đâđš Tout peut vriller Ă partir de fin septembre
Par Pepe Escobar, le 29 septembre 2026
PĂ©riode de danger extrĂȘme : du 30 septembre au 3 novembre. LâAsie occidentale est sur le point de sâembraser.
Le prĂ©sident sociopathe des Ătats-Unis a complĂštement ignorĂ© la proposition chinoise pour mettre fin au drame iranien, prĂ©sentĂ©e en personne Ă la Maison Blanche par le prĂ©sident Xi Jinping jeudi dernier.
En substance, Xi a dit Ă Trump que lâissue du problĂšme se trouve sous son nez : revenir Ă lâaccord mort-nĂ©, le protocole dâaccord (MoU), signĂ© puis torpillĂ© par Trump. La Chine, a dĂ©clarĂ© Xi, est prĂȘte Ă soutenir pleinement ce rĂ©tablissement de la voie diplomatique.
Comme on pouvait sây attendre, le sociopathe a non seulement rejetĂ© lâoffre de Xi, mais aussi la proposition iranienne en sept Ă©tapes prĂ©sentĂ©e par le ministre des Affaires Ă©trangĂšres Araghchi Ă New York, prĂ©voyant un retour progressif aux nĂ©gociations.
Cette combinaison doit en rĂ©alitĂ© ĂȘtre vue comme une proposition sino-iranienne, comportant un ensemble de modalitĂ©s dĂ©finitives, peaufinĂ©es par Araghchi et Wang Yi lors de deux rĂ©unions successives, au sommet des BRICS Ă New Delhi puis Ă PĂ©kin.
Trump a non seulement rejetĂ© lâoffre de paix, mais sâest Ă©galement vantĂ© â sous les rires du monde entier â que les Ătats-Unis exercent un âcontrĂŽle totalâ sur le âdĂ©troit Trumpâ.
Le mĂ©pris de Trump a profondĂ©ment irritĂ© tant Wang Yi que le prĂ©sident Xi. Dans la culture asiatique, le rejet dâune recommandation officiellement formulĂ©e par les plus hautes instances gouvernementales Ă©quivaut Ă la pire des humiliations.
Il faut donc sâattendre Ă ce que la riposte chinoise soit aussi efficace quâun Ă©cheveau de soie imprĂ©gnĂ© de poison. PĂ©kin soutiendra dĂ©sormais TĂ©hĂ©ran avec encore plus de dĂ©termination, et ce Ă plus dâun titre.
Le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI), pour sa part, a rĂ©agi en verrouillant plus Ă©troitement encore le dĂ©troit dâOrmuz. En lâespace de 48 heures, lâIran a frappĂ© pas moins de 19 pĂ©troliers qui tentaient de traverser sans respecter les procĂ©dures de la marine du CGRI et de la PGSA, tarifs compris.
Ce qui a donnĂ© lieu Ă une blague virale dans toute lâAsie occidentale, invitant Ă dire Ă Trump qui est le âgrand patronâ du dĂ©troit.
TĂ©hĂ©ran a jouĂ© ses cartes diplomatiques Ă New York avec une extrĂȘme finesse. Non seulement ils ont contraint le nĂ©o-Crassus/nĂ©o-Caligula/Goldfinger Ă rejeter publiquement une offre de paix, mais ils lâont Ă©galement poussĂ© Ă communiquer son ânouvel appel Ă bombarder lâIranâ aprĂšs les Ă©lections de mi-mandat. Il est dĂ©sormais clair pour la planĂšte entiĂšre que ce sociopathe se moque Ă©perdument de lâavalanche des crises mondiales Ă©conomico-Ă©nergĂ©tiques et alimentaires qui sâaccumulent. En rĂ©alitĂ©, il en est lâinstigateur.
Sâajoute Ă tout cela une prestation sans faille du prĂ©sident Pezeshkian, non seulement Ă la tribune de lâONU, mais aussi lors de la rĂ©union avec les dirigeants des think tanks amĂ©ricains et les rĂ©dacteurs en chef des principaux mĂ©dias dans un hĂŽtel new-yorkais. Pezeshkian a remportĂ© la guerre mĂ©diatique au cĆur mĂȘme de lâantre de lâennemi, un exploit qui restera dans les annales.
