©union avec le conseiller principal du ministre irakien de lâIntĂ©rieur et la dĂ©lĂ©gation militaire qui lâaccompagnait Ă TĂ©hĂ©ran, lundi 2 mars, le brigadier gĂ©nĂ©ral iranien Ali Abdollahi a rĂ©itĂ©rĂ© lâexigence que lâIran formule depuis cinq ans, depuis que Donald Trump a mis fin Ă son premier mandat, le 3 janvier 2020, en ordonnant lâassassinat perfide des deux principaux nĂ©gociateurs antiterroristes iraniens et irakiens, Qassem Soleimani et Abu Mahdi al-Muhandis, qui cherchaient Ă Ă©viter une guerre totale. Voyant que Trump poursuit dĂ©sormais la mĂȘme politique, le commandant iranien a dĂ©clarĂ© :
âLâexpulsion des Ătats-Unis est la premiĂšre Ă©tape vers le rĂ©tablissement de la sĂ©curitĂ© et de la stabilitĂ© dans la rĂ©gionâ.
Or, tous les royaumes arabes abritent des bases militaires amĂ©ricaines. LâIran a annoncĂ© que tout pays autorisant les avions ou les forces militaires amĂ©ricaines Ă utiliser ces bases sâexposera Ă une attaque immĂ©diate en vue de les dĂ©truire. Le KoweĂŻt, le BahreĂŻn et les Ămirats arabes unis ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© attaquĂ©s, incitant lâArabie saoudite Ă promettre Ă lâIran ne pas autoriser lâarmĂ©e amĂ©ricaine Ă utiliser son territoire pour mener lâoffensive.
LâEspagne a quant Ă elle interdit aux Ătats-Unis dâutiliser ses aĂ©rodromes pour soutenir leur guerre contre lâIran. Cependant, lorsque le Premier ministre espagnol Pedro SĂĄnchez a annoncĂ© sa dĂ©cision, le prĂ©sident Trump a dĂ©clarĂ© lors dâune confĂ©rence de presse dans le Bureau ovale que lâEspagne ne peut rien faire pour empĂȘcher lâarmĂ©e de lâair amĂ©ricaine dâutiliser les installations partagĂ©es de Rota et MorĂłn, dans le sud de lâEspagne, mĂȘme si celles-ci restent sous commandement espagnol.
âLâEspagne dĂ©clare maintenant refuser que ses bases soient utilisĂ©es. Ce nâest pas grave, nous ne voulons pas le faire. Nous pourrions lâutiliser si nous le voulions. Nous pourrions simplement y atterrir et lâutiliser. Personne nâa Ă nous dire de ne pas lâutiliserâ.
AprĂšs tout, que pourrait faire lâEspagne pour lâempĂȘcher ? Abattre les avions amĂ©ricains ?
Câest le problĂšme auquel sont confrontĂ©es les monarchies arabes si elles tentent dâinterdire aux Ătats-Unis lâaccĂšs Ă leurs propres bases et Ă leur espace aĂ©rien pour combattre lâIran. Que peuvent-elles faire ?
Ou plus prĂ©cisĂ©ment, que sont-elles prĂȘtes Ă faire ? LâIran insiste pour que le Qatar, les Ămirats arabes unis, BahreĂŻn, le KoweĂŻt, lâArabie saoudite, la Jordanie et dâautres monarchies du Proche-Orient ferment toutes les bases militaires amĂ©ricaines situĂ©es sur leur territoire et empĂȘchent les Ătats-Unis dâutiliser leur espace aĂ©rien et leurs aĂ©roports, condition sine qua non pour ne pas les bombarder et Ă©tendre la guerre aux rĂ©gimes monarchiques eux-mĂȘmes.
Le refus â ou lâincapacitĂ© dâempĂȘcher les Ătats-Unis dâutiliser les bases situĂ©es dans leurs pays â amĂšnera lâIran Ă imposer un changement de rĂ©gime. Ce serait plus facile dans les pays oĂč les Palestiniens reprĂ©sentent une grande partie de la main-dâĆuvre comme en Jordanie. LâIran a appelĂ© les populations chiites de Jordanie et dâautres pays du Proche-Orient Ă renverser leurs monarchies pour se libĂ©rer du contrĂŽle amĂ©ricain. Des rumeurs circulent selon lesquelles le roi de BahreĂŻn aurait dĂ©jĂ quittĂ© le pays.
