đâđš Selon lâarmĂ©e, Netanyahu cherche Ă intensifier les conflits pour diffĂ©rer les Ă©lections
Par la rédaction de The Cradle, le 22 août 2026
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche Ă intensifier le gĂ©nocide des Palestiniens Ă Gaza et Ă dĂ©clencher de nouvelles guerres en Asie occidentale pour âperturber ou diffĂ©rerâ les prochaines Ă©lections Ă la Knesset, ont dĂ©clarĂ© des responsables de lâarmĂ©e israĂ©lienne Ă Maariv le 22 aoĂ»t.
Ces responsables, qui ont souhaitĂ© rester anonymes, ont averti que Netanyahu ne veut pas que lâopĂ©ration militaire Ă Gaza prenne fin et quâil risque dâintensifier les attaques contre les Palestiniens pour des raisons politiques Ă lâapproche des Ă©lections.
âNous ne nous engagerons pas dans une nouvelle guerre inutileâ, ont dĂ©clarĂ© les officiers.
Les militaires affirment que lâarmĂ©e, qui compte essentiellement des rĂ©servistes, manque dâeffectifs pour occuper illĂ©galement lâensemble des territoires dans les âzones sĂ©curisĂ©esâ de Gaza, du Liban, de la Syrie et de la Cisjordanie.
Netanyahu fait face à une bataille difficile pour conserver son poste de Premier ministre. Les sondages indiquent que son parti, le Likoud, pourrait perdre un tiers de ses siÚges, a rapporté Reuters la semaine derniÚre.
La popularitĂ© du Likoud sâest effondrĂ©e depuis que la rĂ©sistance palestinienne a lancĂ© lâopĂ©ration Al-Aqsa Flood le 7 octobre 2023.
De nombreux IsraĂ©liens tiennent Netanyahu pour responsable de la prĂ©tendue dĂ©faillance des services du renseignement qui aurait conduit Ă lâattaque ayant entraĂźnĂ© lâactivation de la directive Hannibal Ă plusieurs reprises ce jour-lĂ , causant la mort dâenviron 1 200 soldats et civils israĂ©liens.
Netanyahu et son ministre de la Défense, Israel Katz, ont récemment durci le ton avec la Turquie avant les élections.
Ankara et Tel-Aviv se critiquent souvent ouvertement, tout en coopérant en coulisses.
La Turquie fournit une grande part du pĂ©trole dâIsraĂ«l, importĂ© dâAzerbaĂŻdjan et chargĂ© sur des navires au port de Ceyhan pour ĂȘtre acheminĂ© vers les raffineries israĂ©liennes dâAshkelon et de HaĂŻfa.
Des personnalitĂ©s de lâopposition israĂ©lienne, dont lâancien Premier ministre Ehud Barak et le chef du Parti dĂ©mocrate Yair Golan, ont accusĂ© Netanyahu de provoquer dĂ©libĂ©rĂ©ment une recrudescence des tensions avec Ankara Ă des fins politiques.
âISRAĂL A FAILLI DĂCLENCHER UNE GUERRE AVEC LA TURQUIE, ET PERSONNE, PAS MĂME TRUMP, NE LâA VU VENIR...
âLa frappe israĂ©lienne en Syrie a failli dĂ©clencher une guerre avec la Turquie, et lâenvoyĂ© spĂ©cial de Trump vient de me livrer un rĂ©cit extraordinaire de la façon dont cela sâest passĂ©
âSelon lâambassadeur Tom Barrack, IsraĂ«l a reçu des renseignements suggĂ©rant que la Turquie pourrait ĂȘtre en train de dĂ©ployer des moyens militaires sur une base aĂ©rienne syrienne.
âWashington a vĂ©rifiĂ© et confirmĂ© que CE NâĂTAIT PAS le cas.
âLa prĂ©occupation a Ă©tĂ© communiquĂ©e, les renseignements ont Ă©tĂ© examinĂ©s, et la Syrie a cru que la question Ă©tait traitĂ©e par voie diplomatique, notamment grĂące Ă une discussion de deux heures en coulisses entre le ministre syrien des Affaires Ă©trangĂšres et le chef du Mossad.
