đâđš Qui sont les terroristes ?
Les âĂ©litesâ sionistes qui dirigent les Ătats occidentaux, prises de panique, s'attaquent Ă leurs opposants & face aux preuves Ă©videntes des crimes israĂ©liennes, ont recours aux mĂ©thodes du fascisme.

đâđš Qui sont les terroristes ?
Par Craig Murray, le 18 octobre 2024
J'ai un aveu Ă vous faire.
Lorsqu'un journaliste fait ce genre de déclaration, cela signifie généralement qu'il va révéler une information dont il espÚre qu'elle le montrera sous un jour favorable, ou qu'elle lui vaudra une certaine justification. Mais j'ai un véritable aveu à faire, concernant une action répréhensible que j'ai commise.
Quelque part au Royaume-Uni, dans les papiers d'un proche dĂ©cĂ©dĂ© que personne n'a eu le cĆur de jeter, dans des boĂźtes en carton de greniers poussiĂ©reux ou au fin fond des classeurs de Jeremy Corbyn, il existe encore quelques copies de milliers de courriers portant ma signature originale.
Ces lettres, rĂ©digĂ©es sur un papier coĂ»teux avec en-tĂȘte impressionnant du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres et du Commonwealth, dĂ©clarent que le gouvernement britannique ne traitera pas avec le CongrĂšs national africain parce que ce dernier est une organisation terroriste.
La plupart d'entre elles déclarent que Nelson Mandela est un terroriste condamné à juste titre pour terrorisme par un tribunal sud-africain à l'issue d'un procÚs libre et équitable.
J'ai vraiment Ă©crit ces milliers de lettres, je ne me suis pas contentĂ© de les signer. Je n'en croyais pas un seul mot et je ne faisais que âmon travailâ de fonctionnaire, mais dans un sens, c'est encore pire.
Je sais donc ce que ressentent actuellement de nombreux fonctionnaires lorsqu'ils mettent en Ćuvre la politique gouvernementale de soutien et de participation active au gĂ©nocide.
Lorsque j'ai rejoint les rangs du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, j'Ă©tais l'un des deux seuls Ă ne pas avoir frĂ©quentĂ© un Ă©tablissement d'enseignement public et le seul Ă ne pas avoir Ă©tudiĂ© Ă l'universitĂ© d'Oxbridge. J'avais Ă©galement la particularitĂ© d'ĂȘtre membre du CND [Campaign for Nuclear Disarmament], des Amis de la Palestine et de divers autres groupes d'activistes.
Je ne pouvais pas ĂȘtre exclu car, au cours des nombreux stages et examens publics, j'avais (Ă Ă©galitĂ© avec deux autres) devancĂ© tous les autres parmi les 80 000 personnes candidates aux examens administratifs de la fonction publique (nous Ă©tions en 1984, avec 3,5 millions de chĂŽmeurs).
Mais les services de sĂ©curitĂ© n'Ă©taient pas satisfaits et ma âsĂ©lectionâ a Ă©tĂ© retardĂ©e. Il s'agit d'un processus trĂšs dĂ©taillĂ© (aujourd'hui le âfiltrage directâ) pour les personnes bĂ©nĂ©ficiant de l'habilitation de sĂ©curitĂ© la plus Ă©levĂ©e. Un officier du ministĂšre de la DĂ©fense, gĂ©nĂ©ralement un militaire Ă la retraite, est chargĂ© d'enquĂȘter sur tout ce qui vous concerne pendant des mois, et notamment d'interroger un grand nombre de vos connaissances.
Ainsi, lorsque j'ai rejoint le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres en septembre 1984, je n'ai pas Ă©tĂ© affectĂ© pendant cinq mois, mais j'ai suivi une formation en langue française Ă temps plein avec trois autres marginaux (dont l'un, je pense, a fait l'objet d'une enquĂȘte supplĂ©mentaire parce que son oncle s'appelait Roger Hollis - agent du MI5 de 1938 Ă 1965, puis son directeur gĂ©nĂ©ral de 1956 Ă 1965. Il a Ă©tĂ© accusĂ© d'ĂȘtre un espion Ă la solde de l'Union soviĂ©tique).
En fin de compte, mon Ă©valuation a Ă©tĂ© remise en question et j'ai Ă©tĂ© convoquĂ© chez le chef du service du personnel. Ils m'ont dit qu'ils avaient dĂ©cidĂ© de m'accorder la certification, mais que j'allais ĂȘtre affectĂ© au bureau de l'Afrique du Sud (politique) afin de vĂ©rifier en direct s'il m'Ă©tait possible de mettre mes opinions politiques de cĂŽtĂ©, et d'exercer mes responsabilitĂ©s en tant que fonctionnaire.
C'est ce que j'ai fait. On se raconte beaucoup de choses pour tenir le coup, principalement que le Royaume-Uni est une démocratie et que les ministres sont tous élus pour définir la politique, et qu'en tant que fonctionnaire, on ne fait que suivre les souhaits des électeurs.
Thatcher était Premier ministre et soutenait ouvertement l'apartheid. Cette réalité est souvent contestée, mais j'en suis le témoin oculaire. Geoffrey Howe était ministre des Affaires étrangÚres et personne n'a jamais pu trop savoir ce qu'il pensait de quoi que ce soit. Les ministres délégués responsables de la politique courante étaient Lynda Chalker et Malcolm Rifkind, tous deux viscéralement opposés à l'apartheid.