Ătape no 2 : mettre fin aux liens commerciaux et financiers entre le Moyen-Orient et les Ătats-Unis
Les monarchies arabes subissent une pression supplĂ©mentaire pour satisfaire lâexigence de lâIran, qui souhaite quâelles dissocient leurs Ă©conomies de celle des Ătats-Unis. Depuis 1974, elles ont en effet liĂ© leurs Ă©conomies Ă celles des Ătats-Unis. Plus rĂ©cemment, le BahreĂŻn, les Ămirats arabes unis et lâArabie saoudite ont cherchĂ© Ă attirer des centres de donnĂ©es informatiques, notamment Starlink, pour utiliser leurs ressources Ă©nergĂ©tiques, notamment dans le cadre de projets de changement de rĂ©gime et dâattaques militaires des Ătats-Unis contre lâIran.
Contestant les projets amĂ©ricains dâintĂ©gration de ses secteurs non pĂ©troliers Ă lâOPEP arabe du Moyen-Orient, lâIran a dĂ©clarĂ© que ces installations constituent des âcibles lĂ©gitimesâ dans le cadre de sa campagne dâexpulsion des Ătats-Unis de la rĂ©gion. Un responsable du cloud computing a suggĂ©rĂ© que lâattaque de lâAWS iranien contre le centre de donnĂ©es dâAmazon rĂ©pondait Ă des besoins militaires, tout comme Starlink, que les Ămirats arabes unis souhaitent financer, a Ă©tĂ© utilisĂ© en fĂ©vrier dans le cadre de la tentative amĂ©ricaine de dĂ©clencher des manifestations contre le gouvernement iranien.
Ătape no 3 : mettre fin au rĂ©investissement des exportations pĂ©troliĂšres de lâOPEP en rĂ©serves de dollars amĂ©ricains.
La demande la plus radicale de lâIran concerne lâabandon de la monnaie amĂ©ricaine par ses voisins arabes. Câest essentiel pour contrer lâinfluence des entreprises amĂ©ricaines sur leurs Ă©conomies et, par consĂ©quent, sur leurs gouvernements. Un responsable iranien a dĂ©clarĂ© Ă CNN que lâIran accuse les entreprises qui investissent dans la dette publique amĂ©ricaine et dans des bons du TrĂ©sor dâĂȘtre des partenaires de la guerre contre TĂ©hĂ©ran, car il les considĂšre comme les financiers de cette guerre.
âTĂ©hĂ©ran considĂšre ces entreprises et leurs dirigeants dans la rĂ©gion comme des cibles lĂ©gitimes. Ces investisseurs sont invitĂ©s Ă rapatrier leurs capitaux au plus viteâ.
LâArabie saoudite, les Ămirats arabes unis, le KoweĂŻt et le Qatar envisagent effectivement de mettre fin Ă leurs investissements aux Ătats-Unis et ailleurs, car le blocage du dĂ©troit dâOrmuz par lâIran les a contraints Ă cesser la production de pĂ©trole et de gaz naturel liquĂ©fiĂ© (GNL), leurs capacitĂ©s de stockage Ă©tant dĂ©sormais saturĂ©es. Leurs revenus provenant de lâĂ©nergie, du transport maritime et du tourisme ont cessĂ©. Les Ătats du Golfe sont rĂ©unis le 8 mars pour discuter du retrait de leurs 2 000 milliards de dollars dâinvestissements en dollars amĂ©ricains (principalement ceux de lâArabie saoudite). Cette dĂ©cision pourrait constituer une premiĂšre Ă©tape vers la diversification des investissements de lâOPEP en dehors du dollar amĂ©ricain.
Un tel dĂ©couplage du dollar, conjuguĂ© Ă lâabandon par les Ătats-Unis de leurs bases militaires au Moyen-Orient, rĂ©duirait considĂ©rablement le contrĂŽle amĂ©ricain sur le pĂ©trole de la rĂ©gion, et donc la stratĂ©gie consistant Ă utiliser son commerce pĂ©trolier comme un moyen de coercition majeur pour contraindre dâautres pays Ă adhĂ©rer Ă lâordre fondĂ© sur les rĂšgles de lââAmerica Firstâ de Trump (ses propres caprices, sans rĂšgles claires).