Trump ferme la porte ouverte par Téhéran, mais le compte à rebours continue
Le blocus trumpien du dĂ©troit dâOrmuz fuit comme jamais. Les tankers saoudiens et irakiens acheminent dâĂ©normes quantitĂ©s de pĂ©trole â des tonnes de âpĂ©tro-yuanâ changent de mains. La contrebande est monnaie courante, mĂȘme dans le couloir omanais thĂ©oriquement contrĂŽlĂ© par les Ătats-Unis â le pĂ©trole iranien transitant aussi bien par des navires officiels que par ceux des âpĂ©tro-cheikhsâ opĂ©rants dans lâombre.
Personne ne surpasse les Perses en matiĂšre de contrebande et de stratagĂšmes de survie aprĂšs 47 annĂ©es de sanctions. Tous ces facteurs fidĂ©lisent les clients du secteur Ă©nergĂ©tique comme la Chine, lâAsie du Sud-Est et mĂȘme la CorĂ©e du Sud.
Ce mercredi, le dĂ©lai de 45 jours fixĂ© par TĂ©hĂ©ran le 16 aoĂ»t pour la fin du blocus naval de Trump arrive Ă Ă©chĂ©ance. Sans quoi⊠Le 30 septembre est Ă©galement la date butoir fixĂ©e par les Irakiens pour le retrait dĂ©finitif des Ătats-Unis dâIrak.
Et ceci coĂŻncide avec le rĂ©cent dĂ©lai de 4 Ă 5 jours fixĂ© par Mohsen Rezaee, secrĂ©taire du Conseil suprĂȘme de sĂ©curitĂ© nationale (SNSC) et numĂ©ro deux de facto en Iran, pour que les AmĂ©ricains mettent fin au blocus. Ce dĂ©lai expire demain jeudi.
En bref, alors que Washington a refusé la proposition de Téhéran, le compte à rebours de Téhéran poursuit son cours. Notre chaßne Transition Protocol a obtenu la confirmation que les hauts responsables politiques et les dirigeants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont déjà décidé de la suite des événements.
Ils maintiendront le cap. Et si aucune solution nâest trouvĂ©e selon les conditions exposĂ©es par le prĂ©sident Xi Ă Trump dans le Bureau ovale, TĂ©hĂ©ran est prĂȘt Ă prendre cinq mesures cruciales :
Ătendre le champ de bataille au-delĂ du dĂ©troit dâOrmuz jusquâĂ lâocĂ©an Indien.
Se réserver le droit de frapper tout navire de guerre américain appliquant le blocus.
Collaborer avec Ansarallah pour Ă©tendre le blocus jusquâau dĂ©troit de Bab al-Mandab.
Agir de maniÚre préventive contre tout renforcement militaire jugé menaçant.
Restreindre le trafic aĂ©rien de tout pays sâassociant au blocus aĂ©rien.
Tout est permis. Littéralement.
Pour lâinstant, nous avons donc un avertissement inquiĂ©tant concernant lâocĂ©an Indien, une menace confirmĂ©e contre tous les centres de dĂ©ploiement amĂ©ricains si Washington attaque, et une doctrine de frappe prĂ©ventive officiellement proclamĂ©e.
Ce qui manque encore, câest lâordre de frapper directement les navires amĂ©ricains.
Sur le front aĂ©rien, lâIran misera sur la rĂ©ciprocitĂ© plutĂŽt que sur les missiles.
La position des dirigeants iraniens concernant les sanctions secondaires amĂ©ricaines visant pratiquement tous les aĂ©roports, oĂč quâils se trouvent, accueillant des vols iraniens est trĂšs claire :
âSi nos avions ne dĂ©collent pas, alors les vĂŽtres ne dĂ©colleront pas non plusâ.
VoilĂ ce quâa dĂ©clarĂ© Mohammad Mokhber, conseiller du Guide suprĂȘme. Samedi, Mohsen Rezaee a indiquĂ© que lâIran ne rĂ©pondra pas militairement Ă cette interdiction, mais quâil nĂ©gocie avec les Ătats concernĂ©s et dispose de âmultiples options non militairesâ pour certains aĂ©roports.
Outre les grandes puissances que sont la Chine et la Russie, plusieurs Ătats â dont la Turquie, la Malaisie, le Vietnam, lâOuzbĂ©kistan, le Tadjikistan et le Kazakhstan â ignorent totalement le siĂšge aĂ©rien impĂ©rialiste imposĂ© Ă la Perse.