âPuis des avions de chasse sont tout de mĂȘme apparus, et IsraĂ«l a frappĂ© les pistes sans en avertir ni Washington ni la Turquie.
âCâest lĂ que cet incident a fait dâune simple frappe israĂ©lienne contre la Syrie un Ă©vĂ©nement potentiellement bien plus dangereux.
âLa Turquie a vu les avions approcher et, ignorant leur intention ou leur cible, a commencĂ© Ă envisager la possibilitĂ© de devoir faire dĂ©coller ses propres avions de chasse.
âCela aurait pu dĂ©clencher une confrontation militaire directe entre deux des partenaires rĂ©gionaux les plus importants des Ătats-Unis, dont lâun est membre de lâOTAN.
âInterrogĂ© sur les raisons dâune telle prise de risque par IsraĂ«l, lâambassadeur Barrack a avancĂ© deux hypothĂšses.
âLa premiĂšre serait une rupture catastrophique de la communication entre le Mossad, les Forces de dĂ©fense israĂ©liennes (FDI) et le cabinet de Netanyahu.
âLâautre ? âLes IsraĂ©liens provoquaient les Turcsâ.
âJe parie sur cette derniĂšre hypothĂšseâŠ
âDerriĂšre tout cela se cache un enjeu stratĂ©gique encore plus vaste.
âBarrack affirme quâIsraĂ«l souhaite une Syrie exempte de systĂšmes militaires susceptibles dâentraver son accĂšs Ă lâIran, dĂ©crivant lâespace aĂ©rien syrien comme offrant Ă IsraĂ«l une âvue dĂ©gagĂ©e sur lâIranâ.
âLa Turquie, quant Ă elle, sâimplante de plus en plus fermement tant militairement que politiquement dans la nouvelle Syrie. Ce nâĂ©tait donc pas une frappe aĂ©rienne de plus.
âVoici ce qui se dessine dans le Moyen-Orient post Assad : la Turquie veut contribuer Ă la reconstruction et la sĂ©curisation de la nouvelle Syrie. IsraĂ«l veut sâassurer que la Syrie ne puisse jamais entraver sa libertĂ© de frapper lâIran.
âPendant quelques instants extrĂȘmement dangereux, ces deux ambitions ont bien failli entrer en conflit.
âLa prochaine fois, les esprits les plus pondĂ©rĂ©s ne seront peut-ĂȘtre pas les premiers Ă intervenirâ.
Mardi, IsraĂ«l a bombardĂ© la base aĂ©rienne militaire dâAbu al-Duhur, dans le nord de la Syrie, affirmant que la Turquie y aurait dĂ©ployĂ© des troupes.
âNous ne tolĂ©rerons pas que lâarmĂ©e turque Ă©tablisse des positions vers le sud, car elles reprĂ©sentent une menace pour nousâ,
a averti le Premier ministre israélien.
Huit frappes israĂ©liennes ont visĂ© la piste de lâaĂ©roport et un entrepĂŽt, selon la tĂ©lĂ©vision dâĂtat syrienne. Aucun blessĂ© nâa Ă©tĂ© rapportĂ©.
Lors de conversations tĂ©lĂ©phoniques menĂ©es quelques jours avant lâattaque, le ministre syrien des Affaires Ă©trangĂšres et ancien membre dâAl-QaĂŻda, Assad al-Shaibani, a assurĂ© Ă Roman Goffman, patron du Mossad, de lâabsence de prĂ©sence turque sur la base.
Depuis la destitution de Bachar al-Assad en 2024, le nouveau gouvernement syrien, dirigĂ© par lâancien fondateur dâAl-QaĂŻda en Syrie, Ahmad al-Sharaa, a engagĂ© des pourparlers avec IsraĂ«l pour tenter de conclure des accords de sĂ©curitĂ©.
Sharaa a assurĂ© quâil ne sâopposera pas militairement Ă IsraĂ«l sur lâoccupation de nouveaux territoires syriens et les raids quotidiens des troupes israĂ©liennes dans le sud de la Syrie depuis son accession au pouvoir grĂące au soutien massif des Ătats-Unis, de la Turquie et dâIsraĂ«l.
Traduit par Spirit of Free Speech