Pour les monarchies elles-mĂȘmes, les changements exigĂ©s par lâIran pour mettre fin Ă la guerre des Ătats-Unis contre le Moyen-Orient produiraient un effet similaire Ă celui de lâaprĂšs-PremiĂšre Guerre mondiale : la fin des rĂ©gimes monarchiques dans de nombreux pays arabes dont lâĂ©conomie et les alliances politiques reposaient sur une alliance avec les Ătats-Unis. La pression pĂšse dĂ©sormais sur lâArabie saoudite, le Qatar, lâĂgypte, la Jordanie, BahreĂŻn, le KoweĂŻt et les Ămirats arabes unis, qui ont acceptĂ© de rejoindre le Conseil de paix de Trump.
LâIndonĂ©sie, qui compte la plus grande population musulmane au monde, vient de renoncer Ă son offre de fournir 8 000 soldats au « plan de paix » de Trump pour Gaza, et lâIran incite les monarchies arabes Ă faire de mĂȘme pour protester contre la politique amĂ©ricaine. Le feront-elles ? Le risque pour ces pays de mettre fin Ă lâaccĂšs des Ătats-Unis Ă leurs bases serait que les Ătats-Unis saisissent simplement leurs rĂ©serves en dollars pour les forcer Ă changer dâavis. Mais si elles tentent dâĂ©viter tout affront envers les Ătats-Unis, elles sâexposeront aux reproches de lâIran qui les accusera de ne pas sâopposer sĂ©rieusement Ă la guerre.
Un certain nombre dâautres politiques pourraient Ă©galement intensifier le dĂ©fi iranien aux Ătats-Unis, comme l âabandon des rĂšgles du droit international et des lois civilisĂ©es de la guerre Ă©noncĂ©es dans la Charte des Nations unies. Les pays pourraient porter plainte devant la CPI contre Trump pour crimes de guerre, lâaccusant dâavoir dĂ©clenchĂ© une guerre non dĂ©clarĂ©e contre lâIran, dâavoir ciblĂ© et tuĂ© ses dirigeants, et dâavoir bombardĂ© des cibles civiles, comme lâĂ©cole de filles qui fut lâune des premiĂšres cibles.
Les effets collatĂ©raux de lâobjectif de lâIran de chasser les Ătats-Unis du Moyen-Orient
La poursuite de ces objectifs signifie une guerre de longue haleine. Elle sâintensifiera au fur et Ă mesure quâIsraĂ«l et lâarmĂ©e amĂ©ricaine Ă©puiseront leurs stocks de dĂ©fense antiaĂ©rienne et antimissile, permettant Ă lâIran de lancer une attaque dâune ampleur supĂ©rieure Ă celle de juin dernier, lorsquâil a acceptĂ© un cessez-le-feu. Dans les semaines Ă venir, lâIran commencera Ă utiliser ses missiles les plus perfectionnĂ©s pour attaquer IsraĂ«l et dâautres alliĂ©s des Ătats-Unis.
Il nây a plus de lieu de stockage pour la production supplĂ©mentaire de pĂ©trole, car lâIran a fermĂ© le dĂ©troit dâOrmuz Ă tous les navires, sauf aux siens, qui transportent principalement du pĂ©trole Ă destination de la Chine. Aucun navire nâose sâen approcher, car la Lloydâs of London ne dĂ©livre plus de polices dâassurance.
LâarmĂ©e amĂ©ricaine a rĂ©cemment coulĂ© ou saisi des navires russes transportant du pĂ©trole, mais la flambĂ©e des prix de cette matiĂšre premiĂšre lâa amenĂ©e Ă autoriser ces transferts afin de juguler lâinflation mondiale. Scott Bessent, secrĂ©taire au TrĂ©sor, a dĂ©clarĂ© que le dĂ©partement du TrĂ©sor Ă©tudie la possibilitĂ© de mettre sur le marchĂ© des cargaisons supplĂ©mentaires de pĂ©trole brut russe sanctionnĂ©.