Reste le cas particulier de lâIrak.
Plusieurs hauts dignitaires religieux à Najaf et Karbala ont ensuite protesté de concert et ont privé de toute légitimité le gouvernement fantoche de Bagdad.
DâĂ©normes manifestations ont Ă©galement secouĂ© Bassorah â la capitale pĂ©troliĂšre de lâIrak oĂč vivent des tribus chiites bĂ©douines armĂ©es jusquâaux dents (dont je garde un excellent souvenir du dĂ©but des annĂ©es 2000). Lâun de leurs cheikhs a donnĂ© 48 heures Ă Bagdad pour mettre fin Ă sa complicitĂ© avec le blocus amĂ©ricain contre lâIran. Il se pourrait donc quâune dĂ©rogation soit finalement accordĂ©e aux vols entre lâIran et Najaf â qui transportent essentiellement des pĂšlerins.
Horloges iranienne et amĂ©ricaine : le risque suprĂȘme
Passons maintenant au front de la mer Rouge.
La âcoalition des volontairesâ dĂ©risoire â composĂ©e des chefs dâĂ©tat-major saoudiens, turcs et pakistanais, rĂ©unis vendredi dernier Ă Riyad en tant que membres de lâAlliance de dĂ©fense de La Mecque â est passĂ©e des discours creux Ă une Ă©ventuelle tentative dâarrangements opĂ©rationnels, mĂȘme si elle nâa pas annoncĂ© de frappes conjointes contre le YĂ©men.
Ansarallah ne tremble pas vraiment dans ses sandales. Les Houthis ont lancĂ© des drones sur Riyad et des missiles sur Khamis Mushait, qualifiant leurs opĂ©rations de ârĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©raleâ en vue dâune montĂ©e en puissance Ă grande Ă©chelle.
Attendez-vous simplement Ă voir dĂ©ferler la tempĂȘte yĂ©mĂ©nite.
Le YĂ©men bouillonne de colĂšre depuis le bombardement des Saoudiens sur un marchĂ© bondĂ© Ă TaĂŻz qui a fait au moins 50 morts et blessĂ©s, dont des femmes et des enfants selon un premier bilan. Cette opĂ©ration a forcĂ©ment bĂ©nĂ©ficiĂ© dâinformations directes et de renseignements, surveillance et reconnaissance (ISR) fournis par le CENTCOM et la secte mortifĂšre.
Selon des sources yĂ©mĂ©nites Ă Sanaa, Ansarallah pourrait ĂȘtre sur le point dâimposer un embargo aĂ©rien Ă lâArabie saoudite. Riyad est dĂ©jĂ en train de sombrer dans un vĂ©ritable bourbier, allant jusquâĂ forcer Google et les satellites occidentaux Ă censurer les preuves de destruction des infrastructures pĂ©troliĂšres et de sites Ă Riyad, Jizan, Abha et Najran.
La probabilitĂ© dâune action significative de lâIran et/ou dâAnsarallah contre les moyens navals amĂ©ricains, les voies maritimes au sens large ou la dĂ©rivation saoudienne vers Yanbu, et ce jusquâĂ la fin de cette semaine, reste donc trĂšs Ă©levĂ©e.
Pourtant, le scénario le plus probable reste une impasse ultra-militarisée qui verra Téhéran envoyer des signaux plutÎt que de lancer des frappes le 30 septembre.
Quoiquâil en soit, la pĂ©riode comprise entre le calendrier iranien et celui de Washington â du 30 septembre au 3 novembre â constitue dĂ©sormais celle du ârisque suprĂȘmeâ.
Les véritables pÎles civilisationnels arabes face aux stupides éleveurs de chameaux
Ce qui nous mĂšne Ă une rĂ©vĂ©lation cruciale provenant dâune source au cĆur mĂȘme de lâalliance stratĂ©gique entre la Chine, le Pakistan et lâIran. Elle a confirmĂ© quâaprĂšs la visite de Xi aux Ătats-Unis, Wang Yi et le ministre pakistanais des Affaires Ă©trangĂšres, Ishaq Dar, ont menĂ© une conversation directe et top secrĂšte.