Mais c'est Thatcher qui a imposé sa vision en affirmant que Mandela était un terroriste et l'ANC une organisation terroriste, et elle n'en a pas démordu.
Il est difficile aujourd'hui d'expliquer l'intensité des réactions au Royaume-Uni et la vigueur de la campagne anti-apartheid. Des dizaines de lettres arrivaient chaque jour, souvent de la part de députés, et - c'est difficile à croire aujourd'hui - à l'époque, on répondait à chaque lettre point par point, et non avec une réponse générique.
Je rédigeais ces réponses à la main, puis je les confiais aux secrétaires pour qu'elles les tapent à la machine. En 1985, le département a reçu son premier traitement de texte et j'ai pu rédiger quarante formulaires types et sélectionner ceux qui convenaient le mieux. Les réponses de Craig Murray, affirmant que Nelson Mandela est un terroriste, ont été envoyées par milliers.
J'ai participé trÚs activement à la bataille de Whitehall pour faire évoluer la politique, mais c'est une autre histoire que j'ai en partie expliquée auparavant.
Cependant, je voudrais que vous rĂ©flĂ©chissiez tous Ă une question extrĂȘmement importante.
Nous étions à 15 ans de l'adoption de la loi sur le terrorisme de 2000 en 1985. Il n'existait pas encore d'organisation proscrite au titre de la loi sur le terrorisme.
En vertu de la lĂ©gislation actuelle, chacun de ceux qui ont Ă©crit pour soutenir le CongrĂšs national africain ou qui ont fait campagne pour la libĂ©ration de Nelson Mandela aurait Ă©tĂ© susceptible d'ĂȘtre arrĂȘtĂ© en vertu de l'article 12, paragraphe 1, point a), de la loi sur le terrorisme.
C'est le danger de permettre Ă l'Ătat de dicter qui doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un terroriste et de punir ceux qui ne sont pas d'accord avec l'Ătat.
En 1985, la position officielle de l'Ătat britannique qualifiait l'ANC de terroriste, et que l'Afrique du Sud de l'apartheid Ă©tait du bon cĂŽtĂ© de lâhistoire.
En 2024, la position officielle de l'Ătat britannique est que le Hamas et le Hezbollah sont des entitĂ©s terroristes et que l'IsraĂ«l de l'apartheid est du bon cĂŽtĂ© de lâhistoire.
L'Ătat peut se tromper.
Il n'y a donc rien de paradoxal Ă ce que Starmer et Cooper aient interdit au petit-fils de Nelson Mandela d'entrer au Royaume-Uni en tant que âsympathisant du terrorismeâ en raison de son soutien Ă la Palestine. Sur ce point comme sur bien d'autres, Starmer est un fidĂšle de Thatcher.
La diffĂ©rence, quarante ans plus tard, c'est que l'Ătat persĂ©cute dĂ©sormais les citoyens britanniques et les enferme pour avoir osĂ© dire que l'Ătat peut avoir tort.
L'exemple de l'ANC explique pourquoi il est essentiel de ne pas céder à cette pression.
Regardons les choses en face. Comme la plupart des groupes de résistance au colonialisme, l'ANC a été contraint, pour les besoins d'une guerre asymétrique, de mener des actions qui ne se préoccupaient pas de la vie des civils colons, voire les prenait pour cible.
Cela ne les a pas placés du mauvais cÎté de l'histoire. L'Afrique du Sud de l'apartheid était condamnable, tout comme l'Israël de l'apartheid. Les peuples occupés ont, en vertu du droit international, le droit à la résistance armée. Dans ce cadre de lutte légale, les responsables doivent répondre de leurs crimes de guerre.
La loi sur le terrorisme, abusivement instrumentalisée par le lobby israélien pour criminaliser le soutien aux opposants d'Israël, est une législation fondamentalement néfaste.
Elle prĂ©voit littĂ©ralement jusqu'Ă 14 ans de prison si vous âexprimez une opinionâ en faveur d'une organisation interdite.
Il y a 40 ans, elle aurait Ă©tĂ© utilisĂ©e contre la grande majoritĂ© de la population qui âs'exprimaitâ en faveur de l'ANC, officiellement considĂ©rĂ©e comme une organisation terroriste.
Le super sioniste Keir Starmer continue de faire monter la pression sur les soutiens de la Palestine, avec une descente à 6 heures du matin chez le trÚs honorable journaliste Asa Winstanley. Tous ses appareils électroniques et son matériel journalistique ont été saisis.
Les âĂ©litesâ sionistes qui dirigent les Ătats occidentaux, prises de panique, s'en prennent Ă leurs opposants. Alors que leur soutien populaire s'Ă©vapore face aux preuves Ă©videntes des atrocitĂ©s israĂ©liennes, elles ont recours aux mĂ©thodes du fascisme.
https://www.craigmurray.org.uk/archives/2024/10/who-are-the-terrorists/


En France nous avons un petit SS ventre à choux coiffé d'une kippa adoubé par le CRIJF qui a juré devant le parlement de faire trembler les 'antisionistes'....Nous n'avons rien à envier au Royaume-Uni en ce qui concerne le renversement des valeurs...
Je pense mĂȘme que ce que nous Ă©crivons en commentaires Ă ce que nous lisons ici peut-ĂȘtre susceptible de nous faire envoyer au goulag ou au vel d'hiv bientĂŽt....