âNous pourrions lever les sanctions sur dâautres pĂ©troles russesâ, a-t-il ajoutĂ©. âIl y a des centaines de millions de barils de pĂ©trole brut sanctionnĂ© en mer. En levant ces sanctions, le TrĂ©sor peut crĂ©er de lâoffreâ.
Ces remarques font suite Ă la dĂ©cision amĂ©ricaine dâaccorder une dĂ©rogation temporaire de 30 jours aux raffineurs indiens pour leur permettre dâacheter du pĂ©trole russe et ainsi maintenir lâapprovisionnement mondial.
La situation est toutefois plus complexe pour le gaz naturel liquĂ©fiĂ©, principalement exportĂ© par le Qatar. Ses rĂ©servoirs de stockage sont pleins, entraĂźnant lâarrĂȘt de la production. Ses installations de GNL ont Ă©tĂ© bombardĂ©es et devront ĂȘtre reconstruites et remises en service. Il faudra ensuite deux semaines supplĂ©mentaires pour refroidir correctement ce gaz.
Ces derniers jours, lâIran a attaquĂ© deux dĂ©pĂŽts pĂ©troliers saoudiens et un drone a frappĂ© une usine de dessalement Ă BahreĂŻn, en reprĂ©sailles Ă une attaque lancĂ©e depuis le territoire iranien contre lâusine de dessalement de lâĂźle de Qeshm. La plupart des royaumes arabes dĂ©pendent largement du dessalement, notamment lâArabie saoudite (70 %) et BahreĂŻn (60 %). Lâattaque de BahreĂŻn sur le dessalement iranien est aussi insensĂ©e que de se battre avec des briques quand on vit soi-mĂȘme dans une maison de verre.
Partout dans le monde, la hausse des prix du pĂ©trole et du gaz contraindra les Ă©conomies Ă choisir entre rĂ©duire les dĂ©penses sociales nationales pour payer leurs dettes en dollars et les prix plus Ă©levĂ©s des importations de pĂ©trole, ou dĂ©clarer un moratoire sur lâĂ©chĂ©ance de leurs dettes en dollars. Cette guerre divise lâOccident (Ătats-Unis/OTAN) du reste du monde, crĂ©ant des tensions que le Japon, la CorĂ©e et mĂȘme lâEurope ne peuvent plus supporter. Une prise de conscience est en train de se produire, et câest dans ce contexte que les pays agiront (ou seront contraints dâagir par leurs populations).
Lâattaque amĂ©ricaine a dĂ©truit le narratif qui permettait aux diplomates amĂ©ricains dâexiger des subventions et des taxes pour financer leurs dĂ©penses militaires mondiales et leurs demandes de subventions et de taxes spĂ©ciales. Le postulat sous-jacent est que le monde a besoin du soutien militaire amĂ©ricain pour se protĂ©ger de la Russie, de la Chine et maintenant de lâIran, comme si ces pays reprĂ©sentaient une menace rĂ©elle pour lâEurope et lâAsie.
Les Ătats-Unis justifient leur politique Ă©trangĂšre en affirmant quâils protĂšgent le reste du monde. Toutefois, les consĂ©quences de leur attaque contre lâIran montrent que les Ătats-Unis sont en rĂ©alitĂ© la plus grande menace pour la sĂ©curitĂ© de leurs alliĂ©s. Le contrecoup de la guerre contre lâIran a ainsi dissipĂ© la grande fiction selon laquelle les Ătats-Unis prĂ©muniraient le monde des attaques de la Russie, de la Chine et de lâIran. Les Ătats-Unis nâont pas Ă©tĂ© en mesure de protĂ©ger les pays de lâOPEP et leur attaque a nui au Japon, Ă la CorĂ©e du Sud et Ă lâEurope, oĂč les prix du gaz ont augmentĂ© de 20 % et continuent de grimper. Le marchĂ© boursier corĂ©en a chutĂ© de 18 % au cours des deux derniers jours. Ces Ă©vĂ©nements incitent Ă soutenir le dĂ©mantĂšlement du contrĂŽle amĂ©ricain sur le pĂ©trole du Proche-Orient.