PĂ©kin laisse tomber Washington et joue dĂ©sormais Ă nouveau sa carte pakistanaise, chargeant ouvertement les plus hautes instances gouvernementales de contenir la crise. Les Pakistanais interviendront donc au nom de PĂ©kin et de TĂ©hĂ©ran auprĂšs de Trump et MbS avant que lâescalade nâatteigne un stade critique cette semaine.
Ce qui est sous-entendu, câest que le Pakistan â personne ne sait oĂč en est la Turquie â ne soutiendra certainement pas lâArabie saoudite dans son offensive prĂ©tendument massive annoncĂ©e contre le YĂ©men.
Ce point a Ă©tĂ© confirmĂ© par une autre source bien informĂ©e Ă Islamabad. Le gouvernement pakistanais a sans doute fait le calcul : aider Ă sauver la maison des Saoud, dĂ©jĂ condamnĂ©e, Ă©quivaudrait Ă enterrer le rĂŽle du Pakistan en tant que mĂ©diateur entre lâIran et les Ătats-Unis comme le protocole dâaccord dâIslamabad.
On ne soulignera jamais assez que, pendant des siĂšcles, Bagdad, Damas, Le Caire et Sanaa ont constituĂ© les vĂ©ritables pĂŽles civilisationnels des Arabes soufis cosmopolites. Rien Ă voir avec ces stupides Ă©leveurs de chameaux qui composent lâĂ©pouvantable maison des Saoud.
Et câest lĂ que se situent les deux impĂ©ratifs catĂ©goriques majeurs de la mafia Epstein.
Ils veulent la destruction de la Perse â ce gĂ©nocide nuclĂ©aire annoncĂ© Ă la tribune de lâONU par le prĂ©sident amĂ©ricain sociopathe. Cet objectif devrait sâaccompagner de la destruction de lâAxe arabe de la RĂ©sistance â au Liban, en Irak et au YĂ©men. Avec dans son sillage celle des pĂ©tro-cheikhs stupides du CCG Ă©galement, car ils seraient encore trop riches, influents et potentiellement imprĂ©visibles une fois lâAxe de la RĂ©sistance anĂ©anti.
DâoĂč la rencontre âsecrĂšteâ du chef de la secte mortifĂšre en Asie occidentale qui sâest rendu dimanche Ă Abu Dhabi Ă bord dâun avion privĂ© pour rencontrer MbZ. Il a passĂ© la journĂ©e entiĂšre aux Ămirats. Aucune fuite nâa filtrĂ© concernant la rencontre. Cet Ă©vĂ©nement fait suite Ă la nouvelle diatribe du chef de la secte mortifĂšre contre lâIran Ă lâONU.
Le YĂ©men et la Perse forment dĂ©sormais un tout indissociable â les deux fronts privilĂ©giĂ©s du théùtre dâopĂ©rations en Asie occidentale. Attention aux consĂ©quences de cette rencontre âsecrĂšteâ entre le chef du culte mortifĂšre et les sionistes arabes. LâAsie occidentale est sur le point de sâembraser jusquâaux cieux.
Traduit par Spirit of Free Speech
https://strategic-culture.su/news/2026/09/29/all-hell-set-to-break-loose-by-the-end-of-september/



Il y a deux guerres, deux fronts, et un gros adversaire dans ces deux conflits, les US et les forces Atlantiques, qui nâont quâun seul objet, dâimposer des situations conflictuelles partout dans le monde, avec le soutien, voire la contrainte imposĂ©e par IsraĂ«l, cet Ă©tat rĂ©cent qui a dĂ©cidĂ© de jouer un rĂŽle guerrier dĂ©cisif dans les dĂ©cisions concernant un contexte mondial. Nous devrions avoir des dirigeants en Europe capables de jouer un rĂŽle essentiel de pacificateur, mais, sous la houlette de personnes corrompues non Ă©lues qui sâoctroient des prĂ©rogatives rĂ©galiennes au sein de lâUE, ma vision de lâexistence de leaders au comportement plus pacifique nâest quâillusion.
Le risque c'est que comme Begin pour assurer sa réélection de fin juin 1981 en faisant bombarder le 7 juin 81 Osirak, centre de recherches nucléaires civiles au sud de Baghad aprÚs un mensonge (prétendue livraison prochaine de plutonium), Netanyahu sortira un gros bobard pour justifier de nouveaux bombardements et/ou sabotages