Traduit par Spirit of Free Speech



«Le pouvoir est au bout du fusil» et il nây a aucune place pour quelques compromis que ce soit avec TOUS les impĂ©rialistes renĂ©gats, sans foi, ni loi, qui recommencent et recommenceront toujours leurs agressions hĂ©gĂ©moniques comme le prouve Ă lâĂ©vidence les perpĂ©tuelles trahisons fĂ©lons et perfides de la totalitĂ© de TOUS LES «COMPROMIS», promesses et traitĂ©s, depuis 1908, annĂ©e de la dĂ©couverte de lâor noir perse occidental.
JAMAIS AU GRAND JAMAIS, AUCUNE PUISSANCE IMPĂRIALISTE NâA RESPECTĂ LE MOINDRE ENGAGEMENT ET NE LES RESPECTERA,CROIRE LE CONTRAIRE EST AU MIEUX DE LA STUPIDITĂ, AU PIRE DE LA TRAHISON.
Le docteur Su Yat Sen, en 1911, Ă qui on demandait lors de la guerre contre la bourgeoisie compradore chinoise ,la fĂ©odalitĂ© du «fils du ciel»,et les impĂ©rialistes Ă tout crin, sâ«il fallait battre le chien mĂȘme quand il est mouillé», rĂ©pondait sans hĂ©siter que: «oui, il faut battre le chien mĂȘme quand il est mouillĂ© car sinon, il se secoue et mord Ă nouveau».
Il en va de mĂȘme pour TOUS LES IMPĂRIALISMES, yankee barbare et sponsor$ des mercenaires gĂ©nocidaires SIONAZI$ ISRAĂLIEN$ de «cette populace rĂ©actionnaire en entier»et de tous les gouvernements fantoches compradors du Moyen-Orient, des crĂ©atures monarchiques arabes aux dictatures sanguinaires Ă©gyptiennes, en passant par les rĂ©gimes terroristes syriens,Iraquiens,turques,AzerbaĂŻdjanais,etc. ET de TOUS LES IMPĂRIALISTES britanniques, français,allemands,italiens, canadiens, australiens, chinois et russes,TOUS «DES chiens mouillĂ©s» qui sâils ne sont pas tuer,ce secoueront et mordront Ă nouveau, telle est la loi inĂ©luctable du capitalisme: DOMINER OU PĂRIR.
Comment le peuple hĂ©roĂŻque iranien et tous les peuples dâorient occidental et oriental pourraient-ils intelligemment faire confiance Ă des gĂ©nocidaires des palestiniens martyrs, des massacreurs inhumains de libanais, syriens,iraquiens,yĂ©mĂ©nites,somaliens,soudanais, des tueurs bestials dâĂ©coliĂšres sans dĂ©fense, en somme, de TOUS LES PEUPLES QUI POSSĂDENT DES TERRES OU DES HYDROCARBURES, PĂTROLE ET GAZ NATUREL, QUâILS CONVOITENT ET QUâILS SONT PRĂTS Ă GĂNOCIDER POUR «VOLER,PILLER ET BRIGANDER» (LĂ©nine).
LâhĂ©roĂŻque peuple iranien et TOUS leurs alliĂ©s doivent «battre le chien mĂȘme lorsquâil est mouillé» car il nây a quâun chien mort et enterrĂ© qui ne se secoue et ne mord plus et respectent sa parole quâil ne peut trahir.
Toutes les nĂ©gociations aussi savantes soient-elles et tous les contrats alambiquĂ©s signĂ©s ne valent que le papier sur lequel ils sont Ă©crit et nâobligent que ceux qui y sont contraint par la force.
La seule voie pour la paix en Orient: TOUS LES IMPĂRIALISTES GO HOME; MORT au SIONAZISME ISRAĂLIEN de «cette populace rĂ©actionnaire en entier» et Ă TOUS les rĂ©gimes fantoches arabes des pĂ©tromonarchies compradores moyenĂągeuses, aux rĂ©gimes militaires fascistes.
TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE.
L'angle d'approche de l'article est intĂ©ressant mais une donnĂ©e essentielle me paraĂźt manquer dans les exigences que l'auteur prĂȘte Ă l'Iran: il y a en effet un grand manquant dans l'article qui ne s'arrĂȘte que sur les pays du Golfe, c'est la Palestine, et par ricochet, le rĂ©gime sioniste que veut Ă©radiquer l'Iran... il ne me semble pas que cela puisse ĂȘtre ignorĂ© dans les exigences de l'Iran